La Colombie renforce sa frontière avec le Venezuela après l'intervention américaine

La Colombie a mobilisé samedi 3 janvier des chars d'assaut et des soldats habituellement déployés contre la guérilla pour garder sa frontière avec le Venezuela, pays où les États-Unis ont capturé le président Nicolas Maduro.

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La Colombie renforce sa frontière avec le Venezuela après les frappes américaines sur son voisin.
Photo : Figaro/VNA/CVN

Sur ordre du président colombien Gustavo Petro, des troupes ont convergé vers les principaux points de passage avec le Venezuela, par crainte de migrations de masse ou que des bandes criminelles ne profitent du désordre.

Après des mois de fortes tensions et de pression militaire en mer des Caraïbes, Washington a frappé Caracas et ses environs dans la nuit de vendredi à samedi, capturé puis conduit en territoire américain Nicolas Maduro.

Le président Donald Trump a annoncé que les États-Unis allaient "diriger" jusqu'à une transition "sûre" le Venezuela, pays de 30 millions d'habitants.

Gustavo Petro a dénoncé l'opération américaine, quand Donald Trump lui a conseillé de "faire gaffe à ses fesses", après avoir affirmé que tout pays produisant de la cocaïne vendue aux États-Unis était "susceptible d'être attaqué".

Samedi, l'AFP a vu des militaires en train de monter la garde au niveau des principaux ponts qui relient le département colombien de Norte de Santander à l'État vénézuélien de Tachira.

Les soldats, droits aux côtés des chars, ont expliqué qu'ils avaient été "retirés" plus tôt de zones où ils luttaient contre les guérillas afin de surveiller la frontière.

Dans la foulée de l'intervention américaine, Bogota a déclenché l'état d'alerte en raison de possibles assauts de groupes armés qui sévissent des deux côtes de la frontière.

La guérilla de l'Armée de libération nationale (ELN) et des dissidents des ex-FARC avaient récemment dénoncé les menaces américaines à l'encontre de Nicolas Maduro. Et ces derniers mois, Donald Trump n'a pas exclu de potentielles attaques terrestres en Colombie au motif de la lutte contre le trafic de drogues.

Samedi, le ministre de la Défense colombien, Pedro Sanchez, a assuré que le narcotrafic était un "ennemi" commun de son pays et des États-Unis.

Le gouvernement Petro s'inquiète aussi d'un risque de crise humanitaire, avec des mouvements migratoires d'ampleur.

Huit millions de Vénézuéliens ont fui leur pays depuis 2014 selon l'ONU. Beaucoup se sont retrouvés en Colombie voisine.

Sur le pont Simon Bolivar dans la municipalité de Villa del Rosario, principal point de passage transfrontalier, le flux de personnes était toutefois inhabituellement faible samedi.

AFP/VNA/CVN

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