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| Le ministre nigérien des Affaires étrangères, Bakary Yaou Sangaré. |
| Photo : AFP/VNA/CVN |
Les États Unis avaient suspendu une grande partie de leur aide au développement et de leur coopération militaire après l'arrivée au pouvoir par la force de régimes militaires dans ces trois pays sahéliens entre 2020 et 2023. Le Niger avait de son côté exigé et obtenu en septembre 2024 le départ des soldats américains engagés dans la lutte antijihadiste.
Mais depuis le retour au pouvoir du président américain Donald Trump début 2025, les États-Unis affichent une nouvelle approche : "faire de la diplomatie commerciale un axe central" de leur engagement en Afrique.
Vendredi 13 mars, le haut responsable du bureau des Affaires africaines au département d'État américain, Nick Checker, a été reçu à Niamey par le ministre nigérien des Affaires étrangères, Bakary Yaou Sangaré et le premier Ali Mahamane Lamine Zeine.
À Niamey, l'émissaire américain est venu "présenter la nouvelle vision de son pays visant le renforcement des relations bilatérales entre le Niger et les États Unis", précise samedi 14 mars, le ministère nigérien des Affaires Etrangères, dans un communiqué.
"Les échanges se sont déroulés dans un climat de sérénité et de respect mutuel. Les deux parties ont exprimé leur volonté de relancer la coopération sur de nouvelles bases et d'oeuvrer au rétablissement de la confiance", ajoute le ministère.
Parmi les sujets abordés : "la coopération économique et commerciale" ainsi que la lutte contre le terrorisme, selon la même source.
Les échanges devraient se poursuivre "dans le respect de la souveraineté nationale et des priorités définies d'un commun accord", ajoute le ministère.
Avant le Niger, Nick Checker s'était rendu au Mali début février et au Burkina Faso cette semaine, là aussi pour relancer la coopération.
Les trois pays sont réunis au sein de l'Alliance des États du Sahel (AES), une confédération qui revendique une politique souverainiste et anti-impérialiste.
Ils sont minés par des violences de groupes jihadistes liés à Al-Qaïda et à l'État islamique qui ont fait des milliers de morts sur de larges pans de leurs territoires et qu'ils ont du mal à endiguer.
AFP/VNA/CVN




