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| Des policiers devant le siège de la Bank of America à Paris, le 28 mars, après un attentat à l'explosif déjoué. |
| Photo : AFP/VNA/CVN |
La garde à vue du mineur interpellé samedi 28 mars "a par ailleurs été prolongée", a précisé le Pnat, confirmant des informations du quotidien Le Parisien.
Au total, trois personnes sont donc en garde à vue dans ce dossier pour lequel le ministre français de l'Intérieur Laurent Nuñez a dit faire un "lien" avec le conflit au Moyen-Orient.
Les faits se sont déroulés dans la nuit de samedi 28 à dimanche 29 mars devant les locaux de la Bank of America situé dans les quartiers chics de la capitale française. Des policiers y ont interpellé un homme qui venait de déposer un engin explosif artisanal.
L'homme, interpellé sur les lieux, s'apprêtait à allumer le dispositif avec un briquet. Il était accompagné par un deuxième individu qui a pris la fuite, en courant.
Selon les premiers éléments, les deux hommes étaient arrivés à pied devant l'établissement bancaire américain. Pendant que le premier déposait le dispositif, le second a pris du recul pour, semble-t-il, faire des photos ou une vidéo avec son portable.
L'engin explosif était composé d'un bidon transparent de 5 litres de liquide, probablement un hydrocarbure, et d'un système de mise à feu.
Le parquet antiterroriste s'est saisi immédiatement et a ouvert une enquête notamment pour "tentative de dégradation par incendie ou moyen dangereux en relation avec une entreprise terroriste".
Les investigations ont été confiées à la section antiterroriste de la brigade criminelle de la Police judiciaire de Paris et à la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI).
Le mineur interpellé samedi 28 mars a expliqué, selon une source policière, avoir été recruté via l'application Snapchat pour réaliser cette opération moyennant la somme de 600 euros.
M. Nuñez a évoqué samedi soir 28 mars "des similitudes" entre le mode opératoire de cet attentat déjoué et les actions menées dans plusieurs pays européens et revendiquées par un mystérieux groupuscule, considéré comme proche des Gardiens de la révolution iraniens.
Si le ministre a affirmé ne pas savoir qui était "le commanditaire", il a ajouté : "il y a quand même une suspicion" d'une action menée par "des proxies" (intermédiaires, ndlr) des Iraniens.
AFP/VNA/CVN



