>> Pakistan : attentat-suicide dans une mosquée chiite, au moins 31 morts et 170 blessés
>> Nigeria : 23 morts et plus de 100 blessés dans plusieurs attentats-suicides
>> Attentat déjoué contre Bank of America à Paris : deux nouvelles interpellations
![]() |
| Sur les lieux d'un attentat à la bombe meurtrier, dans le département du Cauca (Sud-Ouest), en Colombie, le 25 avril. |
| Photo : AFP/VNA/CVN |
"À l'heure actuelle, nous dénombrons 14 morts et plus de 38 blessés, dont 5 mineurs. Un engin explosif a été déclenché", a déclaré sur X le gouverneur du département du Cauca, Octavio Guzmán.
Il a également publié une vidéo montrant les victimes gisant au sol et des véhicules détruits après l'attaque.
Sur d'autres vidéos diffusées sur les réseaux sociaux, d'importants dégâts sont visibles et des témoins assurent que le souffle de l'explosion les a projetés sur plusieurs mètres.
"Ceux qui ont commis cet attentat et tué (...) sont des terroristes, des fascistes et des trafiquants de drogue", a dénoncé sur X le président Gustavo Petro.
"Je veux les meilleurs soldats pour les affronter", a-t-il ajouté, accusant le chef de la principale dissidence des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc), Ivan Mordisco, qu'il a souvent comparé au défunt baron de la drogue Pablo Escobar.
Cet attentat intervient dans un contexte de tensions avant le premier tour de l'élection présidentielle du 31 mai, pour laquelle la sécurité est l'un des thèmes centraux.
Vendredi 24 avril, un attentat contre une base militaire a fait un mort à Cali (Sud-Ouest), la troisième ville du pays, et a marqué le début d'une série d'attaques dans les régions de la Vallée du Cauca et du Cauca, fief de la dissidence des Farc sous le contrôle de Mordisco.
Au cours des deux derniers jours, 26 attaques ont été recensées dans ces deux départements, selon Hugo López, commandant des forces armées.
Le ministre de la Défense, Pedro Sánchez, a assuré samedi 25 avril que la présence militaire et policière serait renforcée dans la zone.
Après une année à essayer de négocier un accord de paix avec Mordisco, le président Petro a opté pour une guerre frontale avec le guérillero, devenu l'homme le plus recherché de Colombie, avec une récompense d'environ un million de dollars offerte pour toute information conduisant à sa capture.
Premier président de gauche de la Colombie, Gustavo Petro, élu en 2022, va quitter le pouvoir après l'élection présidentielle prévue fin mai. Il a tenté en vain de négocier avec les groupes armés qui se sont renforcés sous son mandat.
Cette dernière vague d'attentats dans la région de Cali exacerbe le climat de tension à l'approche de la présidentielle du 31 mai, où la sécurité est l'un des thèmes centraux depuis l'assassinat du candidat de droite Miguel Uribe, abattu lors d'un meeting en juin 2025.
Le dauphin politique du président Petro, le sénateur Iván Cepeda, est donné favori, suivi par les candidats de droite Abelardo de la Espriella et Paloma Valencia, selon les sondages. Tous trois ont dénoncé des menaces de mort et bénéficient de dispositifs de sécurité renforcés.
En Colombie, il est courant que des groupes armés, qui se financent par des activités illégales telles que le trafic de drogue, l'exploitation minière et l'extorsion, tentent d'exercer une pression violente sur les élections, locales et nationales.
AFP/VNA/CVN



