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Ce numéro rappelait notamment que le cheval avait succédé au serpent depuis le 17 février 2026 et qu’il s’effacerait à nouveau le 5 février 2027. Si vous êtes né(e) en 1942, 1954, 1966, 1978, 1990, 2002 ou 2014, vous êtes du signe du cheval.
Cette année, il s’agit même du Cheval de feu. Dans l’imaginaire collectif, cet animal élégant est associé à l’énergie, à la rapidité, à la liberté et à l’indépendance. Il favorise l’audace et la créativité, tout en invitant à la prudence face aux excès.
À la Une de ce numéro double figurait un cheval saisissant, issu de l’imagination du peintre Lê Trí Dung. Illuminant l’ensemble de la publication, cette œuvre offrait une belle occasion de (re)découvrir un artiste qui compte dans l’univers culturel vietnamien. En quatre décennies, Lê Trí Dung a donné vie à plus de 3.000 figures équestres, incarnant souffle et énergie, et révélant une âme indomptable et un esprit résilient, profondément ancrés dans l’histoire du pays.
Né en 1949 à Hanoï, dans une famille d’artistes de tradition, il hérita très tôt de la passion de son père, Lê Quôc Lôc (1918-1987), reconnu comme l’un des plus grands maîtres de la laque traditionnelle du XXᵉ siècle et pionnier des beaux-arts vietnamiens modernes. Durant les heures les plus sombres de la guerre du Vietnam, répondant à l’appel de la Patrie, Lê Trí Dung troqua ses pinceaux contre les armes. Ces années de lutte lui offrirent une matière humaine et artistique d’une rare intensité.
Une autre année marqua durablement son parcours : 1978, année du… cheval et de la naissance de son premier enfant. Dès lors, cet animal s’imposa définitivement dans son œuvre. Jamais figé, celui-ci galope, bondit, s’élance. L’artiste admire sa beauté - sa crinière, son cou, sa queue - à l’exception, curieusement, de son ventre. C’est la raison pour laquelle ses représentations portent toujours une selle, comme on peut l’observer à la Une.
Ces chevaux incarnent l’âme et l’esprit du Vietnam, reflétant le geste artistique singulier de Lê Trí Dung. Chaque tableau raconte une histoire, traduit une émotion et témoigne d’un parcours riche et exigeant. Une image forte pour illustrer une année placée sous le signe des projets, des coopérations, des réformes et, espérons-le, du bonheur.
À n’en pas douter, cette année ne se vivra ni au pas ni au trot : elle s’annonce au galop, sans obstacle à l’horizon.
HERVÉ FAYET/CVN





