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Ces dernières années, le changement climatique a rendu les catastrophes naturelles à la fois plus imprévisibles et plus extrêmes, entraînant de lourdes pertes humaines et matérielles, tout en pesant fortement sur l’économie. Cette situation impose d’accélérer l’application des sciences et des technologies, la transformation numérique et la mise en place de bases de données afin de renforcer les capacités de prévision, d’alerte et d’aide à la décision.
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| Tempêtes, pluies record et glissements de terrain ont marqué l’année 2025 au Vietnam. |
| Photo : VNA/CVN |
En 2025, les catastrophes naturelles ont été particulièrement sévères, avec des tempêtes successives, des pluies records et des glissements de terrain de grande ampleur.
Selon Pham Duc Luân, directeur du Département de la gestion des digues et de la prévention des catastrophes naturelles, ces phénomènes ont causé 468 morts et disparus, 741 blessés et des pertes économiques estimées à près de 98.700 milliards de dôngs. Au-delà des dégâts matériels, les conséquences sur la vie et les moyens de subsistance des populations sont durables.
Face à cette réalité, le recours aux technologies modernes dans la prévention et la gestion des catastrophes s’impose comme une priorité. Il s’agit notamment de garantir la sécurité des infrastructures hydrauliques et hydroélectriques, des barrages et des digues, tout en améliorant la capacité de lutte contre les inondations, notamment en milieu urbain. La modernisation de ces infrastructures doit également répondre à des objectifs multiples, en favorisant la participation des citoyens à leur gestion et à leur exploitation.
Dans cette optique, le vice-ministre de l’Agriculture et de l’Environnement, Nguyên Hoàng Hiêp, souligne la nécessité de passer d’une approche fragmentée à une stratégie globale, centrée sur la résolution des grands défis liés à l’irrigation, aux ressources en eau et à la prévention des catastrophes. Cette orientation constitue un levier essentiel pour moderniser la gouvernance, garantir la sécurité hydrique et améliorer l’efficacité de la gestion du secteur.
Technologies avancées et prévention proactive
Selon lui, il est indispensable de réorganiser les missions scientifiques, de distinguer clairement la recherche fondamentale de la recherche appliquée et de se concentrer sur la levée des principaux “goulets d’étranglement”. Les projets doivent produire des résultats directement opérationnels, notamment dans la surveillance des catastrophes, l’alerte aux crues, la gestion des réservoirs et le pilotage des systèmes hydrauliques. Parallèlement, il convient de renforcer les mécanismes de soutien, de mobiliser les ressources nécessaires et de mettre en place des politiques incitatives pour encourager l’implication des entreprises.
À court et moyen termes, le secteur des ressources en eau devra consolider les politiques de gouvernance intelligente, accélérer la transformation numérique et renforcer la sécurité hydrique. L’application de technologies telles que l’automatisation, l’intelligence artificielle et la modélisation devra être intensifiée dans les activités d’observation, de prévision et d’aide à la décision.
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| L’amélioration des systèmes d’alerte précoce, de l’évaluation des risques et des dommages est indispensable pour garantir une prise de décision rapide et précise. |
| Photo : VNA/CVN |
Par ailleurs, la mise en œuvre d’une comptabilité des ressources en eau, la publication d’indices de sécurité hydrique et la restauration des ressources dégradées apparaissent comme des priorités. Dans le domaine des digues et de la prévention des catastrophes, il est essentiel de moderniser les infrastructures techniques, de passer d’une logique réactive à une approche proactive et de renforcer l’usage des technologies dans la gestion et la protection des ouvrages, ainsi que dans la lutte contre les inondations et les tempêtes.
En parallèle, l’amélioration des systèmes d’alerte précoce, de l’évaluation des risques et des dommages est indispensable pour garantir une prise de décision rapide et précise.
À plus long terme, la mise en place d’un système intégré de prévision et d’alerte, associé à une exploitation optimisée des ouvrages hydrauliques, permettra de renforcer l’économie d’eau et l’adaptation au changement climatique.
Enfin, le développement et l’application de nouvelles technologies et de matériaux respectueux de l’environnement, ainsi que la création de bases de données sectorielles intégrées à la transformation numérique, contribueront à améliorer la qualité de la gouvernance. Les enjeux liés à la pollution de l’eau, à la restauration des cours d’eau et à la recharge des nappes phréatiques devront être abordés de manière coordonnée, avec la participation des autorités, des instituts de recherche et des experts.
Une coordination renforcée entre les acteurs publics, scientifiques et économiques s’impose désormais comme la clé pour tirer pleinement parti des avancées technologiques, atténuer les effets des catastrophes naturelles et construire un modèle de développement durable et résilient.
Xuân Lôc/CVN





