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| Le programme musical du week-end se déroule à la Maison octogonale du jardin de fleurs Ly Thai Tô, à Hanoï, le 27 septembre. |
| Photo : BTC/CVN |
Plutôt que d’obliger le public à se rendre dans une salle de concert ou de posséder des connaissances préalables du genre, ce programme lui a permis de découvrir le jazz au cours d’une après-midi ordinaire au bord du lac Hoàn Kiêm.
Certains étaient venus spécialement pour la musique, d’autres s’arrêtaient pour écouter une mélodie familière, tandis que les passants pouvaient simplement faire une pause et apprécier la prestation.
Rapprocher le monde du jazz du grand public
Le programme a débuté avec "Hanoi - La foi et l’espoir", du compositeur Phan Nhân, avant de laisser place à une sélection variée d’œuvres de jazz. La pièce lyrique "Estate" de Bruno Martino a apporté une douce touche italienne, suivie par les rythmes entraînants de "Watermelon Man" de Herbie Hancock, plongeant ainsi le public dans la sonorité caractéristique du jazz américain.
Le voyage musical s’est poursuivi avec la riche tradition de la bossa nova brésilienne. Des œuvres d’Antonio Carlos Jobim, telles que "No More Blues", "Desafinado" et "The Girl from Ipanema", ont empli l’espace ouvert autour du lac d’une couleur musicale différente.
Le répertoire comprenait également "On the Sunny Side of the Street" de Jimmy McHugh, "In the Mood" de Joe Garland, "For Sentimental Reasons" de William Best et "I Get a Kick Out of You" de Cole Porter.
La diversité des styles a permis au public de passer naturellement d’une tradition musicale à une autre. Plutôt que de présenter le jazz comme un genre de niche réservé à un public restreint, le programme l’a inscrit dans un cadre public ouvert, permettant à chacun d’écouter, de découvrir et de réagir à la musique à son propre rythme.
Cette accessibilité revêt une importance particulière pour un genre dont le langage fondé sur l’improvisation peut parfois sembler hermétique aux auditeurs qui ne le connaissent pas. Dans ce contexte informel, toutefois, la musique pouvait être appréhendée d’abord par son rythme, sa mélodie et son atmosphère, sans nécessiter de connaissances préalables en matière de jazz.
Le jazz insuffle une voix nouvelle aux mélodies familières de Hanoï
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| L'artiste émérite Quyen Van Minh se produit avec des musiciens du club de jazz Binh Minh. |
| Photo : BTC/CVN |
Ce programme a également permis de rapprocher le jazz du public grâce à des morceaux déjà connus. Les prestations de l’Artiste émérite Quyen Van Minh, des musiciens du Binh Minh Jazz Club ainsi que des chanteuses Thuy Bui et Minh Thu ont offert de nouveaux arrangements et de nouvelles textures à des chansons emblématiques de Hanoï.
La dimension improvisée du jazz a permis aux mélodies de respirer autrement. Tout en conservant leur caractère nostalgique, ces chansons familières ont revêtu une allure plus contemporaine et spontanée, offrant aux auditeurs une nouvelle façon de communier avec une musique indissociable de la capitale.
Parmi les œuvres vietnamiennes figuraient "Hanoi durant la saison sans pluie" du compositeur Truong Quy Hai, "Mon cher Hanoï" du compositeur Phu Quang. Côtoyant des compositions de Bruno Martino, Antônio Carlos Jobim, Herbie Hancock et Cole Porter, ces chansons ont instauré un dialogue musical entre les souvenirs de Hanoï et les traditions du jazz international.
Cette rencontre entre sonorités familières et inédites a constitué l’un des atouts majeurs du programme. Si le jazz international ouvrait une fenêtre sur des cultures musicales au-delà des frontières du Vietnam, les chansons évoquant Hanoï offraient au public local un point d’ancrage émotionnel.
L’expérience a démontré que rapprocher le jazz du public ne signifie pas nécessairement en simplifier la musique. Il s’agit aussi de multiplier les occasions de découverte, en permettant au public d’aborder ce genre musical par le biais de mélodies familières, d’espaces ouverts et d’expériences culturelles informelles.
Le programme s’est achevé sur la vivifiante "Danse de Thang Long", laissant dans son sillage une impression de mouvement et de lien entre la musique, la ville et ses habitants.
Plus largement, cet après-midi a montré comment les activités culturelles dans l’espace public peuvent rendre les expériences artistiques plus accessibles et intégrer diverses formes de musique au quotidien urbain. Un concert ne nécessite pas systématiquement que le public pénètre dans une salle de spectacle ; il peut parfois débuter lorsqu’un passant s’arrête pour écouter.
Cette démarche s’inscrit également dans le programme plus vaste de développement culturel de Hanoï. Le programme d’action N°08-CTr/TU de la ville, adopté pour mettre en œuvre la Résolution N°80-NQ/TW du Politburo sur le développement de la culture vietnamienne, met davantage l’accent sur l’intégration de la culture dans la vie des habitants, l’encouragement de la créativité et l’élargissement de la participation du public aux activités culturelles.
Dans ce contexte, un programme de jazz en plein air peut sembler être une activité culturelle modeste, mais il reflète une ambition plus large : rendre la culture plus accessible et multiplier les occasions pour le public de prendre part à la vie culturelle.
VOV/VNA/CVN





