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En sa qualité de régulateur de la politique budgétaire, le ministère déploie actuellement un ensemble de mesures coordonnées incluant la réduction des obligations fiscales, le report des délais de paiement, ainsi qu'une simplification drastique des procédures administratives et une numérisation accrue de la gestion. Cette stratégie ne se limite pas à un soutien à l’immédiat mais vise prioritairement à abaisser les coûts d'exploitation et à libérer des ressources financières pour bâtir les fondations d'une croissance durable à long terme.
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| Des citoyens et des entreprises procèdent aux formalités administratives au Service des impôts de la région IV, à Hung Yên. |
| Photo : VNA/CVN |
La réforme de la fiscalité directe constitue le fer de lance de ce programme, avec une approche privilégiant désormais la pérennité des flux de trésorerie et l’élargissement de la production des entreprises plutôt que la collecte immédiate de recettes. À cet effet, le ministère des Finances soumet actuellement à l'Assemblée nationale un projet de résolution prévoyant une baisse de 30% de l'impôt sur les sociétés pour les années 2026 et 2027, ciblant spécifiquement les petites structures et les micro-entreprises dont le chiffre d'affaires annuel n'excède pas 10 milliards de dôngs. Selon les projections officielles, cet allègement fiscal devrait réduire environ 6.701 milliards de dôngs (plus de 256 millions de dollars) des recettes budgétaires sur deux ans, une somme qui sera directement réinjectée dans le cycle de production et la consommation des ménages.
Ces efforts sont complétés par le maintien de la réduction de 2% de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA), dont le taux reste fixé à 8% jusqu'à la fin de l'année 2026, ainsi que par des mesures d'exonération sur les carburants. Le bilan des sept premiers mois de l'année 2026 témoigne de l'ampleur de ce soutien étatique, avec un montant total d'exonérations, de réductions et de reports de taxes et redevances atteignant environ 173.600 milliards de dôngs.
Paradoxalement, cette politique de relance n'a pas entamé la solidité des finances publiques, les recettes budgétaires de l'État ayant progressé de 16% sur la même période pour s'établir à plus de 1.834.600 milliards de dôngs.
Parallèlement au volet financier, le gouvernement s'attaque au goulot d'étranglement des coûts de conformité administrative, qui pèsent lourdement sur la réactivité des acteurs économiques. Au cours du premier semestre 2026, le ministère a opéré une réforme radicale ayant permis de supprimer plus de 76% des procédures administratives superflues, réduisant de moitié le temps et les coûts de gestion pour le secteur privé. L'ambition ultime, portée par la direction générale des impôts, est de transiter vers un modèle de gestion fiscale "zero-touch" d'ici 2030, où les systèmes informatiques traiteront automatiquement les obligations fiscales grâce à l'interconnexion des données.
Pour les experts économiques, cet environnement de coûts réduits, de procédures simplifiées et de politiques prévisibles est indispensable pour transformer chaque réduction fiscale en levier d'investissement productif. En simplifiant le quotidien des entrepreneurs et en allégeant leur fardeau financier, la résilience des entreprises deviendra un pilier essentiel à la réalisation de l'objectif de croissance à deux chiffres pour l'année 2026.
VNA/CVN


