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| Des panaches de fumée s'élèvent dans le ciel de Beyrouth au Liban, le 2 mars. |
| Photo : AFP/VNA/CVN |
Téhéran, qui a continué de viser les pays du Golfe, où se trouvent plusieurs bases américaines, a promis une "longue guerre" et les États-Unis, qui n'ont pas écarté une possible opération militaire terrestre, ont assuré être prêts à aller "aussi loin que nécessaire".
Le point sur les derniers développements :
Explosions à Ryad
Deux fortes explosions ont été entendues tôt mardi 3 mars par des témoins dans le quartier diplomatique de la capitale saoudienne Ryad, qui accueille de nombreuses ambassades dont celle des États-Unis.
Israël frappe le Hezbollah à Beyrouth
L'armée israélienne a dit mardi 3 mars continuer à frapper des cibles du Hezbollah à Beyrouth. La chaîne de télévision Al-Manar, affiliée au groupe armé pro-iranien, a annoncé dans la foulée que ses locaux la capitale libanaise avaient été bombardés.
Israël riposte à une attaque du Hezbollah, qualifiée par ce dernier d'"acte défensif" après plus d'un an de frappes israéliennes liées à la tension à Gaza. "Toutes les options sont sur la table", y compris une éventuelle offensive terrestre au Liban, selon Israël.
Washington exhorte ses ressortissants à partir
Les États-Unis ont appelé leurs ressortissants présents dans quatorze pays de la région dont Israël, l'Égypte, les Émirats arabes unis et l'Arabie saoudite "à partir maintenant" par voie commerciale.
Israël frappe la télévision publique à Téhéran
De puissantes explosions ont été entendues mardi 3 mars dans plusieurs quartiers de Téhéran par des journalistes de l'AFP. L'armée israélienne a assuré avoir "frappé et démantelé" le siège de la radio-TV publique à Téhéran. Cette dernière a fait état d'explosions près de ses locaux mais a dit continuer à émettre.
Pertes américaines
Six militaires américains ont été tués depuis le début de la tension avec l'Iran, a annoncé l'armée américaine. Son précédent bilan faisait état de quatre morts.
Une attaque préventive, selon Washington
D'après le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio, les États-Unis ont attaqué l'Iran après qu'il était devenu évident qu'Israël prévoyait de frapper en premier, rendant nécessaire de paralyser la capacité de Téhéran à riposter contre les intérêts américains dans la région.
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| Un pompier présent sur les décombres d'immeubles résidentiels à Téhéran, le 2 mars. |
| Photo : AFP/VNA/CVN |
Selon l'armée, les États-Unis ont frappé plus de 1.250 cibles dont des centres de commandement, de missiles balistiques et des sous-marins dans les premières 48 heures du conflit.
Menace contre des navires
Un responsable iranien a menacé lundi 2 mars de "brûler tout navire" tentant de franchir le détroit d'Ormuz", passage stratégique pour le commerce pétrolier mondial où la navigation est aujourd'hui paralysée.
Les Gardiens de la Révolution avaient affirmé plus tôt avoir attaqué dans le détroit un pétrolier présenté comme lié aux États-Unis.
Site nucléaire iranien
L'Iran a accusé lundi 2 mars Israël et les États-Unis d'avoir attaqué dimanche 1er mars le site nucléaire de Natanz, déjà ciblé par des bombardements américains en juin 2025.
L'agence des Nations unies pour l'énergie nucléaire (AIEA) avait indiqué plus tôt qu'il n'y avait "pas d'indication" que des installations nucléaires iraniennes aient été touchées depuis samedi.
"Longue guerre"
Téhéran a assuré être "prêt pour une longue guerre", rejetant toute négociation avec Washington.
Et après la mort samedi 28 février dans une frappe du guide suprême Ali Khamenei, les États-Unis ne seront "plus en sécurité nulle part dans le monde", selon les Gardiens de la Révolution.
Ils ont affirmé avoir visé depuis le début du conflit plus de 500 cibles liées aux États-Unis et Israël.
Trump n'écarte pas une opération terrestre
Donald Trump a dit qu'il n'hésiterait pas à envoyer des troupes américaines au sol en Iran "si c'était nécessaire".
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| Des personnes se mettant à l'abri à Bet Shemesh en Israël, le 2 mars. |
| Photo : AFP/VNA/CVN |
Le président américain a aussi affirmé que le plus fort de l'offensive était à venir et que le pays avait les "capacités" pour un conflit durant "bien plus longtemps" que 4 ou 5 semaines. "Nous n'avons même pas encore commencé à les frapper fort", a-t-il dit.
Bilan en Iran
Le Croissant-Rouge iranien a affirmé lundi 2 mars que 555 personnes avaient été tuées à travers l'Iran depuis le début des frappes israélo-américaines samedi 28 février.
Des missiles sur Israël...
L'Iran a déclaré lundi 2 mars avoir lancé un barrage de missiles sur Tel-Aviv, Haïfa et Jérusalem-Est puis annoncé de nouvelles frappes à la mi-journée. Israël a prolongé lundi 2 mars la fermeture de ses écoles et lieux de travail jusqu'au 7 mars.
... et dans le Golfe
Le Qatar a dit avoir intercepté deux missiles balistiques. Les Émirats arabes unis ont fait état d'une attaque de drone ayant provoqué un incendie sur un site de stockage de carburant. Téhéran a toutefois assuré n'avoir "aucune hostilité" envers ses voisins.
Secousses économiques
Les conséquences du conflit sur l'économie mondiale et le commerce se sont un peu plus matérialisées lundi 2 mars avec l'envolée des prix du pétrole et du gaz.
Ciblé par des attaques iraniennes, Qatar Energy a annoncé le gel de sa production de gaz naturel liquéfié (GNL), faisant flamber le cours du gaz européen de plus de 39%. Air France a annoncé prolonger la suspension de sa desserte du Moyen-Orient jusqu'à jeudi inclus.
AFP/VNA/CVN





