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Selon Vo Van Hung, vice-ministre de l'Agriculture et du Développement rural et vice-président du Comité directeur national de lutte contre la pêche INN, la lutte contre la pêche INN a été menée avec une forte détermination politique, de manière coordonnée et concrète, en s'étendant de façon cohérente du niveau central jusqu'au niveau local.
Parmi les points saillants, citons l'achèvement du cadre juridique, la restructuration des mécanismes de direction, de gestion et de coordination interinstitutionnelle, ainsi que le développement d'outils d'inspection et de surveillance. En outre, les responsabilités des dirigeants ont été clairement définies, liant la lutte contre la pêche INN à la réputation nationale, aux intérêts des pêcheurs et des entreprises, ainsi qu'à l'objectif de développement durable de la pêche.
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| Le Vietnam renforce les contrôles pour prévenir les infractions liées à la pêche INN. |
| Photos : VNA/CVN |
Deuxièmement, le Vietnam a progressivement établi une base de gestion de la pêche fondée sur des données et des preuves transparentes et accessibles au public. La base de données nationale sur la pêche (VNFishbase), le système de surveillance des navires (VMS), le système électronique de documentation et de traçabilité des captures (eCDT) et la base de données sur le traitement des infractions sont en cours d'interconnexion et de normalisation, et sont utilisés avec une efficacité croissante.
Le ministère de l'Agriculture et du Développement rural a intégré ces bases de données et lancé un système national de rapport opérationnel pour lutter contre la pêche INN. Dans le cadre de ce système, les données de gestion de bout en bout pour chaque campagne de pêche ainsi que les dossiers relatifs au traitement des navires en infraction sont numérisés afin de faciliter le suivi, la supervision et la responsabilisation. Ce système de rapport opérationnel fonctionne de manière uniforme à l'échelle nationale, permettant une évaluation transparente des résultats de mise en œuvre, un système de notation et de classement, ainsi qu'une évaluation des progrès réalisés dans la lutte contre la pêche INN au niveau local.
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| Le Vietnam veut faire lever le "carton jaune" de la CE et promouvoir une pêche durable. |
| Photos : VNA/CVN |
En septembre 2026, un total de 80.108 navires de pêche (d'une longueur égale ou supérieure à 6 mètres) étaient enregistrés et mis à jour dans la base de données VNFishbase, dont plus de 96 % détenaient une licence de pêche valide. Cela constitue une avancée majeure dans la gestion individuelle des navires et de leurs propriétaires, ainsi que de leur statut juridique et de leurs activités opérationnelles.
Troisièmement, des améliorations nettes ont été constatées concernant le contrôle des entrées et sorties des navires de pêche dans les ports, leurs opérations en mer et la traçabilité. À ce jour, 97 ports de pêche ont été officiellement ouverts et jugés aptes à fonctionner ; 82 ports ont été désignés pour accueillir des navires de pêche hauturière ; et 55 ports ont été autorisés à certifier l'origine des produits de la mer débarqués. La numérisation des données relatives aux sorties de pêche via le système eCDT permet un suivi rigoureux des déplacements des navires, des volumes de captures débarquées et de la documentation de traçabilité, renforçant ainsi la transparence et la conformité réglementaire des produits.
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| Des garde-frontières inspectent le dispositif de surveillance des bateaux de pêche avant qu'ils ne prennent le large. |
| Photos : VNA/CVN |
Quatrièmement, l'application de la loi et le traitement des cas de navires enfreignant la réglementation sur la pêche INN ont été considérablement renforcés et améliorés ; le nombre de navires pénétrant illégalement dans les eaux étrangères a chuté de 80% par rapport à 2025. Dans l'exercice de leurs fonctions, les autorités locales assurent une surveillance continue (24h/24 et 7j/7) des systèmes de suivi des navires, croisent les données et émettent des alertes précoces concernant les navires perdant la connexion ou franchissant les limites autorisées, permettant ainsi aux organismes compétents d'intervenir, de constituer des dossiers et d'infliger des sanctions conformément à la réglementation.
Plus important encore, la mentalité de la plupart des pêcheurs et des entreprises a évolué : la lutte contre la pêche INN ne vise pas seulement à satisfaire aux exigences de la Commission européenne (CE), mais aussi à protéger les ressources marines, à préserver les opérateurs légitimes et à valoriser la réputation des produits de la mer vietnamiens. En conséquence, on observe une baisse marquée du nombre de navires de pêche en infraction concernant la déconnexion du système de VMS et le franchissement des limites de zones de pêche autorisées en mer.
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Le vice-ministre a déclaré qu'au-delà des réalisations, il convient de reconnaître franchement certaines lacunes qui n'ont pas encore été totalement résolues.
