Dix-sept patrimoines culturels immatériels de l'humanité du Vietnam

Le Vietnam compte désormais dix-sept patrimoines culturels immatériels inscrits par l’UNESCO sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité.

>> Nouvelle inscription à l’UNESCO : l’artisanat de la gravure sur bois de Đông Hồ

>> L'UNESCO inscrit 67 pratiques culturelles au Patrimoine culturel immatériel

>> À Thai Nguyên le then continue de vibrer et se perpétuer

Nhã nhạc est un genre musical royal avec des paroles précieuses accompagnées de danses fastueuses.
Photo : Nhât Anh/VNA/CVN

1. Le nhã nhạc - musique de la cour de Huê (reconnue par l’UNESCO en 2003)

Le nhã nhạc est connue comme la musique de la dynastie des Nguyên. Elle était jouée lors des cérémonies importantes de la cour, comme les rituels Nam Giao, Xa Tac, la cérémonie du couronnement, les félicitations pour la longévité du roi et les cérémonies de réception des ambassadeurs.

Le nhã nhạc est un genre musical royal avec des paroles précieuses accompagnées de danses fastueuses. Elle symbolisait l'éternité du pouvoir royal et la prospérité de la dynastie, c’est pourquoi les dynasties monarchiques ont toujours fait grand cas de cette forme musicale. Selon les annales historiques, cette musique est née sous la dynastie des Ly (1010-1225) et a prospéré jusqu’à la dynastie des Nguyên (1802-1945), la dernière de l’histoire féodale du Vietnam. Le nhã nhạc des Nguyên a été appelée "musique de cour de Huê", car cette dynastie a fixé sa capitale à Huê où elle est restée pendant 143 ans, jusqu’à sa chute en 1945.

C'est le 7 novembre 2013 que cet art a été reconnu par l'UNESCO comme patrimoine oral et immatériel de l'humanité.

L'UNESCO a notamment déclaré : "Le nhã nhạc est un art musical raffiné. Parmi tous les genres de musique traditionnelle vietnamienne, Le nhã nhạc a atteint une dimension nationale. Existant depuis le XIe siècle, c'est sous le règne des Nguyên qu'elle a atteint son niveau le plus élevé."

2. L’espace de la culture des gongs du Tây Nguyên (reconnu par l’UNESCO en 2005)

Les gongs servent aux habitants de moyens de communication au sein de la communauté.
Photo : Sy Huynh/VNA/CVN

L’espace de la culture des gongs du Tây Nguyên s’étend sur les cinq provinces des Hauts plateaux du Centre (Tây Nguyên) que sont Dak Lak, Dak Nông, Gia Lai, Kon Tum et Lâm Dông, et concerne les ethnies Ba Na, Co ho, Ê dê, M’nông, Xê Dang…

Liés étroitement à la vie des habitants de cette région, les gongs leur servent aussi de moyens de communication au sein de la communauté. Ils sont en ce sens considérés comme des instruments sacrés.

Depuis que "l’espace de la culture des gongs" a été inscrit le 25 novembre 2005 par l’UNESCO sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité, sa préservation a obtenu des résultats encourageants, notamment à Lâm Dông. Cette province concentre ses efforts sur l’équipement de gongs, la restauration et l’enseignement de leurs airs traditionnels dans toutes les maisons de la culture. En outre, elle cherche à relancer chaque année deux à quatre fêtes traditionnelles pour maintenir l’espace de représentation des gongs.

3. Le chant populaire quan họ (chants alternés) de Bac Ninh (reconnus par l’UNESCO en 2009)

Quan họ a été reconnu par l'UNESCO comme patrimoine culturel immatériel de l'humanité le 30 septembre 2009.
Photo : Minh Quyêt/VNA/CVN

Le quan họ (chants alternés) est un des symboles de la culture de la contrée de Kinh Bac ainsi que du village de Diêm dépendant du hameau de Viêm Xa, la commune de Hoà Long, ville de Bac Ninh, province septentrionale éponyme. Ces chants sont constitués de couplets interprétés en alternance par deux femmes d’un village qui chantent à l’unisson et auxquelles deux hommes d’un autre village répondent avec des mélodies similaires mais avec des paroles différentes. Les femmes portent traditionnellement des grands chapeaux ronds et des écharpes typiques, tandis que le costume des hommes se compose notamment d’un turban, d’un parapluie et d’une tunique.

