Le président français appelle à une transition pacifique au Venezuela

Réagissant à la situation au Venezuela, le président français Emmanuel Macron a appelé samedi 3 janvier à une transition pacifique dans le pays d'Amérique latine. Les principaux partis politiques français de gauche ont condamné l'attaque des États-Unis contre le Venezuela.

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Fumée s'élevant du complexe militaire de Fuerte Tiuna, le plus grand du Venezuela, suite à une série d'explosions survenues dans la capitale Caracas, le 3 janvier 2026.
Photo : Japantimes.co.jp/VNA/CVN

"La transition à venir doit être pacifique, démocratique et respectueuse de la volonté du peuple vénézuélien", a indiqué M. Macron sur X, ajoutant son souhait que ce soit l'opposant Edmundo Gonzalez Urrutia qui pourrait "assurer au plus vite cette transition".

Plus tôt dans la journée, Jean-Noël Barrot, ministre français des Affaires étrangères, a jugé que l'attaque américaine contre le Venezuela "contrevient au principe de non-recours à la force qui fonde le droit international".

"La France rappelle qu'aucune solution politique durable ne saurait être imposée de l'extérieur et que les peuples souverains décident seuls de leur avenir", a souligné M. Barrot sur X.

La France "réitère son attachement à la Charte des Nations unies, qui doit continuer de guider l'action internationale des États, toujours et partout", a indiqué le chef de la diplomatie française.

La gauche française condamne l'attaque

Les principaux partis politiques français de gauche ont condamné samedi 3 janvier l'attaque des États-Unis contre le Venezuela.

"Il est temps que la République française condamne l'attaque contre le Venezuela. Il n'y a pas de bonne invasion. Seulement des mauvaises. La parole de la France doit rester non alignée et constante sur les principes du droit international", a déclaré sur X Jean-Luc Mélenchon, dirigeant de La France insoumise (LFI).

LFI a par ailleurs appelé à un rassemblement ce samedi soir à Paris "en solidarité avec le peuple vénézuélien", victime d'une "guerre illégale et illégitime déclenchée par l'administration de Donald Trump", selon un communiqué du parti.

Le Parti communiste français (PCF) "condamne avec la plus grande fermeté" l'attaque américaine, qui "constitue une violation flagrante de la souveraineté du Venezuela, du droit international et de la Charte des Nations unies", et "s'inscrit dans la continuité d'une stratégie d'ingérence et de déstabilisation", selon un communiqué du PCF.

"Toute l'Amérique latine est menacée. La France doit réagir fermement !", a indiqué sur X le secrétaire national du PCF Fabien Roussel, dénonçant "un scandale absolu".

L'intervention américaine représente "un nouvel effondrement du droit international, sous les coups des impérialismes qui sont les oripeaux d'une nouvelle ère de prédation", a indiqué sur X Marine Tondelier, secrétaire nationale des Écologistes. Elle a appelé la France à "condamner avec la plus grande fermeté cette énième violation du droit international".

"La force ne peut remplacer le droit. C'est un pas de plus dans la délégitimation des institutions internationales", a indiqué sur X Olivier Faure, premier secrétaire du Parti socialiste (PS), soulignant que l'attaque des États-Unis est un "acte (qui) doit être unanimement condamné".

Le président américain Donald Trump a affirmé samedi que les États-Unis ont frappé le Venezuela et capturé son président Nicolas Maduro, qui a été emmené hors du pays en compagnie de son épouse. 

Xinhua/VNA/CVN

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