Plus de 6.000 Sud-Soudanais ont fui un camp de réfugiés du Kenya

Plus de 6.000 Sud-Soudanais ont quitté depuis le début de l'année l'un des plus grands camps de réfugiés du Kenya, où les coupes dans l'aide internationale aggravent les pénuries alimentaires, ont indiqué jeudi 28 août les Nations unies.

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Réfugiés à Tawila, à Darfour-Nord, au Soudan.
Photo : Xinhua/VNA/CVN

Le camp de réfugiés de Kakuma, dans le Nord-Ouest du Kenya, est le deuxième plus grand du pays et accueille quelque 300.000 personnes originaires du Soudan du Sud, de Somalie, d'Ouganda et du Burundi.

Les organisations humanitaires sont à la peine et des manifestations violentes ont eu lieu le mois dernier, à cause d'une diminution des rations alimentaires causée par des coupes dans l'aide provenant des Etats-Unis et d'autres donateurs.

Le Soudan du Sud, pays d'une pauvreté extrême, est en proie à l'instabilité depuis des années et est au bord d'une nouvelle guerre civile, ce qui pousse des réfugiés à franchir la frontière.

"Depuis janvier, environ 6.200 réfugiés sud-soudanais ont quitté Kakuma et Kalobeyei" (une extension de Kakuma), a déclaré le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (UNHCR) dans un communiqué.

Entre juillet et le 22 août, quelque 3.600 personnes, en majorité des femmes et des enfants, ont quitté le camp tentaculaire, "représentant plus de la moitié de tous les départs cette année", selon l'UNHCR. "Les chiffres réels sont probablement plus élevés, car de nombreux mouvements se font par des passages informels", a précisé la même source, qui a aussi enregistré "quelque 4.800 nouvelles arrivées" depuis janvier.

L'UNHCR a souligné que bien que ces mouvements suggèrent une "tendance en voie de développement", les "départs ne peuvent pas être attribués à un facteur unique". Néanmoins, l'organisation pointe que la tendance s'est accentuée en juillet, lorsque le Programme alimentaire mondial (PAM) a commencé à réduire les rations de nourriture, classifiant les réfugiés en quatre catégories et limitant l'assistance aux deux catégories les plus démunies.

"Certains réfugiés ont exprimé des inquiétudes concernant la catégorisation de l'aide alimentaire", ainsi qu'à propos des récents troubles, selon l'UNHCR. "Ce à quoi nous assistons est un résultat direct de l'insuffisance de l'aide mondiale", a jugé jeudi 28 août le PAM dans un communiqué publié sur X.

"À moins que des moyens ne soient mobilisés d'urgence, plus de réfugiés seront confrontés à des choix impossibles: soit souffrir de la faim dans des camps, soit retourner vers des situations fragiles chez eux", a ajouté le PAM.

APS/VNA/CVN

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