>> Dak Lak intensifie la lutte contre la pêche INN
>> Gia Lai renforce la lutte contre la pêche INN grâce à un système d'alerte intelligent
>> Les garde-côtes vietnamiens intensifient la lutte contre la pêche INN pendant le Têt traditionnel
![]() |
| Port de pêche de Lach Hoi dans la province de Thanh Hoa. |
| Photo : Lê Dông/VNA/CVN |
Conscient du caractère urgent de la campagne de retrait du "carton jaune" à l’approche de la cinquième mission d’inspection de la Commission européenne (CE), le ministère a exigé une accélération du calendrier de mise en œuvre des solutions techniques et juridiques.
À cet effet, neuf axes prioritaires de lutte contre la pêche illicite, non déclarée et non réglementée (INN) ont été définis, à mettre en œuvre avant l’arrivée de la délégation d’inspection de la CE au Vietnam, prévue en avril 2026.
Ils portent notamment sur l’achèvement et l’exploitation intégrale des systèmes de gestion des navires de pêche et de leurs activités, le renforcement du contrôle des dispositifs de surveillance des navires (VMS) et des bâtiments de soutien logistique, le traitement définitif des navires dits "trois sans" (sans immatriculation, sans licence et sans contrôle), la répression des cas de violation des eaux étrangères, ainsi que le durcissement des sanctions administratives à l’encontre tant des pêcheurs que des entreprises exportatrices.
Le ministère a chargé le Département des pêches et de la surveillance halieutique d’informer de cette orientation les 28 provinces et villes côtières, afin que les autorités locales puissent anticiper la préparation des infrastructures, des ressources humaines et des actions de formation à destination des pêcheurs. L’instruction est claire : l’ensemble des préparatifs doit être achevé avant le Nouvel An lunaire, pour permettre une mise en service fluide du système dès la mi-février et disposer de données opérationnelles complètes lors des échanges avec la mission d’inspection européenne.
![]() |
| La faisabilité de la tenue du journal de pêche électronique dans le cadre du système de traçabilité des produits halieutiques (eCDT) en conditions réelles en mer constitue l’un des points d’attention majeurs. |
| Photo : Huu Trung/VNA/CVN |
La faisabilité de la tenue du journal de pêche électronique dans le cadre du système de traçabilité des produits halieutiques (eCDT) en conditions réelles en mer constitue l’un des points d’attention majeurs. De nombreux pêcheurs et armateurs redoutent que la perte de couverture des réseaux de télécommunications en haute mer ne les empêche de mettre à jour les données, les exposant ainsi à des sanctions injustifiées.
Pour répondre à ces préoccupations, le ministère a validé une solution technique selon laquelle le système eCDT et la base de données nationale VNFishbase fonctionneront de manière stable aussi bien en mode en ligne qu’hors ligne.
Concrètement, lorsque les navires opèrent dans des zones maritimes éloignées dépourvues de signal, les pêcheurs peuvent continuer à renseigner leur journal de pêche normalement sur l’application. Les données sont stockées temporairement sur l’appareil et synchronisées automatiquement avec le centre de données du Département des pêches et de la surveillance halieutique dès que le navire capte un signal satellitaire ou regagne une zone couverte.
Cette solution permet aux pêcheurs de prolonger leurs campagnes en mer en toute sérénité, tout en respectant la réglementation, sans dépendre entièrement de l’infrastructure réseau.
Parallèlement, les unités techniques sont tenues de concevoir une interface logicielle épurée et conviviale, accessible à tous les pêcheurs. L’application sera publiée sur les plateformes de téléchargement officielles (App Store, Google Play), avec des liens de consultation ouverts, afin de garantir la transparence du dispositif aux yeux des organisations internationales.
Pour les armateurs, l’harmonisation et la dématérialisation des procédures administratives constituent une nécessité urgente afin d’alléger la charge documentaire. Dans la pratique, la gestion des navires de pêche implique actuellement à la fois l’administration des pêches (gestion portuaire) et les gardes-frontières (contrôle des entrées et sorties aux postes de surveillance), ce qui engendre des procédures complexes et redondantes.
Ly Lan - Câm Sa / CVN




