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| Des secouristes sur le site d'une frappe israélienne qui a touché les abords d'un hôpital de Tyr, dans le Sud du Liban, le 1er juin. |
| Photo : AFP/VNA/CVN |
Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, avait plus tôt affirmé que l'armée frapperait Beyrouth en cas de tirs du Hezbollah contre des cibles israéliennes, déclenchant la fuite d'une partie de la population de la capitale libanaise.
Sur son réseau social Truth Social, Donald Trump a indiqué le 1er juin au soir avoir demandé au dirigeant israélien de "ne pas déclencher de raid important sur Beyrouth", et que ce dernier avait accepté.
Le président américain a déclaré que le Hezbollah avait "accepté d'arrêter de tirer sur Israël et ses soldats". "De même, Israël a accepté de cesser de tirer sur eux. Voyons combien de temps cela durera - espérons que ce soit pour TOUJOURS !", a-t-il ajouté.
Le Liban a été entraîné dans le conflit régional le 2 mars, avec une attaque du Hezbollah contre Israël en représailles aux frappes israélo-américaines contre l'Iran. Une trêve est censée être avoir suspendu les combats depuis le 17 avril.
"Les autorités libanaises ont reçu la confirmation de l'acceptation par le Hezbollah de la proposition américaine prévoyant une cessation mutuelle des attaques", indique un communiqué de l'ambassade du Liban aux États-Unis, diffusé par le bureau de la présidence libanaise peu avant une réunion en urgence du Conseil de sécurité sur le Liban à la demande de Paris.
"Dans le cadre de l'arrangement proposé, les frappes israéliennes sur Dahiyeh (la banlieue Sud de Beyrouth) cesseraient en échange de l'engagement du Hezbollah à s'abstenir de lancer des attaques contre Israël, le cadre du cessez-le-feu devant être élargi pour couvrir l'ensemble du territoire libanais", ajoute le texte.
Alors que la diplomatie américaine s'activait, M. Netanyahu avait demandé dans la matinée à l'armée de frapper "des cibles terroristes" dans la banlieue Sud de Beyrouth, bastion du mouvement chiite, arguant des "violations répétées du cessez-le-feu" par le Hezbollah et d'attaques contre les "villes et citoyens" de son pays.
L'armée israélienne a ensuite appelé à l'évacuation de cette zone densément peuplée, tout en intensifiant son offensive terrestre au Liban où elle mène son incursion militaire la plus profonde depuis 26 ans.
"Panique générale"
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| La fumée d'une frappe aérienne israélienne en périphérie de Tyr, dans le Sud du Liban, le 1er juin. |
| Photo : AFP/VNA/CVN |
Accusant Israël de franchir ainsi des "lignes rouges", alors que les négociations patinent pour mettre fin du conflit au Moyen-Orient, l'Iran a de son côté menacé d'ouvrir de "nouveaux fronts", malgré la trêve en vigueur depuis le 8 avril.
Téhéran avait plus tôt réaffirmé conditionner tout accord pour mettre un terme au conflit au Moyen-Orient à un cessez-le-feu au Liban.
Des journalistes de l'AFP ont vu des centaines de familles fuir la banlieue Sud, à pied, à moto ou dans des voitures chargées d'affaires.
Les déclarations israéliennes "ont provoqué une panique générale", a déclaré Hadi, un employé de 24 ans, qui était rentré chez lui à la faveur de la trêve et est reparti.
En milieu de journée, les rues de la banlieue Sud étaient désertes et les magasins fermés, selon un photographe de l'AFP.
L'Union européenne a aussi appelé Israël, qui s'était retiré du Liban en 2000 après 18 ans d'occupation, à y cesser son "escalade militaire", tandis que l'ONU s'affirmait "très inquiète".
Dans un rapport transmis le 1er juin au Conseil de sécurité, le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, a jugé que le maintien d'une présence militaire de l'ONU au Liban après le départ de la force actuelle de maintien de la paix (Finul) fin 2026 sera "nécessaire".
Sur le terrain le 1er juin, les hostilités se sont poursuivies.
Le Hezbollah a revendiqué des attaques aux missiles contre des objectifs militaires dans le Nord d'Israël et l'armée israélienne a frappé plus de 40 localités dans le Sud, notamment à Tyr près d'un hôpital, faisant des dégâts et plusieurs blessés, selon l'Agence nationale d'information (ANI, officielle).
"Agression féroce"
Dénonçant une "agression féroce" du pays voisin, le président Joseph Aoun a cependant affirmé que les négociations entre les deux pays, auxquelles s'oppose le Hezbollah, et dont une quatrième session doit se tenir les 2 et 3 juin à Washington, restaient "le seul moyen de mettre fin au conflit".
Depuis le 2 mars, plus de 3.412 personnes ont été tuées au Liban et plus d'un million déplacées, selon Beyrouth. Le bilan est de 26 morts côté israélien, 25 soldats et un contractuel civil.
L'armée israélienne s'est emparée le 31 mai de la forteresse médiévale stratégique de Beaufort, surplombant le Sud du Liban et une partie du Nord d'Israël, dont les troupes israéliennes avaient fait une base avant leur retrait en 2000.
AFP/VNA/CVN




