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Une délégation dirigée par le vice-ministre vietnamien de la Défense, le général de corps d’armée Nguyên Van Gâu - également chef adjoint du Comité directeur national pour la recherche, le rassemblement et l’identification des restes de martyrs (Comité directeur 515) - a mené des séances de travail approfondies mercredi 12 août à l’Université de Géorgie ainsi que dans un centre militaire américain de premier plan spécialisé dans la médecine légale.
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| Le vice-ministre vietnamien de la Défense, le général de corps d’armée Nguyên Van Gâu (2e à droite, 1er plan) lors d’une séance de travail à l’Université de Géorgie. |
| Photo : VNA/CVN |
Cette visite a marqué une étape importante dans les efforts du Vietnam pour appliquer des solutions scientifiques et technologiques de pointe à la recherche et à l’identification des restes de soldats tombés au combat.
L’Université de Géorgie a constitué une étape clé de ce déplacement ; elle abrite un modèle de recherche interdisciplinaire de premier plan pour la localisation et l’exhumation de restes humains. Ses équipes de recherche ont développé un écosystème scientifique intégré combinant histoire, anthropologie, archéologie, intelligence artificielle (IA), détection chimique, ADN environnemental (ADNe), télédétection et géophysique. Les experts ont souligné qu’en terrain complexe, aucune technologie unique ne peut relever tous les défis ; il est au contraire nécessaire de conjuguer archives historiques, observations de terrain et capacités informatiques modernes dans le cadre d’une approche intégrée.
Au cours de ces échanges approfondis, la délégation vietnamienne a pu découvrir diverses technologies de pointe, notamment le géoradar (GPR). Afin d’adapter cette technologie aux sols argileux et humides du Vietnam, caractérisés par une forte atténuation du signal, les scientifiques ont intégré des capteurs magnétiques et des algorithmes de traitement d’image permettant de détecter avec plus de précision les perturbations des couches du sol associées à des fosses communes.
La direction de l’université a manifesté un intérêt particulier pour un projet visant à utiliser des technologies de pointe pour aider le Vietnam à rechercher et identifier les restes de martyrs, et a constitué une équipe de scientifiques de premier plan issus des domaines concernés. Au cours des 18 derniers mois, les chercheurs se sont rendus à plusieurs reprises au Vietnam et ont élaboré des solutions complètes et hautement interdisciplinaires. Cette approche est considérée comme potentiellement révolutionnaire, car elle mobilise un éventail plus large d’expertises et de ressources pour atteindre l’objectif ultime : localiser et identifier les restes des soldats disparus.
Le Vietnam s’intéresse tout particulièrement à l’analyse de l’ADN environnemental (ADNe) et à la spectrométrie à plasma pour identifier des restes mélangés, ainsi qu’aux technologies magnétiques et au géoradar. Un système mobile d’analyse de l’ADNe permettrait de détecter des traces biologiques de restes humains directement sur les sites de recherche, évitant ainsi aux équipes d’intervention de procéder à des fouilles de grande envergure inutiles.
L’Université de Géorgie s’est engagée à transférer des technologies, à dispenser des formations de courte durée aux équipes vietnamiennes chargées des recherches et à partager des données cartographiques. Cette coopération internationale élargie devrait permettre d’accélérer le processus de recherche et de vérification, offrant ainsi un nouvel espoir à des milliers de familles de soldats tombés au combat au Vietnam.
Auparavant, la délégation a effectué une visite de terrain et procédé à un échange d’expériences pratiques auprès du système de médecine légale des forces armées (AFMES) dans le Delaware ; elle y a observé le fonctionnement des installations, le système de gestion des données biologiques ainsi que les méthodes de conservation des restes et des prélèvements médico-légaux.
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| Le Vietnam mise sur l’ADN environnemental, la spectrométrie à plasma, les technologies magnétiques et le géoradar pour identifier les restes. |
| Photo : VNA/CVN |
Les discussions ont porté sur les techniques médico-légales de nouvelle génération et la gestion des dossiers au sein du laboratoire d’identification par ADN des forces armées, spécialisé dans l’analyse génétique pour appuyer la recherche et l’identification des militaires décédés.
Lors de la séance de travail, le général de corps d’armée Nguyên Van Gâu a souligné que l’application des avancées scientifiques et technologiques est cruciale pour la mise en œuvre de la politique de reconnaissance du Vietnam envers ceux qui ont sacrifié leur vie pour l’indépendance nationale.
Il a affirmé que les connaissances et les enseignements pratiques tirés de cette visite constitueraient une base importante pour permettre au Comité directeur 515 d’étudier et de recommander des solutions visant à améliorer les procédures d’identification médico-légale militaire au Vietnam. L’adoption proactive des normes internationales en matière de gestion des données et de technologies d’analyse de pointe devrait également permettre une avancée majeure, en renforçant les capacités professionnelles des centres nationaux d’analyse ADN.
La visite de la délégation a non seulement offert l’occasion de découvrir de nouvelles approches dans l’utilisation des technologies modernes, mais a également contribué à améliorer et à normaliser les procédures d’examen médico-légal et d’identification des restes de martyrs au Vietnam.
VNA/CVN




