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| Setariki Tuicuvu, l'ailier fidjien de Toulon, au cours du match de Top 14 contre le Racing 92, le 10 octobre au stade Mayol. |
| Photo : AFP/VNA/CVN |
Titularisé lors d'une seule rencontre en septembre, Tuicuvu a travaillé pour regagner sa place et semble avoir convaincu son coach Franck Azema, qui l'a aligné trois fois d'affilée en Top 14 et en Challenge Cup en octobre.
"J'ai eu du mal à m'adapter au nouveau style de jeu mis en place. On avait le même système depuis plusieurs années avec Pierre Mignoni, mais Franck a changé cela quand il est arrivé et ça m'a un peu gêné, il a fallu que je m'adapte", a expliqué à l'AFP l'ailier de 31 ans, avant d'accueillir le Stade français samedi.
"On connaît ses qualités et j'attendais plus de lui en début de saison, sur son implication à l'entraînement et son engagement pendant les matches", a expliqué le technicien varois, qui avait déjà eu le joueur sous ses ordres à Clermont.
"Il y a eu beaucoup de nouveaux joueurs au club cet été, j'ai dû les connaître et essayer de savoir comment ils jouent pour m'adapter aussi à leur jeu. Face au Racing 92 il y avait Gaël Fickou et Juan Ignacio Brex au centre, puis une semaine après à Edimbourg (NDLR: Challenge Cup) c'était Jérémy Sinzelle et Antoine Frisch. Ce n'est pas pareil, ils ne jouent pas de la même manière, donc je dois aussi comprendre leur façon de jouer", reprend Tuicuvu, passé par Brive (2020-2023) avant Toulon.
"Franck m'a donné une opportunité de jouer et j'en ai profité, puis j'ai enchaîné, donc je suis content", précise l'ailier qui a terminé sa formation à l'ASM.
"Parfois je gueule"
Le départ de Pierre Mignoni début octobre a créé l'électrochoc souhaité au sein du RC Toulon, avec trois victoires d'affilée et une sixième place au classement, même si Tuicuvu a été attristé de voir l'ancien demi de mêlée quitter le club.
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| Setariki Tuicuvu, l'ailier fidjien de Toulon, contre le Racing 92 en Top 14, le 10 octobre au stade Mayol. |
| Photo : AFP/VNA/CVN |
"Ça a été bizarre pour moi car c'est Pierre qui m'avait recruté. J'ai eu du mal à retrouver mes repères quand il est parti, même si je connaissais déjà Franck, mais ce n'était pas pareil", souligne le Fidjien, qui perd son sourire communicatif au moment d'évoquer le départ de son ancien manager.
"Maintenant ça va mieux, on discute beaucoup avec Franck, notamment sur ce qu'il faut faire sur le terrain", poursuit Tuicuvu et ses plus de 150 matches en Top 14.
Le début de saison raté du club (NDLR: trois défaite d'affilée) n'a pas pour autant assombri un des joueurs les plus joyeux du collectif varois. Assez réservé hors des terrains, le trois-quarts reste toujours aussi expressif dès qu'il foule la pelouse.
"C'est vrai que je ne parle pas beaucoup en dehors, mais lorsque je suis sur le terrain, je le fais. Il faut dire les choses, sinon ce n'est pas bon. Si quelque chose m'agace, je le dis directement, si un petit truc peut aider l'équipe il faut le dire, et parfois je gueule hein!", s'amuse-t-il.
Récemment convoqué dans un groupe élargi de la sélection fidjienne, Setariki Tuicuvu (12 sélections) n'a plus joué avec les Flying Fijians depuis un an et ne défiera pas les Bleus samedi soir à Lyon.
"J'ai envie de retrouver les Fidji, mais ça me dérange moins qu'avant de ne pas être sélectionné", confie l'ailier explosif et dur au mal. "Parfois c'est difficile de partir loin, j'ai un enfant de cinq ans qui me demande tout le temps où je vais et de rester avec lui, donc je suis bien ici aussi".
Si bien qu'il poursuit l'aventure au RCT, où il se sent comme à la maison, malgré les départs successifs des îliens Jiuta Wainiqolo, Duncan Paia'aua ou encore Leicester Fainga'anuku au fil des années.
AFP/VNA/CVN



