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| Le Dr. Lê Quang Đạm, directeur général de Marvell Vietnam, s'exprime lors du Colloque international sur les circuits intégrés et les technologies de capteurs 2026 (Wefab 2026). |
| Photo : VH/CVN |
Ces informations ont été partagées par le Dr. Lê Quang Đạm, directeur général de Marvell Vietnam - une entreprise de conception de puces évaluée à plus de 270 milliards de dollars -, lors du Colloque international sur les circuits intégrés et les technologies de capteurs 2026 (Wefab 2026), qui s'est tenu le 19 juin à Hanoï.
Ce rendez-vous a attiré plus de 200 délégués nationaux et internationaux réunis pour échanger sur la conception et la fabrication de circuits intégrés. Organisé à par le Parc de haute technologie et de l'innovation de l'Université nationale de Hanoï, cet événement visait à débattre des solutions pour développer l'industrie des semi-conducteurs, former une main-d'œuvre hautement qualifiée et promouvoir l'innovation dans ce secteur technologique stratégique.
M. Đạm a précisé que Marvell Vietnam emploie plus de 600 ingénieurs recrutés localement. Cette équipe participe à toutes les étapes de production - de la conception jusqu'aux tests des puces réelles après fabrication - pour les produits les plus avancés de Marvell utilisés dans les centres de données.
Renforcer la coopération entre les universités et les entreprises
Selon lui, le Vietnam dispose d'une main-d'œuvre jeune et d'une solide base technique pour former des professionnels hautement qualifiés dans le domaine des semi-conducteurs. Cependant, pour concrétiser ce potentiel, il recommande de renforcer la coopération entre les universités et les entreprises.
Partageant cet avis, le Professeur Konrad Young, ancien directeur du Centre de R&D (Recherche et Développement) de la société TSMC, estime que "le Vietnam possède une jeune main-d'œuvre talentueuse figurant parmi les meilleures au monde, tant par le nombre que par le niveau d'enthousiasme. La qualité de l'enseignement des STEM au Vietnam, jusqu'au niveau universitaire, est très élevée".
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| Le Professeur Konrad Young, ancien directeur du Centre de R&D (Recherche et Développement) de la société TSMC. |
| Photo : Vietnamplus/CVN |
Cependant, cet expert souligne que les programmes de formation au Vietnam manquent de participation des entreprises et ne sont pas encore connectés aux processus de travail réels.
Konrad Young suggère ainsi aux universités de collaborer avec les entreprises du secteur, en particulier dans un contexte où de nombreuses sociétés de semi-conducteurs opèrent déjà au Vietnam. Celles-ci ont des besoins en main-d'œuvre et sont prêtes à apporter leur expertise ou à proposer des programmes de stage. Par exemple, un étudiant pourrait participer à une partie d'un projet réel, non pas nécessairement pour concevoir un produit compétitif, mais pour faire l'expérience du cycle de vie d'un projet et d'un environnement industriel concret. "C'est également la méthode appliquée chez TSMC", a-t-il précisé.
Selon le Professeur associé et Docteur Phạm Bảo Sơn, vice-président de l'Université nationale de Hanoï, les entreprises peuvent collaborer avec les universités dès la première étape de l'élaboration des programmes de formation, puis à travers des programmes de stage ou des projets de recherche et développement conjoints. Il convient d'identifier les domaines de la chaîne de valeur des semi-conducteurs où le Vietnam peut réellement renforcer ses compétences et former des ressources humaines hautement qualifiées, afin de progresser progressivement vers le haut de cette chaîne de valeur. "Cela nécessitera une coopération étroite entre les universités, les instituts de recherche et les entreprises", a indiqué M. Sơn.
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| Le Professeur associé et Docteur Phạm Bảo Sơn, vice-président de l'Université nationale de Hanoï. |
| Photo : Vietnamplus/CVN |
Actuellement, environ 70 entreprises de conception de circuits intégrés (IC) opèrent au Vietnam, parmi lesquelles de grands noms tels que Marvell, Renesas, Ampere, Synopsys et Infineon.
Le Vietnam s'est fixé pour objectif de former, d'ici 2030, 50.000 ingénieurs et professionnels titulaires d'un diplôme universitaire ou supérieur pour l'industrie des semi-conducteurs. Selon Nguyễn Anh Tuấn, directeur adjoint du Département de l'industrie des technologies de l'information et directeur du Centre national d'appui au prototypage de puces semi-conductrices, l'objectif pour la période 2030-2040 est d'atteindre 100.000 personnes.
"Nous considérons que les ressources humaines constituent le pilier le plus important de la stratégie du Vietnam en matière de semi-conducteurs. C'est le facteur clé qui nous permettra de nous intégrer dans la chaîne d'approvisionnement mondiale et de développer l'industrie nationale", a affirmé M. Tuấn.
Linh Thao - Nam Nguyên/CVN