Le quan họ représente un sommet de la poésie et de la musique folklorique avec plus de 500 chansons et 213 mélodies distinctes reflétant les coutumes du Kinh Bac.

Cet art populaire a été reconnu par l'UNESCO comme patrimoine culturel immatériel de l'humanité le 30 septembre 2009.

4. Le ca trù - chant des courtisanes (reconnu par l’UNESCO en 2009)

Ca trù est une forme complexe de poésie chantée que l’on trouve dans le Nord du Vietnam.
Photo : Tuyêt Mai/VNA/CVN

Le ca trù est une forme complexe de poésie chantée que l’on trouve dans le Nord du Vietnam et qui utilise des paroles écrites selon des formes poétiques vietnamiennes traditionnelles. Les groupes de ca trù sont composés de trois personnes : une chanteuse qui utilise des techniques respiratoires et le vibrato pour produire des ornementations sonores uniques, tout en jouant des claquettes ou en frappant sur une boîte en bois ; et deux instrumentistes qui l’accompagnent de la sonorité profonde d’un luth à trois cordes et du rythme énergique d’un tambour d’éloge. Certaines représentations de ca trù comprennent également de la danse.

Les diverses formes de ca trù remplissent des fonctions sociales différentes : on distingue notamment les chants de dévotion, les chants de divertissement, les chants interprétés dans les palais royaux et ceux interprétés lors des concours de chant. Le ca trù possède cinquante-six formes musicales ou mélodies différentes, chacune appelée "thể cách". Des artistes populaires transmettent la musique et les poèmes qui composent le ca trù par transmission orale et technique, autrefois au sein de la famille, mais aujourd’hui à toute personne qui souhaite apprendre.

C'est le 1er octobre 2009 que l’UNESCO a inscrit cet art - nécessitant une sauvegarde urgente. -, sur la Liste du patrimoine immatériel.

5. Les fêtes Giong des temples de Phù Dông et de Soc Son, à Hanoï (reconnu par l’UNESCO en 2010)

C'est à Soc Son que le Génie Giong se reposa avant de rejoindre définitivement les cieux.
Photo : VNA/CVN

Les fêtes Giong du Temple de Phu Dông (commune de Phù Dông, district de Gia Lâm) et du Temple de Soc (commune de Phu Linh, district de Soc Son), qui tombent respectivement du 7 au 9e jour du 4e mois lunaire et du 6e au 8e jour du 1er mois lunaire, célèbrent le héros légendaire qu'est le Génie Giong, l'un des quatre Immortels du peuple vietnamien. C'est la deuxième plus grande fête populaire au Vietnam, après celle des rois fondateurs Hùng à Phu Tho.

Thanh Giong, ou Génie Giong, est né à Phu Dông. Après avoir bouté hors du pays les envahisseurs An (sous la dynastie des Shang en Chine au XVIIIe siècle av. J.-C., vers 1025 av. J.-C.), il monta sur son destrier de fer au sommet d'une colline d'où il s'envola.

Selon la légende, c'est à Soc Son que le Génie Giong se reposa avant de rejoindre définitivement les cieux. Ces fêtes, lors desquelles on reconstitue en grandeur nature l'épopée du héros, sont organisées chaque année. Les préparatifs débutent des mois à l'avance.

Les fêtes Giong des temples de Phù Dông et de Soc Son du Vietnam ont été reconnues en tant que patrimoine culturel immatériel de l'Humanité lors de la 5e réunion du Comité intergouvernemental de l'UNESCO, qui a eu lieu le 16 novembre 2010 à Nairobi, Kenya.

6. Le chant alterné xoan de la province de Phu Tho (reconnu par l’UNESCO en 2011 et 2017)

Le chant xoan est un art du spectacle, lié à des rites et à des croyances.
Photo : VNA/CVN

Le chant alterné xoan de la province de Phu Tho (Nord), terre des rois fondateurs Hùng, a été inscrit à l'UNESCO, initialement sur la Liste du patrimoine à sauvegarder en urgence le 24 novembre 2011, puis retiré le 8 décembre 2017 et reconnu comme Patrimoine culturel immatériel de l'Humanité

Le chant xoan ou encore chant "cửa đình" (chant à l’entrée de la maison communale) est un art du spectacle, lié à des rites et à des croyances, combinés à des chants d’amour alternés entre hommes et femmes.

