Ormuz : l'idée d'un couloir maritime sécurisé devant l'agence maritime de l'ONU

L'Organisation maritime internationale (OMI) s'apprête à demander le 19 mars, sauf surprise, un couloir maritime sécurisé pour évacuer les bateaux bloqués dans le Golfe par le conflit au Moyen-Orient, au deuxième jour d'un sommet de crise à Londres.

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Une personne montre du doigt l'emplacement du détroit d'Ormuz sur le site Marinetraffic, le 4 mars à Paris.
Photo : AFP/VNA/CVN

L'OMI, l'organe onusien chargé de la sécurité en mer, estime que 20.000 marins patientent aujourd'hui à bord de 3.200 bateaux près du détroit d'Ormuz, passage stratégique pour le transport des hydrocarbures bloqué par l'Iran en représailles aux frappes américaines et israéliennes.

Les États membres de l'organisation devront notamment se prononcer sur une proposition présentée par le Japon, Bahreïn, les Émirats arabes unis, le Mexique, le Panama et Singapour, encourageant la mise en place d'un "corridor maritime sûr" afin "de faciliter l'évacuation en toute sécurité des navires marchands depuis les zones à haut risque et les zones touchées".

Cette proposition a été saluée par les États-Unis, dont le président Donald Trump a demandé à plusieurs reprises aux pays de l'OTAN et à la Chine d'envoyer des moyens militaires pour escorter les navires.

La quasi-paralysie par Téhéran du détroit d'Ormuz, par où transite en temps normal un cinquième de la production de pétrole mondiale mais aussi du gaz naturel liquéfié, a entraîné une forte hausse du prix des hydrocarbures, avec un impact économique mondial. L'Iran espère ainsi faire pression sur Washington.

"Je pense que nous avons ici le nombre le plus élevé de co‑auteurs pour un document dans l'histoire de l'OMI, avec plus de 100 co‑auteurs", s'est félicité le représentant des Émirats arabes unis, à l'origine du texte.

L'Iran a de son côté imputé la responsabilité de la situation au "recours récent et illégal à la force et à l'agression militaire des États-Unis et du régime israélien" à son encontre.

Ces résolutions pourraient être adoptées par consensus dans l'après-midi au sein du conseil de l'OMI, son organe exécutif, composé de 40 États membres et dont l'Iran ne fait pas partie. Elles ne seraient cependant pas contraignantes.

AFP/VNA/CVN

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