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| De gauche à droite, les candidats à la présidence en Colombie Ivan Cepeda, Paloma Valencia et Abelardo de la Espriella. |
| Photo : AFP/VNA/CVN |
Le pays sud-américain connaît sa pire flambée de violence depuis la signature de l'accord de paix avec la guérilla des Farc en 2016. De nombreux dirigeants communautaires ont été assassinés, des civils ont péri dans des attentats et un prétendant à la présidence a été tué.
Les favoris du scrutin s'affrontent sur la direction à prendre pour venir à bout du conflit armé interne vieux de six décennies: continuer à négocier la paix avec les groupes armés qui ont prospéré ces dernières années, ou bien utiliser la force pour venir à bout des guérillas, ex-paramilitaires et cartels.
La Constitution interdit à Gustavo Petro, premier dirigeant de gauche de l'histoire du pays, de briguer un second mandat. Mais malgré son absence sur les bulletins, "la campagne tourne autour de Petro", relève Yann Basset, professeur de sciences politiques à l'université du Rosario de Bogota, interrogé par l'AFP.
Ce dirigeant clivant jouit d'une forte popularité parmi les classes populaires après avoir réduit la pauvreté, le chômage, augmenté le salaire minimum et élargi les programmes sociaux dans l'un des pays les plus inégalitaires au monde. Sa politique, sécuritaire notamment, est néanmoins vilipendée par l'opposition.
Les sondages placent son dauphin, le sénateur de gauche Ivan Cepeda, 63 ans, en tête du premier tour. Ce philosophe et défenseur des droits de l'Homme mise sur la poursuite des réformes sociales et des infructueuses négociations de paix avec les groupes armés.
Sur ses talons, Abelardo de la Espriella, un avocat millionnaire excentrique de 47 ans qui se fait appeler "Le Tigre" et gratifie ses supporters d'un salut militaire, promet la mort ou la prison pour les membres des organisations criminelles.
Tous deux pourraient se retrouver au second tour le 21 juin.
Une autre candidate de droite est également dans le trio de tête, selon les enquêtes d'opinion: Paloma Valencia, sénatrice de 50 ans adoubée par le puissant ex-président conservateur Alvaro Uribe (2002-2010). Elle prône un recours accru aux forces de l'ordre et jure de "mettre fin à la paix totale pour imposer la sécurité totale".
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| Des partisans du candidat de gauche à l'élection présidentielle colombienne Ivan Cepeda, le 29 mai 2026 à Bogota. |
| Photo : AFP/VNA/CVN |
Maria Eugenia Motato, femme au foyer de 57 ans vivant à Suarez, dans le sud-ouest du pays sous le contrôle de guérillas et de narcotrafiquants, souhaite un président qui "nous aide (...) à avoir un peu de tranquillité, un peu de paix, parce qu'en l'état actuel des choses, nous sommes très nerveux", confie-t-elle à l'AFP.
Le Conseil national électoral (CNE) a tenu à rassurer sur la tenue de la présidentielle dans ce climat de violences. En Colombie, "les organisations criminelles décrètent unilatéralement, avant les élections, un cessez-le-feu pour que le scrutin se déroule calmement", a souligné auprès de l'AFP le magistrat Alvaro Echeverry.
Les bureaux de vote ouvrent de 08H00 heure locale (13H00 GMT) à 16H00 (21H00 GMT). Les résultats sont attendus quelques heures après la clôture.
AFP/VNA/CVN




