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| Le service de l’éducation de l’ambassade du Vietnam et des représentants du ministère de l’Éducation et de la Formation en visite de travail à la Queen Mary University of London. |
| Photo : VNA/CVN |
Dans la nouvelle stratégie britannique en matière d’éducation internationale, le Vietnam demeure un marché prioritaire, au même titre que l’Inde, l’Indonésie, le Nigéria et l’Arabie saoudite.
Ce positionnement s’accompagne toutefois d’un changement d’approche significatif : il ne s’agit plus simplement de rechercher un marché pour attirer des étudiants, mais de construire un partenariat.
Selon Dào Thi Hông, première secrétaire chargée de l’éducation et de la gestion des étudiants vietnamiens à l’ambassade du Vietnam au Royaume-Uni, c’est la première fois que le ministère britannique des Affaires étrangères participe à la stratégie aux côtés du ministère de l’Éducation et du ministère des Entreprises et du Commerce. Cette responsabilité partagée montre que l’éducation occupe désormais une place importante dans la politique étrangère du Royaume-Uni.
Dào Thi Hông décrit cette approche comme un modèle reposant sur "trois piliers" : le ministère de l’Éducation veille aux normes de formation, le ministère des Entreprises et du Commerce se concentre sur la croissance, tandis que le ministère des Affaires étrangères fait de l’éducation un instrument de politique extérieure.
Si les six derniers mois n’ont pas suffi aux universités britanniques pour transformer complètement leur mode de fonctionnement, ils ont néanmoins permis de constater une évolution des mentalités, passant d’une "opportunité de marché" à une "opportunité de partenariat". L’éducation n’est plus seulement envisagée comme une exportation de services, mais comme un moyen de construire des relations internationales durables.
Les établissements britanniques abordent désormais le Vietnam avec le soutien du gouvernement, les ambassadeurs jouant un rôle de relais dans la promotion de la coopération, au lieu de laisser chaque université agir seule. Plutôt que de se concentrer sur le recrutement d’étudiants autofinancés, ils privilégient des formes de coopération plus approfondies, telles que l’ouverture de campus, la mise en place de doubles diplômes, le développement des compétences professionnelles et la recherche dans des secteurs stratégiques comme l’intelligence artificielle, les énergies vertes et la biomédecine.
Une coopération axée sur la qualité et les secteurs stratégiques
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| Des représentants de l’Université nationale d’économie (NEU) et de l’Université de l’Ouest de l’Angleterre (UWE Bristol). |
| Photo : VNA/CVN |
La qualité constitue également une priorité : les programmes proposés au Vietnam doivent répondre aux normes d’accréditation britanniques et tendre vers une reconnaissance équivalente des diplômes par le ministère vietnamien de l’Éducation et de la Formation.
Le Royaume-Uni ambitionne par ailleurs de porter ses exportations de services éducatifs à 40 milliards de livres sterling par an d’ici 2030, un objectif qui l’amène à concentrer ses efforts sur des marchés clés, dont le Vietnam.
Le partenariat de 15 ans entre l’Université nationale d’économie (NEU) et l’Université de l’Ouest de l’Angleterre (UWE Bristol) illustre cette évolution. Grâce à leurs programmes de formation conjoints, les deux établissements ont formé plus de 1.180 étudiants et apprenants et développé un écosystème commun de recherche. Leur coopération ne se limite pas à la délivrance de diplômes : elle englobe également la recherche, les publications scientifiques conjointes et la formation doctorale. Dào Thi Hông considère ce partenariat comme "l’un des modèles de coopération éducative les plus réussis et les plus durables" entre les deux pays.
Une tendance se dessine : l’enseignement britannique est de plus en plus accessible au Vietnam. Durant l’année universitaire 2024-2025, quelque 3.725 étudiants vietnamiens sont partis étudier au Royaume-Uni, contre 13.285 personnes ayant suivi des programmes britanniques au Vietnam.
Toutefois, la durée du visa permettant aux diplômés de rester travailler au Royaume-Uni sera ramenée de deux ans à 18 mois pour les titulaires d’une licence ou d’un master déposant leur demande à partir du 1er janvier 2027. Elle restera de trois ans pour les titulaires d’un doctorat. L’attractivité de l’enseignement britannique devra donc reposer avant tout sur la qualité de la formation et les perspectives de carrière.
VNA/CVN



