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| Des étudiants participent à une séance pratique de haute technologie dans le cadre du programme de campus d'innovation Samsung au Collège de technologie Vietnam - République de Corée de Bac Giang. |
| Photo : VNA/CVN |
Dans ce domaine, la majorité des entreprises restent toutefois de petite taille, confrontées à des contraintes en matière de ressources et à d’importants défis liés à la recherche et à l’innovation.
Selon l'Agence d'État pour l'innovation technologique relevant du ministère des Sciences et des Technologies, le Vietnam compte aujourd’hui près de 4.000 start-up et entreprises opérant dans les domaines des sciences, des technologies et de l’innovation, soutenues par plus de 30.000 professionnels hautement qualifiés.
En 2025, les entreprises scientifiques et technologiques ont réalisé un chiffre d’affaires estimé à 196.000 milliards de dôngs (7,45 milliards de dollars), les entreprises privées représentant 98,5% du total du secteur.
Le ministère des Sciences et des Technologies a indiqué poursuivre le renforcement du cadre juridique et politique, notamment par la soumission au gouvernement du Décret n°268/2025/ND-CP, qui précise les modalités d’application de la loi sur la science, la technologie et l’innovation et établit les critères juridiques de reconnaissance des jeunes entreprises innovantes.
Le ministère a également soumis au gouvernement, pour approbation, le Décret n°264/2025/ND-CP relatif aux fonds de capital-risque visant à faciliter l’accès au capital d’investissement, ainsi que le Décret n°271/2025/ND-CP, qui crée un cadre juridique permettant aux instituts de recherche et aux universités de Hanoï de créer des entreprises dérivées.
La décentralisation a également été renforcée par le Décret n°133/2025/ND-CP, qui transfère aux Comités populaires provinciaux et municipaux l’entière compétence en matière de reconnaissance des entreprises de haute technologie. Cette réforme s'inscrit dans la mise en œuvre de la Stratégie nationale de l'innovation, à travers le Programme d'action pour l'innovation 2025 et les orientations stratégiques à l'horizon 2030, parallèlement à l'expansion des pôles d'innovation dans les régions clés.
Le marché vietnamien des sciences et des technologies poursuit également son développement avec le lancement de la plateforme nationale d'échange de données scientifiques et technologiques, connectée aux données de 19 plateformes locales.
Cependant, les experts soulignent que, malgré un nombre relativement élevé d’entreprises scientifiques et technologiques, seules quelques-unes ont réussi à atteindre une taille significative.
Selon Hoàng Duc Thao, président de l’Association vietnamienne des entreprises scientifiques et technologiques, les entreprises membres ont mis au point des centaines de solutions innovantes apportant des bénéfices concrets aux entreprises et à la société. Certaines sociétés technologiques réalisent même un chiffre d’affaires annuel de plusieurs dizaines de milliers de milliards de dôngs.
Ces réussites témoignent du potentiel économique considérable du secteur. Toutefois, les perspectives de croissance rapide restent freinées par plusieurs obstacles : limites technologiques, difficultés d’accès aux financements, manque de ressources humaines qualifiées, réseaux d’affaires encore restreints et concurrence accrue entre entreprises développant des produits similaires.
Par ailleurs, de nombreux résultats de recherche restent confinés au stade expérimental ou de la preuve de concept, alors que les entreprises privilégient généralement des technologies déjà éprouvées et rapidement commercialisables. L'absence d'organismes spécialisés dans le transfert de technologies limite les interactions entre chercheurs et entreprises, ce qui accroît les coûts, allonge les délais de développement et augmente les risques liés à l'innovation.
Les experts recommandent également la mise en place de mécanismes facilitant l’accès des entreprises aux technologies nouvelles, le développement de plateformes numériques de transfert technologique ainsi que la création de fonds de partage des risques. Ces dispositifs permettraient de réduire les coûts de recherche, de limiter les risques liés à la commercialisation et d’accélérer la mise sur le marché des produits innovants.
Le Dr Dang Duc Anh, directeur par intérim de l’Institut d’études politiques et stratégiques relevant de la Commission des politiques et stratégies du Comité central du Parti, a estimé que la résolution des difficultés rencontrées par les entreprises scientifiques et technologiques nécessitait une coopération plus étroite entre les organismes publics, les instituts de recherche, les universités et le secteur privé.
Il a également souligné que les entreprises avaient besoin d’un environnement politique plus favorable afin d’investir davantage dans la recherche et le développement, d’améliorer leur accès aux financements préférentiels, d’adopter de nouvelles technologies et d’attirer et fidéliser des talents hautement qualifiés.
VNA/CVN