À l’arrivée du printemps, à l’occasion du Nouvel An ou lors des fêtes de village, artistes et amateurs chantaient pour honorer les rois fondateurs Hùng, les génies tutélaires des villages, la nature, la vie et le travail. Au-delà de leur chant se dégageait aussi leur aspiration à bénéficier d’un temps clément pour les cultures ainsi que d’abondantes récoltes.

7. Le culte des rois fondateurs Hùng, trésor spirituel des Vietnamiens (reconnu par l’UNESCO en 2012)

La Fête commémorative de ces fondateurs du pays se tient chaque année au 10e jour du 3e mois lunaire.
Photo : VNA/CVN

Le culte des rois fondateurs Hùng dans la province de Phu Tho (Nord) a été inscrit le 6 décembre 2012 sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité.

La Fête commémorative de ces fondateurs du pays se tient chaque année au 10e jour du 3e mois lunaire.

Le culte s’est développé pendant une longue période avant d’être officiellement célébré par la dynastie des Lê postérieurs (1428-1788). Chaque année, des millions de pèlerins se rendent au Temple des rois Hùng situés sur le mont Nghia Linh, dans la province de Phu Tho, à 80 km de Hanoï, afin d’y commémorer leurs ancêtres et de prier pour la chance et la santé.

La cérémonie la plus imposante, la fête ancestrale de commémoration des rois Hùng, est célébrée pendant près d’une semaine au début du troisième mois lunaire. Les villageois des alentours revêtent de splendides costumes et participent à une compétition du plus beau palanquin et des objets cultuels les plus précieux pour le rite principal, pour lequel ils vont au temple principal en procession avec tambours et gongs.

Chaque année, la Fête commémorative des rois Hùng attire quatre millions de visiteurs, selon les statistiques du ministère de la Culture, des Sports et du Tourisme.

8. Le đờn ca tài tử - art noble du Sud (reconnu par l’UNESCO en 2013)

Đờn ca tài tử est apparu à la fin du XIXe siècle.
Photo : VNA/CVN

Depuis longtemps, le đờn ca tài tử (musique des amateurs) dans le Sud du Vietnam est ancré dans la vie culturelle et spirituelle des gens du Sud. Le 5 décembre 2013, le đờn ca tài tử (musique et chanson) a été officiellement reconnu comme patrimoine culturel immatériel de l'humanité. C'est aussi la première fois qu'une forme de musique folklorique traditionnelle du Sud est reconnue comme un patrimoine mondial.

Selon les chercheurs, le đờn ca tài tử est apparu à la fin du XIXe siècle. Il est issu de la musique de cour de Huê. Cet art musical est pratiqué dans les fêtes, dans les jardins de vergers, sur les bateaux, lors des mariages, des funérailles et anniversaires de la mort.

9. Les chants folkloriques et giặm de Nghê Tinh (reconnu par l’UNESCO en 2014)

Le 27 novembre 2014, à Paris (France), les chants folkloriques ví et giặm de Nghê Tinh (Centre) a été officiellement reconnu comme patrimoine culturel immatériel représentatif de l'humanité par l'UNESCO.
Photo : Bich Huê/VNA/CVN

Le 27 novembre 2014, à Paris (France), les chants folkloriques et giặm de Nghê Tinh (Centre) a été officiellement reconnu comme patrimoine culturel immatériel représentatif de l'humanité par l'UNESCO. Il s’agit du neuvième patrimoine culturel immatériel du Vietnam honoré sur la scène internationale.

Les chants et giặm sont deux formes de musique vocale sans accompagnement instrumental, créées et transmises par les communautés de Nghê An et Hà Tinh au cours de leurs activités laborieuses et quotidiennes. Ces chants, aux paroles poétiques concises et faciles à mémoriser, accompagnent aussi bien le tissage que la culture du riz, véhiculant des valeurs de respect, d'amour, d’humanité et de patriotisme.

