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Dans ce cadre, l’enseignement et la formation professionnels sont identifiés comme un levier clé pour améliorer la qualité des ressources humaines et répondre aux exigences de l’industrialisation et de la modernisation du pays.
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| Des étudiants du Collège Viet My de Hanoï s’exercent dans l’atelier automobile de l’établissement. |
| Photo : VNA/CVN |
Concrétisant l’esprit de la Résolution N°71, la Loi modifiée sur l’enseignement et la formation professionnels, qui entrera en vigueur le 1er janvier 2026, a été élaborée en étroite conformité avec les grandes orientations du Parti. Cette loi marque une étape importante dans le perfectionnement du cadre institutionnel et le renouvellement du modèle de développement de l’enseignement professionnel au Vietnam.
L’un des points saillants de cette loi réside dans l’évolution fondamentale de la pensée en matière de gouvernance, traduite par le passage d’un modèle où l’État « fait » directement à un modèle où il joue un rôle de « facilitateur » et de supervision. Ainsi, l’autonomie académique, organisationnelle et en matière de ressources humaines est reconnue comme un droit naturel de tous les établissements d’enseignement professionnel, en vue de garantir et d’améliorer la qualité de la formation, au lieu d’être uniquement associée à l’autonomie financière comme par le passé.
La loi contribue également à parachever le modèle de « structure à plusieurs niveaux de l’assurance qualité » du système d’enseignement professionnel. Au niveau local, les provinces et les villes relevant de l’autorité centrale se voient confier une plus grande autonomie dans la planification du réseau des établissements de formation professionnelle, en adéquation avec les spécificités socio-économiques et les besoins en main-d’œuvre de chaque région.
Au niveau central, le lien entre les établissements de formation et les entreprises est renforcé afin de garantir que les programmes de formation soient élaborés sur la base des besoins réels du marché du travail. Au niveau supérieur, la loi prévoit des mécanismes spécifiques pour attirer des experts, artisans et techniciens hautement qualifiés issus des entreprises à participer à l’enseignement, en levant progressivement les obstacles liés aux exigences traditionnelles en matière de diplômes pédagogiques.
Lycée professionnel
Un autre point notable est la reconnaissance officielle du modèle de « lycée professionnel » au sein du système éducatif national, affirmant ainsi le statut équivalent de l’enseignement professionnel. Ce modèle ouvre une nouvelle voie pour les élèves issus de l’enseignement secondaire de premier cycle, leur permettant de suivre simultanément un programme d’enseignement général et une formation professionnelle structurée.
Ce parcours contribue à réduire la durée totale de formation d’un à deux ans par rapport au schéma antérieur, tout en offrant aux apprenants la possibilité d’entrer plus tôt sur le marché du travail, avec des compétences professionnelles solides et un diplôme de fin d’études secondaires. À long terme, cette orientation est appelée à contribuer à la résolution du déséquilibre entre formation académique et formation professionnelle, à limiter le gaspillage des ressources sociales et à réduire la pression sur l’enseignement supérieur.
Par ailleurs, les dispositions relatives au Fonds de formation des ressources humaines des entreprises, prévues par la loi modifiée, sont considérées comme une avancée importante dans le renforcement du partenariat entre les entreprises et les établissements de formation.
Grâce à ce fonds, les entreprises peuvent affecter une partie de leurs ressources financières à la formation et à la reconversion de leurs travailleurs, ainsi qu’au soutien en équipements et en bourses au profit des établissements d’enseignement professionnel, tout en bénéficiant d’éventuelles incitations fiscales.
Les entreprises passent ainsi du rôle de « simples utilisateurs finaux » de la main-d’œuvre à celui d’acteurs directement impliqués dans le processus de formation, leur permettant de renforcer de manière proactive leur compétitivité dans un contexte de mutation rapide des technologies et des modes de production.
Afin d’assurer une mise en œuvre effective de la Loi modifiée sur l’enseignement et la formation professionnels, les experts soulignent la nécessité de renforcer l’information et la communication, en vue de faire évoluer les perceptions sociales et de réduire progressivement les préjugés privilégiant les diplômes académiques au détriment des compétences professionnelles.
Les actions de communication doivent mettre en évidence les bénéfices économiques et sociaux de l’enseignement professionnel, valoriser les modèles et expériences réussis, tout en intensifiant le dialogue entre l’État, les établissements de formation et les entreprises afin de lever rapidement les obstacles rencontrés dans la pratique.
Il peut être affirmé que la Résolution N°71 et la Loi modifiée sur l’enseignement et la formation professionnels ont établi un cadre juridique essentiel pour le développement de l’enseignement professionnel au Vietnam. La réussite de cette dynamique repose désormais sur l’engagement coordonné et résolu des autorités à tous les niveaux, l’initiative des établissements de formation et, surtout, l’implication active de la communauté des entreprises, afin de faire de l’enseignement professionnel un moteur du développement des ressources humaines nationales dans la nouvelle phase de développement.
VNA/CVN




