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Lors d’une séance de travail avec le ministère de la Culture, des Sports et du Tourisme sur la conservation et les musées, le 19 août à Hanoï, Tô Lâm a souligné la nécessité de procéder à une évaluation sérieuse des capacités et de la structure du système de conservation et des musées, tout en réglant définitivement les insuffisances et les projets qui s’éternisent et en enrichissant progressivement les collections nationales.
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| Le secrétaire général du Parti communiste du Vietnam et président de la République, Tô Lâm. |
| Photo : VNA/CVN |
Selon un rapport du ministère de la Culture, des Sports et du Tourisme, le Vietnam compte actuellement plus de 40.000 sites patrimoniaux et près de 70.000 éléments du patrimoine culturel immatériel recensés. Le pays dispose de 177 musées qui conservent et exposent plus de quatre millions de documents et objets, dont de nombreuses collections et pièces particulièrement rares et précieuses. Le recensement, le classement et l’inscription des patrimoines ainsi que la reconnaissance des artisans ont enregistré des résultats importants. Plusieurs musées sont devenus des destinations culturelles prisées et sont régulièrement intégrés aux circuits touristiques.
Le ministère a toutefois relevé plusieurs difficultés, notamment dans le recensement, la collecte et la documentation du patrimoine culturel immatériel dans certaines localités. Les ressources humaines ne répondent pas encore pleinement aux exigences nouvelles, notamment dans les domaines de la conservation préventive, de la restauration, de la conservation des collections, de la médiation culturelle, de l’étude des publics, de la communication, des données numériques et de la gestion moderne des musées. Certains grands musées disposent de collections précieuses et d’une longue expérience, mais ne disposent pas encore des conditions nécessaires pour en valoriser pleinement les pièces et renforcer leur rayonnement.
Face à cette situation, Tô Lâm a demandé au ministère de la Culture, des Sports et du Tourisme d’accélérer un examen global du système de conservation et des musées, d’identifier les problèmes urgents, de définir clairement les priorités et de proposer des solutions pour chaque groupe de problèmes. Les investissements doivent être ciblés et éviter les réparations ponctuelles et les interventions fragmentées qui se prolongent, avec des investissements répétés sans permettre de régler les problèmes à la source.
Le secrétaire général du Parti et président de la République a également insisté sur la nécessité de combler les lacunes dans la conservation de l’histoire du Vietnam depuis l’indépendance du pays, notamment celle liée au processus de construction nationale, de développement et de transformation sociale. La conservation ne doit donc pas seulement être tournée vers le passé, mais également s’inscrire dans une vision à long terme permettant d’identifier et de construire activement les valeurs du patrimoine de demain.
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| Lors de la séance de travail. |
| Photo : VNA/CVN |
Selon Tô Lâm, la responsabilité de la génération actuelle ne consiste pas seulement à préserver ce que les générations précédentes lui ont transmis, mais aussi à réfléchir sérieusement à ce qu’elle laissera aux générations futures. Il s’agit précisément de passer d’une conservation passive à une construction active de la mémoire nationale, chaque génération ayant à la fois pour mission de recevoir, de créer et de préserver des valeurs susceptibles de devenir le patrimoine du pays dans les centaines, voire les milliers d’années à venir.
Tô Lâm a notamment demandé de considérer les données historiques, culturelles et patrimoniales comme une composante essentielle de l’infrastructure culturelle nationale. Le Vietnam doit mettre en place un dépôt national de données culturelles numériques, unifié, interconnecté, vérifiable et conçu pour une utilisation à long terme. Il doit également élaborer des mécanismes et des politiques adaptés pour développer les données et appliquer l’intelligence artificielle à la protection, à la conservation et à la valorisation des patrimoines culturels.
La numérisation et l’application de l’IA ne visent pas seulement à moderniser les activités du secteur culturel, mais aussi à transformer les valeurs culturelles en valeur économique et à favoriser le développement des industries culturelles. Le dirigeant vietnamien a demandé de s’attaquer immédiatement à la question de la conservation numérique à long terme, afin de garantir que les données historiques et culturelles du Vietnam soient conservées, organisées et exploitées de manière systématique.
Il a également souligné qu’à l’ère de l’intelligence artificielle, si les données historiques et culturelles du Vietnam ne sont pas suffisamment complètes, bien organisées et maîtrisées par le pays lui-même, des systèmes extérieurs pourraient, à terme, devenir des sources déterminant la manière dont le monde, voire les Vietnamiens eux-mêmes, comprennent leur histoire et leur culture. Il ne s’agit donc pas seulement d’une question de transformation numérique, mais aussi de souveraineté des connaissances et du droit de raconter et de transmettre soi-même l’histoire de sa nation.
Concernant le système muséal, Tô Lâm a demandé de renouveler les critères d’évaluation de son efficacité, en prenant notamment en compte sa capacité à servir la population, à enrichir la vie sociale et à transmettre les valeurs aux générations futures. Les critères doivent être plus concrets, allant du nombre et du profil des visiteurs à la capacité d’attirer les jeunes et de les fidéliser, en passant par l’efficacité des activités éducatives et de recherche ainsi que l’exploitation des données.
Il a proposé au ministère de l’Éducation et de la Formation de coopérer afin de faire des musées des espaces d’apprentissage réguliers, permettant de transmettre l’histoire et la culture de manière plus vivante à travers les objets, les espaces et les récits.
Tô Lâm a souligné que les générations précédentes avaient légué à la génération actuelle une culture profondément imprégnée de l’identité nationale, ainsi qu’un patrimoine historique et mémoriel d’une valeur inestimable. La responsabilité de la génération actuelle est de préserver, de développer et d’enrichir ces valeurs, afin d’assurer la continuité, de génération en génération, de l’histoire, de la culture et de l’identité vietnamiennes.
VNA/CVN



