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| L’ambassadeur de l’UE au Vietnam, Julien Guerrier, met en avant le rôle des jeunes dans la transition écologique. |
| Photo : AUE/CVN |
La campagne "Plug in to Evolution", lancée par la Délégation de l’Union européenne (UE) au Vietnam, s’est achevée après un an de mise en œuvre. Son bilan dépasse largement les spectacles organisés et les dizaines de millions de personnes touchées. Elle a démontré comment l’art peut transformer des notions souvent perçues comme abstraites, telles que transition verte, changement climatique, développement durable, en expériences sensibles et porteuses d’émotions, capables de mobiliser un large public.
Alors que les conférences et séminaires sur le climat s’ouvrent généralement sur des graphiques et des données chiffrées, cette initiative a choisi une autre voie : raconter ces enjeux à travers la musique, la danse et les arts visuels. En donnant un visage artistique à la transition verte, elle a contribué à rendre les défis environnementaux plus accessibles et à renforcer la sensibilisation collective.
L'art raconte le climat
"À travers cette campagne, nous avons souhaité associer la jeunesse vietnamienne à l’objectif commun de l’UE et du Vietnam : lutter contre le changement climatique et œuvrer en faveur de la transition écologique et du développement durable. Nous voulions relier culture et créativité à ces enjeux. C’est pourquoi nous avons choisi trois éléments naturels - le vent, l’eau et le soleil - essentiels à la vie, à la culture et à la durabilité", a expliqué Julien Guerrier, ambassadeur de l’UE au Vietnam.
"Les jeunes participants vietnamiens retiendront qu’il est possible d’aborder les questions climatiques par le biais de l’art, en explorant ces trois éléments fondamentaux", a-t-il ajouté.
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| La campagne "Plug in to Evolution" (Brancher sur l’évolution) a rassemblé de nombreux artistes vietnamiens autour des enjeux climatiques. |
| Photo : AUE/CVN |
Pendant près d’un an, les trois symboles "Vent - Eau - Soleil" ont constitué le fil rouge de la campagne initiée par la Délégation de l’UE au Vietnam dans le cadre de l’initiative Global Gateway.
Le vent incarne l’innovation et la créativité ; l’eau, l’adaptation et la connexion ; le soleil, le savoir et l’énergie de demain. Ces idées ont été traduites en musique, danse contemporaine, arts visuels et expériences immersives, chaque discipline devenant un langage pour raconter une même histoire autour du développement durable.
"L’art peut en effet permettre d’exprimer nos préoccupations et les problèmes auxquels nous sommes actuellement confrontés concernant ces éléments, car nous devons les préserver. Nous vivons sur cette Terre depuis très longtemps, mais nous devons veiller à pouvoir continuer à y vivre à l’avenir", a déclaré Kristina Buende, cheffe de la coopération de la Délégation de l’UE au Vietnam.
Le point d’orgue de cette aventure a été le spectacle Le flux de l’évolution : Vent - Eau - Soleil, réunissant différentes formes d’expression artistique dans une création commune. Mais l’un des aspects les plus remarquables de la campagne réside dans la manière dont elle a placé le public au cœur de la démarche, au-delà de la simple mise en scène des messages environnementaux.
Le public au cœur de la démarche
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| En près d’un an, 12 événements immersifs ont attiré plus de 8.600 participants et généré environ 35 millions de vues en ligne. |
| Photo : TH/CVN |
En près d’un an, la campagne a mobilisé 10 artistes et 9 créateurs de contenu, organisé 12 événements immersifs, attiré plus de 8.600 participants en présentiel et généré environ 35 millions de vues sur les plateformes numériques.
"Tout ce qui nous entoure contient de l’énergie solaire. C’est une manière pour nous de pratiquer l’art afin d’amener chacun à comprendre que le soleil n’est pas seulement une réalité matérielle, mais aussi un système et une connexion invisible qui relie les êtres humains, la culture, la nature et les technologies", a estimé l’artiste Trung Bao.
Chaque artiste a proposé sa propre interprétation des enjeux liés au développement durable : des mélodies porteuses d’innovation en musique, des images suggérant les liens entre l’homme et la nature dans les arts visuels, et une danse contemporaine racontant cette histoire par le langage du corps, symbole d’adaptation, de connexion et de renaissance.
L’art ne peut pas, à lui seul, réduire les émissions de gaz à effet de serre ni résoudre les problèmes environnementaux. Mais il peut transformer la perception de la nature et éveiller la volonté d’agir.
Après près d’un an de mise en œuvre, ce qui restera le plus marquant de la campagne "Brancher sur l’évolution" ne réside peut-être pas seulement dans les chiffres. Sa véritable valeur tient aux dialogues qu’elle a ouverts entre l’art, les communautés et les initiatives en faveur du développement durable.
Quê Anh/CVN





