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| Le président sud-coréen et son épouse se promènent autour du lac Hoàn Kiêm, le 23 avril. |
| Photo : Pham Kiên/VNA/CVN |
Récemment, des clichés du président sud-coréen savourant un pho (soupe de nouilles vietnamienne) dans un petit restaurant et de son épouse dégustant une glace au milieu de la foule ont largement circulé dans les médias asiatiques.
Ce n’est pas une première. En mai 2016, le président américain Barack Obama et le chef Anthony Bourdain partageaient un bun cha sur de simples tabourets en plastique à Hanoï, un moment devenu emblématique et relayé dans le monde entier.
Plus tôt encore, en 2000, le président américain Bill Clinton avait dégusté un pho lors de sa visite au Vietnam. En 2017, le Premier ministre canadien Justin Trudeau savourait un café au lait glacé à Hô Chi Minh-Ville, tandis que son homologue australien Malcolm Turnbull s’arrêtait à un modeste stand de bánh mi à Dà Nang. En 2023, le Premier ministre australien Anthony Albanese avait également suscité l’enthousiasme en partageant banh mi et bière pression avec des habitants de Hanoï.
Leur point commun : privilégier l’authenticité de la cuisine populaire dans des lieux simples plutôt que les restaurants de luxe.
Duong Thanh Dao, vice-président de l’Association culinaire de Hô Chi Minh-Ville (FBA), estime que la gastronomie s’impose comme un véritable ambassadeur culturel. Les images de dirigeants étrangers dégustant des plats vietnamiens contribuent à diffuser l’image d’un Vietnam accueillant, sûr et riche en identité culturelle à travers le monde.
Selon le Dr Duong Duc Minh, directeur adjoint de l’Institut de recherche sur le développement économique et touristique, la tradition culinaire vietnamienne est étroitement liée au partage familial. Voir des dirigeants mondiaux s’attabler dans des lieux modestes suscite une forte sympathie, en raison de leur immersion dans l’authenticité du quotidien local.
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| Le président sud-coréen et son épouse (droite) dans un restaurant de Hanoï le 23 avril. |
| Photo : INSTAGRAM/CVN |
Depuis plusieurs années, la cuisine vietnamienne s’impose également dans de nombreux classements internationaux grâce à l’engouement des touristes. Sur Facebook, une communauté de près de 200.000 passionnés, la "Vietnam Banh Mi Appreciation Society", échange quotidiennement sur les meilleurs stands de rue. Récemment, CNN a de nouveau classé le banh mi parmi les meilleurs sandwichs au monde.
De nombreux visiteurs évoquent une forte nostalgie culinaire après leur séjour, séduits par l’équilibre des saveurs et la diversité des plats. L’artisane culinaire Hô Dac Thiêu Anh souligne que la cuisine vietnamienne repose sur une philosophie d’harmonie entre goût et bienfaits pour la santé, chaque région offrant une identité gastronomique propre.
Plusieurs experts estiment que ce patrimoine, issu de la diversité des 54 ethnies, recèle un fort potentiel touristique s’il est mieux structuré et valorisé.
"Actuellement, de nombreux circuits se limitent à intégrer des spécialités locales dans les menus, mais cela ne suffit pas à créer des souvenirs marquants. Les visiteurs doivent vivre des expériences nouvelles, surprenantes et riches en émotions, qui leur donnent envie de les partager immédiatement après leur voyage", partage Duong Duc Minh.
De son côté, Duong Thanh Dao souligne la nécessité de passer d’une reconnaissance spontanée à une stratégie de développement structurée, visant la standardisation de la qualité, l’intégration de la gastronomie dans le tourisme et une communication plus créative, afin d’en faire un pilier du soft power national.
VNA/CVN




