Réactions dans le monde à l'attaque des États-Unis contre le Venezuela

Le président américain, Donald Trump, a annoncé samedi 3 janvier que les forces américaines avaient capturé son homologue vénézuélien, Nicolas Maduro, et son épouse après une "attaque de grande envergure" contre le pays sud-américain, et ajouté que les États-Unis avaient l'intention de "diriger" la transition au Venezuela.

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Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, s'exprime à New York.
Photo : Xinhua/VNA/CVN

Voici les principales réactions internationales :

Chine

La Chine a appelé dimanche 4 janvier Washington "à garantir la sécurité personnelle du président Nicolas Maduro et de son épouse, à les libérer immédiatement et à cesser de chercher à renverser le gouvernement du Venezuela", dans un communiqué des Affaires étrangères, qui qualifie leur capture et exfiltration de "violation flagrante du droit international".

La veille, Pékin s'était dit "profondément choqué" par "le recours flagrant à la force par les États-Unis contre un État souverain" et avait dénoncé un "comportement hégémonique des États-Unis (qui) viole gravement le droit international" et "menace la sécurité en Amérique latine et dans les Caraïbes".

ONU

Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, s'est inquiété "que le droit international n'ait pas été respecté", déplorant un "dangereux précédent" et appelant "tous les acteurs au Venezuela à engager un dialogue inclusif, dans le plein respect des droits de l'homme et de l'État de droit".

Colombie 

La Colombie a annoncé le déploiement de troupes à sa frontière avec le Venezuela.

Le président colombien, Gustavo Petro, a qualifié les actions de Washington d'"atteinte à la souveraineté" de l'Amérique latine et déclaré qu'elles entraîneraient une crise humanitaire.

M. Petro a demandé une réunion "immédiate" de l'Organisation des États américains (OEA) et de l'ONU sur la "légalité internationale" de cette "agression".

Brésil 

Le président brésilien, Luiz Inacio Lula da Silva, a condamné samedi 3 janvier une "grave atteinte à la souveraineté du Venezuela", estimant que "les bombardements sur le territoire vénézuélien et la capture de son président dépassaient les limites de l'acceptable" et menaçaient "la préservation de la région en tant que zone de paix".

Il a également exhorté sur X la communauté internationale, par l'intermédiaire des Nations unies, à "répondre vigoureusement" à ces attaques.

Les États-Unis d'Amérique ont mené une attaque de grande envergure contre le Venezuela le 3 janvier.
 Photo : IRNA/VNA/CVN

Mexique 

Le Mexique a condamné samedi 3 janvier les bombardements menés "unilatéralement" par les États-Unis contre le Venezuela, avertissant que toute "action militaire met(tait) gravement en péril la stabilité régionale

Russie

"Ce matin, les États-Unis ont commis un acte d'agression armée contre le Venezuela. Ceci est profondément préoccupant et condamnable", a déclaré le ministère russe des Affaires étrangères dans un communiqué, estimant que "l'hostilité idéologique avait triomphé du pragmatisme économique".

Iran

"Le ministère iranien des Affaires étrangères condamne fermement l'attaque militaire américaine contre le Venezuela et la violation flagrante de la souveraineté nationale et de l'intégrité territoriale du pays", a indiqué dans un communiqué la diplomatie iranienne, fustigeant "l'agression illégale des États-Unis"

Turquie 

Le ministère turc des Affaires étrangères a appelé samedi 3 janvier toutes les parties à la retenue, "afin d'éviter que la situation actuelle n'ait des conséquences néfastes pour la sécurité régionale et internationale".

Union européenne

L'Union européenne (UE) a appelé samedi 3 janvier au respect du droit international au Venezuela et rappelé son attachement à une transition démocratique et pacifique.

Sur X, la cheffe de la diplomatie de l'UE, Kaja Kallas, a dit avoir appelé à la "retenue", lors d'un échange au téléphone avec le secrétaire d'État américain Marco Rubio.

"Nous sommes solidaires du peuple vénézuélien et soutenons une transition pacifique et démocratique. Toute solution doit respecter le droit international et la Charte des Nations unies", a déclaré de son côté la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, également sur X.

Royaume-Uni

Le Premier ministre britannique, Keir Starmer, a rappelé samedi 3 janvier que tous les pays devaient "respecter le droit international", soulignant que Londres n'avait "pas participé" à l'opération américaine et à la capture du président Maduro.

Il a annoncé des discussions avec Washington "dans les jours à venir" sur le sujet.

"Le Royaume-Uni soutient depuis longtemps une transition du pouvoir au Venezuela", a déclaré le dirigeant britannique dans un communiqué.

Manifestation contre l'attaque militaire américaine au Venezuela à Washington D.C., aux États-Unis, le 3 janvier. 
Photo : Agence Anadolu/VNA/CVN

France 

La président français, Emmanuel Macron, a appelé samedi 3 janvier, sur X, à une "transition pacifique" et "démocratique" au Venezuela.

Il a plaidé pour que la transition, "respectueuse de la volonté du peuple vénézuélien".

Espagne

Le gouvernement espagnol "ne reconnaîtra pas (...) une intervention qui viole le droit international", a déclaré sur X le Premier ministre espagnol, Pedro Sanchez.

L'intervention américaine "pousse la région vers un horizon d'incertitude et de bellicisme", a ajouté le dirigeant socialiste, appelant à une transition "juste et dans le dialogue".

Pologne 

"Un événement comme l'attaque américaine (...) contre le Venezuela affecte le monde entier ; nous réagirons et nous nous préparerons à cette nouvelle situation", a assuré le Premier ministre, Donald Tusk, lors d'une conférence de presse.

Italie

La Première ministre italienne, Giorgia Meloni, a estimé "légitime" l'opération américaine, la qualifiant "d'intervention défensive", tout en soulignant qu'une "action militaire extérieure n'est pas la manière de mettre fin aux régimes totalitaires".

Afrique du Sud

L'Afrique du Sud a qualifié l'opération américaine de "violation manifeste de la Charte des Nations unies", estimant que cette façon d'utiliser "unilatéralement la force" était "illégale" et "min(ait) la stabilité de l'ordre international".

AFP/VNA/CVN

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