>> La première phase de l'ouverture du détroit d'Ormuz inclura la levée du blocus américain
>> L'Iran exige le retrait des États-Unis et la levée de leur blocus pour rouvrir le détroit d'Ormuz
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| Sur la place Enghelab de Téhéran, le 26 mai. |
| Photo : AFP/VNA/CVN |
Quatre drones d'attaque qui représentaient une "menace autour du détroit d'Ormuz" ont été abattus, a affirmé un responsable américain sous couvert d'anonymat, ajoutant que l'armée américaine avait aussi frappé "une station de contrôle au sol à Bandar Abbas qui menaçait de lancer un cinquième drone."
"Ces actions étaient mesurées, uniquement défensives et menées avec l'intention de maintenir le cessez-le-feu", a-t-il affirmé.
Les médias iraniens avaient auparavant rapporté trois fortes explosions près de Bandar Abbas, ville portuaire sur le détroit stratégique d'Ormuz, vers 01h30 le 28 mai (22h00 GMT le 27 mai).
En représailles, les Gardiens de la Révolution iraniens ont annoncé le 28 mai avoir visé une base américaine. Ils n'ont pas précisé laquelle, mais de son côté, l'armée koweïtienne a annoncé le 28 mai faire face à "des attaques menées par des missiles et des drones".
Les forces iraniennes ont par ailleurs effectué des tirs de semonce à l'intention de quatre navires qui tentaient de franchir le détroit d'Ormuz, a indiqué le 28 mai la télévision d'État (Irib), sans fournir de détails sur le type de navires ni sur leur nationalité.
Ces incidents sont les plus sérieux depuis la trêve entrée en vigueur depuis le 8 avril, après plus d'un mois de frappes israélo-américaines qui ont fait des milliers de morts.
Frappes au Liban
Bombardements et combats se poursuivent par ailleurs au Liban, malgré un autre cessez-le-feu théoriquement en vigueur depuis le 17 avril.
L'armée israélienne a annoncé le 28 mai avoir frappé des cibles du mouvement chiite Hezbollah à Tyr, dans le Sud du pays, un jour après avoir averti qu'elle considérait comme une "zone de combat" tout le territoire situé au sud du Zahrani, fleuve s'écoulant à une quarantaine de kilomètres au nord de la frontière entre Israël et le Liban.
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| Bombardement israélien à Nabatieh, dans le Sud du Liban, le 27 mai. |
| Photo : AFP/VNA/CVN |
Les négociations entre l'Iran et les États-Unis pour mettre un terme au conflit sont laborieuses, et le détroit d'Ormuz reste verrouillé par l'Iran, ce qui a renchéri l'or noir et fait vaciller l'économie mondiale.
Le 27 mai, le président américain Donald Trump a une nouvelle fois agité la menace d'une reprise des hostilités.
L'Iran "veut vraiment conclure un accord. Ils n'y sont pas encore. Nous ne sommes pas satisfaits mais nous finirons par l'être (...). Ou alors nous devrons simplement finir le travail", a-t-il dit.
Dans les échanges matinaux le 28 mai en Asie, le baril de Brent de la mer du Nord, principale référence internationale, progressait de près de 2% pour s'établir à 96,13 dollars, tandis que le West Texas Intermediate (WTI), référence américaine du pétrole brut, gagnait 1,75 % à 90,23 dollars le baril.
En Iran, l'accès à internet a été en partie rétabli après une coupure de près de trois mois. Les connexions restent erratiques, les données mobiles étant encore largement coupées, de nombreux sites filtrés et des services de messagerie difficilement accessibles.
L'Iran a affirmé être en train de finaliser un accord-cadre en 14 points avec les États-Unis, donnant la priorité à la fin du conflit "sur tous les fronts", y compris au Liban.
"Le projet d'accord-cadre (...) est une totale invention", a réagi la Maison Blanche.
Selon la télévision iranienne, le protocole en discussion prévoit notamment un engagement des États-Unis à lever leur blocus des ports iraniens en contrepartie du rétablissement du trafic commercial dans le détroit d'Ormuz, par où transite en temps normal un cinquième du pétrole brut et du gaz naturel liquéfié consommés dans le monde.
Le 27 mai, le Trésor américain a annoncé des sanctions à l'encontre de l'Autorité iranienne du détroit du golfe Persique, la nouvelle agence de Téhéran chargée de percevoir les droits de passage à Ormuz.
Téhéran cherche aussi à obtenir le déblocage de 24 milliards d'avoirs gelés à l'étranger, "avec mise à disposition de la moitié dès l'annonce du protocole d'accord", selon l'agence iranienne Isna.
C'est un des principaux points de contentieux, aux côtés du volet nucléaire que l'Iran souhaite aborder dans un second temps.
AFP/VNA/CVN




