Le Premier ministre australien salue la réouverture de détroit d'Ormuz

Le Premier ministre australien Anthony Albanese s'est félicité samedi 18 avril de l'annonce par l'Iran de la réouverture du détroit d'Ormuz, tout en estimant que la situation demeurait "fragile".

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Les prix du pétrole ont fortement chuté sur les marchés après l'annonce vendredi 17 avril par l'Iran de la réouverture du détroit d'Ormuz.
Photo : Reuters/VNA/CVN

"C'est une nouvelle positive que nous avons reçu hier soir" vendredi 17 avril, a-t-il déclaré aux journalistes à Sydney, après avoir participé à distance à un sommet international d'une trentaine d'États sur cette question.

"Nous espérons que cela durera, mais ce que nous savons, c'est que l'impact sera durable", a ajouté le Premier ministre dont le pays subit des difficultés d'approvisionnement en hydrocarbures à cause de la guerre au Moyen-Orient.

Les prix du pétrole ont fortement chuté sur les marchés après l'annonce vendredi par l'Iran de la réouverture du détroit d'Ormuz, essentiel pour le commerce mondial des hydrocarbures.

"Le passage de tous les navires commerciaux par le détroit d'Ormuz est déclaré entièrement ouvert pour la durée restante du cessez-le-feu", avait alors écrit sur X le chef de la diplomatie iranienne Abbas Araghchi.

Donald Trump a en outre assuré vendredi à l'AFP qu'un accord avec Téhéran était "très proche", déclarant qu'il ne restait plus de "points de blocage".

Samedi 18 avril, le président du parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf a toutefois averti sur X que "si le blocus (des États-Unis sur les ports iraniens, ndlr) se poursuit, le détroit d'Ormuz ne restera pas ouvert", illustrant la fragilité de la situation.

Comme la plupart des pays d'Asie et du Pacifique Sud, l'Australie dépend fortement du pétrole transitant par le détroit d'Ormuz, par lequel circulait un cinquième du commerce mondial de pétrole et de gaz avant qu'il ne soit quasiment bloqué à cause du conflit entamé fin février par une offensive américano-israélienne sur l'Iran.

Anthony Albanese avait annoncé jeudi 16 avril avoir sécurisé des approvisionnements de diesel pour son pays qui disposait alors de 38 jours de réserves de carburant, selon les chiffres du gouvernement, bien en deçà du minimum de 90 jours imposé par l'Agence internationale de l'énergie (AIE).

Le gouvernement australien a exclu de rationner le carburant mais a exhorté les citoyens à économiser l'essence et à privilégier les transports en commun.

AFP/VNA/CVN

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