Municipales : "pas question" pour le RN de retirer ses candidats pour faire barrage à LFI, dit Le Pen

Il n'est "pas question" pour le Rassemblement national de retirer des candidats aux élections municipales afin de faire barrage à des candidats LFI, comme l'a demandé la ministre Aurore Bergé, a indiqué le 25 février au soir la cheffe de file du RN Marine Le Pen.

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Marine Le Pen, présidente du groupe parlementaire du Rassemblement national, à l'Assemblée nationale, à Paris le 25 février.
Photo : AFP/VNA/CVN

"Le retrait de nos listes, c'est la violation de la confiance que les électeurs ont mis en vous lorsqu'ils ont déposé un bulletin au premier tour", a appuyé Mme Le Pen lors d'un entretien sur BFMTV.

"Il n'est pas question de retirer des candidats", a-t-elle ajouté, enjoignant à la ministre Aurore Bergé de "garder ses bonnes idées pour son propre mouvement politique".

"Lorsqu'on arrive au second tour aux élections municipales, on a des conseillers municipaux d'opposition qui sont élus", a encore rappelé Mme Le Pen.

La proposition de la ministre déléguée à l'Égalité femmes-hommes avait déjà été contredite par la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon qui a assuré plus tôt dans la journée qu'elle n'appelait "le RN à rien".

Aurore Bergé avait demandé au parti d'extrême droite de se désister dans les villes "où LFI peut gagner".

Marine Le Pen a pas ailleurs ciblé la "manière" qu'a Jean-Luc Mélenchon "d'insulter, de pousser à l'hystérisation du débat politique", alors que les Insoumis sont accusés par leurs adversaires politiques d'avoir une part de responsabilité dans la mort du militant identitaire Quentin Deranque à Lyon.

"Dans les propos de Jean-Luc Mélenchon, il y a une forme de légitimation de la violence", a accusé Mme Le Pen, qui a affronté le leader insoumis à trois élections présidentielles.

"Depuis un certain nombre de temps, Jean-Luc Mélenchon oscille entre la stratégie de la pacification et la stratégie du pire. Et il a choisi la stratégie du pire, c'est la stratégie de l'intimidation. Or, ça pose un problème parce que, dans l'esprit de La France insoumise, tout ce qui est à droite de La France insoumise est fasciste", a encore déclaré la patronne des députés RN.

Mme Le Pen a également assuré que son parti n'avait "aucun lien structurel" avec des "groupuscules" d'ultradroite, ce qui le distinguait "de la mouvance antifa qui a des liens structurels avec la France insoumise".

"Ces groupuscules, je les ai virés, je les ai foutus à la porte. Ça a été un des premiers actes de ma présidence du Front national", a plaidé celle qui a entretenu des amitiés avec des membres du GUD (groupe union défense), comme Frédéric Châtillon.

Dans ce contexte, la députée RN Lisette Pollet a dû annoncer le 25 février le licenciement d'un de ses assistants parlementaires, Vincent Claudin, en raison de la publication sur des comptes X sous pseudonymes de messages racistes, homophobes et antisémites, révélés par Mediapart. M. Claudin a aussi appartenu au groupuscule d'ultradroite Lyon Populaire, qui a fait l'objet d'une procédure de dissolution.

AFP/VNA/CVN

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