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Sur instruction de la Banque d’État, les banques commerciales doivent proposer en août des programmes de crédit destinés aux moteurs de croissance et aux PME, avec des taux en dôngs inférieurs d’au moins 1 % par an à leur taux moyen pour des prêts de même durée.
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| Contrôle de la qualité des produits avant leur expédition chez Vietonic, dans la zone industrielle de Dinh Tram, province de Bac Ninh. |
| Photo : VNA/CVN |
Plusieurs banques ont ainsi lancé d’importants programmes à taux préférentiels. Vietcombank, VietinBank et BIDV proposent chacun des enveloppes de 50.000 milliards de dôngs, tandis qu’Agribank consacre 70.000 milliards de dôngs aux PME. Nam A Bank et SHB ont également mis en place des programmes de 25.000 et 45.000 milliards de dôngs, respectivement.
Toutefois, pour les PME, l’accès au crédit ne dépend pas uniquement des taux d’intérêt. Les flux de trésorerie, les garanties, la situation financière et les plans d’affaires jouent également un rôle important. Certaines banques développent donc des financements intégrés aux activités de production et de distribution.
Agribank, par exemple, a conclu un accord avec Saigon Co.op afin de financer la production, le développement de la chaîne de distribution, la logistique et les infrastructures, tout en soutenant les fournisseurs, agriculteurs et partenaires de son réseau. ACB coopère de son côté avec le Centre de la quatrième révolution industrielle de Hô Chi Minh-Ville (HCMC C4IR) pour accompagner les entreprises, notamment les PME.
Les entreprises soulignent cependant que les difficultés d’accès au financement persistent en raison des coûts élevés de production et du niveau encore important des taux d’intérêt. Du côté des entreprises exportatrices, les besoins en financement varient également en fonction du cycle d’activité. Selon Bill Nguyen, directeur commercial de Cainver Vietnam, certaines commandes nécessitent environ six mois entre l’achat des matières premières, la production et l’encaissement, tandis que les délais de paiement peuvent atteindre 120 jours. Une période trop courte de taux préférentiels suivie d’un taux variable risque donc de limiter l’efficacité du soutien.
Selon des experts, l’efficacité de la politique de crédit dépend donc moins du seul niveau des taux que de la destination des financements. La priorité devrait être donnée aux activités productives, y compris la sous-traitance industrielle et l’assemblage, qui créent des emplois et renforcent les capacités de production.
Les infrastructures directement liées à la réduction des coûts des entreprises, notamment les routes, les ports et la logistique, devraient également bénéficier d’une attention particulière. Une baisse des coûts logistiques permettrait d’améliorer la compétitivité des produits vietnamiens et de soutenir l’expansion des entreprises.
Ainsi, la politique de crédit en faveur des PME ne consiste pas seulement à réduire les taux ou à augmenter les enveloppes de prêts. L’essentiel est d’orienter les ressources vers les bonnes entreprises, en fonction de leur cycle d’activité et des secteurs capables de créer des capacités de production, des emplois et de la valeur ajoutée pour l’économie.
VNA/CVN



