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| De la fumée s’élève après une frappe aérienne à Hodeïda, au Yémen. |
| Photo : IRNA/VNA/CVN |
Ce responsable, s'exprimant sous couvert de l'anonymat, a précisé que les missiles avaient frappé aux abords du palais Al-Ma'ashiq, dans le quartier de Crater à Aden, où siège le gouvernement yéménite reconnu par la communauté internationale. Des forces de sécurité ont été déployées autour de la zone.
Il a ajouté que les défenses aériennes avaient engagé des drones au-dessus des principales institutions gouvernementales d'Aden à la suite de ces frappes.
On ignore pour l'instant s'il y a eu des victimes ou des dégâts.
Majid al-Nuzaili, porte-parole des forces gouvernementales, a écrit dans un communiqué publié sur la plateforme de réseau social X que les Houthis avaient pris pour cible à la fois l'aéroport international d'Aden et le palais présidentiel.
Le palais Al-Ma'ashiq, un complexe fortement gardé abritant le gouvernement yéménite et sécurisé par des forces soutenues par la coalition dirigée par l'Arabie saoudite, a été la cible d'attaques répétées au cours de la dernière escalade. Le 15 octobre, cinq missiles ont frappé le complexe, tuant cinq personnes et en blessant seize autres.
L'aéroport international d'Aden a également fait l'objet d'attaques répétées ces derniers jours. Mercredi 28 octobre, des explosions ont été signalées près de l'aéroport après que les Houthis eurent averti la population d'évacuer les lieux, affirmant qu'un avion-cargo militaire saoudien qui s'y trouvait transportait des armes.
Vendredi 30 octobre, le porte-parole militaire des Houthis, Yahya Sarea, a écrit dans un communiqué publié sur X que les forces saoudiennes avaient lancé 93 frappes aériennes et missiles au cours des dernières 24 heures à Sanaa et dans plusieurs provinces yéménites. Ces chiffres n'ont pas pu être vérifiés de manière indépendante.
Toujours vendredi 30 octobre, la chaîne de télévision al-Masirah, contrôlée par les Houthis, a rapporté que sept personnes avaient été tuées et qu'un enfant avait été blessé lors de frappes aériennes saoudiennes visant des habitations dans la province de Taïz, dans le Sud-Ouest du Yémen.
Parallèlement, la coalition dirigée par l'Arabie saoudite a annoncé dans des communiqués distincts qu'elle avait intercepté et détruit trois drones et deux missiles visant différentes régions du royaume, notamment la capitale saoudienne Riyad et les régions de La Mecque et de Médine.
M. Sarea a nié avoir mené la moindre attaque en profondeur à l'intérieur de l'Arabie saoudite, contestant les affirmations saoudiennes selon lesquelles des drones auraient été interceptés au-dessus de La Mecque et de Médine. M. Sarea a dit que les Houthis n'avaient "mené aucune opération vers l'intérieur du territoire saoudien" et a qualifié l'interception signalée d'"allégation fabriquée de toutes pièces", sans fournir de preuves supplémentaires.
Ces dernières semaines ont été marquées par une escalade des hostilités transfrontalières entre les deux camps, les frappes saoudiennes ayant touché des zones contrôlées par les Houthis au Yémen et les Houthis ayant lancé des missiles et des drones en direction de l'Arabie saoudite.
Le Yémen est en proie à un conflit depuis fin 2014, date à laquelle les Houthis se sont emparés de la capitale, Sanaa, et d'une grande partie du Nord du pays, ce qui a poussé la coalition dirigée par l'Arabie saoudite à intervenir en 2015 pour soutenir le gouvernement yéménite.
Xinhua/VNA/CVN





