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| Chaine de production de Honda Vietnam, parc industriel de Dông Van II, province de Hung Yên (Nord). |
| Photo : VNA/CVN |
Selon un scénario hypothétique élaboré par Dô Thiên Anh Tuân, enseignant à la Fulbright School of Public Policy and Management, l’investissement public en 2026 pourrait atteindre 1,65 million de milliards de dôngs.
D’après un rapport du ministère des Finances, pour un objectif de croissance de 10% en 2026, les besoins en investissement total de la société sont estimés à près de 4,93 millions de milliards de dongs, soit l’équivalent de 33 à 33,7% du PIB.
Dans le même temps, l’Assemblée nationale a décidé d’allouer 1,12 million de milliards de dôngs du budget à l’investissement de développement en 2026.
Cela montre que, pour porter l’investissement total de la société à près de 4,93 millions de milliards de dôngs, il est nécessaire, en plus de l’investissement public, de mobiliser vigoureusement les ressources du secteur privé et de l’investissement étranger.
Relever les défis
Toutefois, "l’investissement privé n’a pas répondu aux attentes ; la promotion et l’attraction de grands projets d’IDE rencontrent encore de nombreuses difficultés", a souligné le ministre des Finances, Nguyên Van Thang, dans un rapport du gouvernement, considérant cela comme l’un des défis majeurs de l’économie.
S’exprimant lors du Forum économique du Vietnam 2025, Nguyên Duc Hiên, vice-président de la Commission centrale des politiques et stratégies, a estimé que l’objectif d’une croissance à deux chiffres exige une mobilisation très importante des ressources financières, mais que l’essentiel réside dans la diversification des canaux de mobilisation et l’amélioration de l’efficacité de l’allocation du capital.
"La réforme institutionnelle et l’amélioration du climat d’investissement et des affaires doivent être considérées comme des solutions fondamentales. Un cadre juridique transparent et stable, avec de faibles coûts de conformité et une forte capacité de prévisibilité, constitue un +aimant+ durable pour attirer les ressources financières, en particulier les investisseurs stratégiques de long terme", a déclaré le vice-ministre des Finances, Dô Thành Trung.
La mobilisation et l’utilisation du capital sont toujours étroitement liées. Ainsi, selon Dô Thiên Anh Tuân, la question clé ne réside pas dans l’ampleur du capital, mais dans son efficacité d’utilisation.
Il a indiqué que le coefficient ICOR (efficacité de l’utilisation du capital d’investissement) moyen du Vietnam après la pandémie de COVID-19 s’établit à 5,85, un niveau relativement élevé par rapport à plusieurs autres économies de la région, reflétant une efficacité encore limitée de l’utilisation du capital.
L’un des enjeux majeurs pour améliorer l’efficacité de l’investissement public est l’accélération du décaissement.
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| Vue aérienne de rizières dans la commune de Vinh My, province de Cà Mau (Sud). |
| Photo : VNA/CVN |
Citant des données selon lesquelles, au 18 décembre 2025, le taux de décaissement n’atteignait que 66,1% du plan fixé par le Premier ministre, Dô Thiên Anh Tuân a rappelé la réalité d’un rythme "lent en début d’année, précipité en fin d’année".
"Si le décaissement est associé à des objectifs concrets tels que l’amélioration des infrastructures stratégiques, la réduction des coûts logistiques, le renforcement des capacités de production ou l’attraction de l’investissement privé, alors l’investissement public pourra réellement devenir un moteur de croissance durable, plutôt qu’un simple outil de relance à court terme", a-t-il souligné.
Selon Nguyên Duc Hiên, l’efficacité de l’utilisation du capital doit devenir un critère transversal tant pour l’investissement public que pour l’investissement privé.
VNA/CVN