10. Les rituels et le jeu de tir à la corde (reconnu par l’UNESCO en 2015)

Les rituels et le jeu de tir à la corde sont reconnus par l’UNESCO en 2015. 
Photo : VNA/CVN

Les rituels et jeux de tir à la corde dans les cultures rizicoles d’Asie de l’Est et du Sud-Est sont pratiqués au sein des communautés pour solliciter des conditions météorologiques favorables et des récoltes abondantes. Ils favorisent la solidarité sociale, le divertissement et marquent le commencement d’un nouveau cycle agricole. De nombreux rituels et jeux ont aussi une profonde signification religieuse.

Au Vietnam, cette tradition est concentrée dans les régions du moyen pays, du delta du fleuve Rouge et de la partie Nord du Centre, notamment les provinces de Phu Tho, Bac Ninh et Hanoï, mais elle est également pratiquée par les ethnies Tày, Thai et Giay dans les régions montagneuses du Nord.

C'est le 2 décembre 2015 que ces rituels partagés par le Vietnam, le Cambodge, la République de Corée et les Philippines ont été inscrits sur la Liste du patrimoine culturel immatériel de l'humanité par l'UNESCO.

11. Les pratiques liées à la croyance viet en les Déesses-Mères des Trois mondes (reconnues par l’UNESCO en 2016)

Le culte des Déesses-Mères a essaimé dans de nombreuses localités du Centre et du Sud.
Photo : VNA/CVN

Le culte des Déesses-Mères a été reconnu patrimoine culturel immatériel de l’humanité par l’UNESCO le 1er décembre 2016.

Cette cérémonie de culte des Déesses-Mères, une croyance purement vietnamienne, date des IIe - IIIe siècles avant J.-C. Un rite qui prend sa source dans la coutume de culte de la Déesse du Riz et de la Déesse-Mère (époque du matriarcat). Selon les historiens, grandement dépendants des éléments naturels, les Vietnamiens d’antan vénéraient les esprits capables de les protéger, regroupés sous le vocable de "Déesses-Mères". Celles-ci géraient chacune une sphère de l’Univers : le Ciel, la Terre, les Eaux, les Forêts et Montagnes.

Né dans le Nord du pays, le culte des Déesses-Mères a essaimé dans de nombreuses localités du Centre et du Sud. On dénombre plus de 7.000 lieux de culte, notamment dans le Nord (provinces de Lang Son, Hanoï, Nam Dinh, Thanh Hoa...). Lors des fêtes traditionnelles, les pèlerins prient pour la chance, la richesse, la paix et la prospérité

12. Le bài chòi, un art fascinant du Centre du Vietnam (reconnu par l’UNESCO en 2017)

Bài chòi, a été inscrit le 7 décembre 2017 sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité de l’UNESCO.
Photo : Thê Lâm/VNA/CVN

Né dans la province de Binh Đinh, le bài chòi, est un art populaire mêlant musique, poésie, théâtre, peinture et littérature, très répandu dans l’ensemble du Centre du Vietnam.

Le bài chòi, a été inscrit le 7 décembre 2017 sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité de l’UNESCO.

13. Les pratiques du then par les groupes ethniques des ethnies Tày, Nùng et Thaï (reconnu par l’UNESCO en 2019)

Le then reflète des concepts relatifs aux êtres humains, à la nature et à l’univers.
Photo : Dông Thuy/VNA/CVN

Les pratiques du then par les groupes ethniques Tày, Nùng et Thaï au Vietnam, ont été inscrites sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité le 13 décembre 2019.

Pratique rituelle essentielle de la vie spirituelle des ethnies Tày, Nùng et Thaï au Vietnam, le then reflète des concepts relatifs aux êtres humains, à la nature et à l’univers.

Le chant then est une forme d'art synthétique englobant le chant, la musique, la danse et le jeu scénique, constituant un rituel spirituel indispensable pour les ethnies Tày, Nùng et Thái du Nord-Ouest et du Nord-Est du Vietnam.

Les cérémonies du then décrivent un voyage au cours duquel le maître then (homme ou femme) guide les soldats fantômes dans leur trajet du royaume terrestre au royaume des cieux afin d’offrir des objets religieux et de prier pour la paix, la guérison, les récoltes, une bonne année, etc.

14. La danse xòe des Thaï (reconnu par l’UNESCO en 2021)

Pour les Thaï, la xòe est aussi indispensable que la nourriture et l’eau qu’ils consomment au quotidien.
Photo : Xuân Tu/VNA/CVN

C'est le 15 décembre 2021 que la danse xòe du peuple Thaï du Vietnam a été inscrite sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité par l’UNESCO.

En langue thaï, xòe signifie danse : une danse collective, en l’occurrence, avec des mouvements simples qui symbolisent les activités humaines dans le rituel, la culture et le travail. Il existe trois types de xòe qui sont la xòe rituelle, la xòe en cercle et la xòe de présentation. Pour les Thaï, la xòe est aussi indispensable que la nourriture et l’eau qu’ils consomment au quotidien.

15. L'art de la poterie du peuple Cham (reconnu par l’UNESCO en 2022)

L'art de la poterie du peuple Cham a été officiellement inscrit sur la Liste du patrimoine culturel immatériel nécessitant une sauvegarde urgente de l'UNESCO le 29 novembre 2022.
Photo : VNA/CVN

L'art de la poterie du peuple Cham a été officiellement inscrit sur la Liste du patrimoine culturel immatériel nécessitant une sauvegarde urgente de l'UNESCO le 29 novembre 2022. L'art unique de la poterie des Cham, l’un des 54 groupes ethniques du Vietnam, dans le village de Bàu Truc, province de Khanh Hoà, est un savoir-faire dont les origines remontent à la fin du XIIe siècle.

Bàu Truc est considéré aujourd'hui comme l'un des très rares villages d'Asie du Sud-Est à perpétuer une méthode de production manuelle ancestrale, où les femmes artisanes tournent à reculons autour de l'argile pour façonner les pièces au lieu d'utiliser un tour de potier. Les produits, non émaillés et cuits en plein air au feu de bois et de paille pendant plusieurs heures, conservent une âme artistique singulière et une beauté brute qui traversent les siècles. Malgré les aléas de l'histoire, ce patrimoine a su préserver son identité culturelle distinctive et sa beauté de la poterie centenaire.

16. Le festival de la déesse Bà Chua Xu au Mont Sam à An Giang (reconnu par l'UNESCO en 2024)

Le festival de la déesse Bà Chua Xu au Mont Sam à An Giang est reconnu par l'UNESCO en 2024. 
Photo : VNA/CVN

Le 4 décembre 2024, le festivale la déesse Bà Chua Xu au Mont Sam dans la province d’An Giang (Sud) a été inscrit par l’UNESCO sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité.

Se déroulant annuellement du 22 au 27 du quatrième mois lunaire, cet événement spirituel et artistique majeur reflète la gratitude envers la "Mère de la Terre" et symbolise la convergence des croyances des communautés ethniques Kinh, Cham, Khmer et Hoa dans la région de Châu Dôc, province d'An Giang.

Au-delà de la vénération de la Déesse protectrice qui apporte santé, prospérité et paix, le festival constitue un puissant vecteur d'éducation morale et de cohésion sociale, célébrant le rôle des femmes ainsi que l'harmonie culturelle des ethnies.

17. L’artisanat de la gravure sur bois traditionnelle de Dông Hô (reconnu par l'UNESCO en 2025)

La gravure sur bois traditionnelle de Dông Hô est apparue il y a environ 500 ans.
Photo : VNA/CVN

L’artisanat de la gravure sur bois traditionnelle de Dông Hô a été inscrit sur la Liste du patrimoine culturel immatériel nécessitant une sauvegarde urgente de l'UNESCO le 9 décembre 2025.

La gravure sur bois traditionnelle de Dông Hô est apparue il y a environ 500 ans. Ses artisans produisent des impressions qui se distinguent par leurs thèmes, leurs techniques, leurs couleurs et leur style graphique. Les thématiques abordées sont le culte, les vœux, les événements historiques, la vie quotidienne et les paysages. Ces images sont généralement associées au Nouvel An lunaire (Têt), au Festival de la mi-automne et à des rituels comme le culte des ancêtres et des divinités.

Cette forme d’artisanat reflète la vie culturelle et les coutumes sociales de la communauté locale, transmises de génération en génération.

VNA/CVN

Rédactrice en chef : Nguyễn Hồng Nga

Adresse : 79, rue Ly Thuong Kiêt, Hanoï, Vietnam

Permis de publication : 25/GP-BTTTT

Tél : (+84) 24 38 25 20 96

E-mail : courrier@vnanet.vn, courrier.cvn@gmail.com

back to top