Premièrement, le traitement des données relatives à l'immatriculation, à l'inspection technique, à la délivrance des licences, aux systèmes de VMS, au contrôle des navires de pêche au port et à l'application de la réglementation demeure - dans certains domaines - incohérent, incomplet, tardif, non synchronisé et non mis à jour en temps réel. Certains navires de pêche ne répondant pas aux exigences réglementaires ne sont pas encore gérés de manière efficace, ce qui présente un risque d'implication dans des activités illégales.
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| Le vice-ministre Vo Van Hung (2e, gauche) inspecte les infrastructures portuaires de pêche dans la baie de Cam Ranh, province de Khanh Hoa. |
| Photo : Kim So/CVN |
Deuxièmement, bien que les incidents tels que la perte de signal VMS, les violations de limites, la falsification des équipements VMS et les incursions de navires de pêche dans les eaux étrangères aient diminué, ils n'ont pas été totalement éliminés. La vérification et la résolution de certains cas restent laborieuses ; par ailleurs, la coordination entre les provinces et les villes concernant la gestion des navires de pêche opérant hors de leur juridiction d'origine n'a pas encore atteint le niveau d'efficacité ou de substance souhaité.
Troisièmement, le nombre de navires de pêche entrant dans les ports et déclarant leurs informations de départ ou d'arrivée via le système eCDT est insuffisant dans certaines localités ; la gestion de la traçabilité reste exposée à des risques d'incohérence et à des difficultés de rapprochement des données. Les capacités du personnel, les infrastructures portuaires, les équipements et les financements destinés à la lutte contre la pêche INN sont limités. De nombreux pêcheurs sont confrontés à des difficultés économiques et, face à l'épuisement continu des ressources aquatiques côtières et littorales, certains enfreignent délibérément la réglementation en pêchant dans des zones non autorisées.
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| Les pêcheurs de Quang Tri prennent la mer. |
| Photo : Trân Tuyên/CVN |
Selon ce responsable, le défi majeur réside dans la transformation des directives et réglementations en résultats de mise en œuvre cohérents, continus et vérifiables à l'échelle de l'ensemble du système, de manière transparente et uniforme. La CE ne se contente pas d'évaluer des documents ou des engagements ; elle met l'accent sur les preuves d'une mise en œuvre effective : cohérence des données, exhaustivité des registres, détection et traitement rapides des infractions, et traçabilité des produits jusqu'aux navires et aux sorties de pêche. Par conséquent, dans les échanges avec la CE, le facteur décisif est l'instauration de la confiance grâce à des résultats tangibles et démontrables, issus de mesures globales, holistiques et à long terme, plutôt que de campagnes réactives à court terme.
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La position et la politique du Parti, du gouvernement et du Premier ministre sont claires : si la levée du « carton jaune » constitue un objectif nécessaire, elle ne représente pas le but ultime. L'objectif final est de bâtir un secteur de la pêche durable et responsable visant à éliminer la pêche INN ; de mettre en place un système de gouvernance transparent, capable d'autodétection, d'autocontrôle et de traitement des infractions — garantissant ainsi un effet dissuasif — tout en démontrant la transparence et la légalité des produits de la mer vietnamiens.
Dans la période à venir, on doit mettre en œuvre intégralement le plan d'action de lutte contre la pêche INN et répondre de manière approfondie aux recommandations de la CE issues de la cinquième inspection. Cette mise en œuvre doit respecter les exigences relatives à la désignation claire du personnel, des tâches, des responsabilités, des délais et des livrables, telles qu'approuvées par le Premier ministre dans la décision n° 1516/QĐ-TTg du 10 août 2026. L'accent est mis sur cinq groupes de solutions.
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| Le Vietnam renforce la gestion de sa flotte de pêche et le contrôle de la traçabilité pour lutter contre la pêche INN. |
| Photos : VNA/CVN |
Premièrement, continuer à perfectionner les institutions, les procédures et les mécanismes de sanction ; réviser les réglementations qui se chevauchent ou sont incompatibles avec la réalité du terrain afin de garantir que les infractions soient détectées, vérifiées et traitées par les autorités compétentes dans les délais prescrits, sans retard ni omission.
Deuxièmement, gérer strictement la flotte de pêche selon le principe « un navire, un identifiant unique, un registre électronique unifié » ; achever l'examen, l'épuration et le croisement des données de VNFishbase avec celles concernant la population, l'immatriculation des navires, les licences, les systèmes de VMS et les entrées/sorties au port ; et identifier clairement la localisation, le propriétaire, le statut et les mesures de gestion pour tout navire ne remplissant pas les conditions requises.
Troisièmement, assurer le fonctionnement effectif du système de VMS : surveiller 100 % des navires soumis à des obligations lors de leur entrée et sortie du port ; émettre des avertissements, maintenir la communication, vérifier et traiter immédiatement les cas de perte de signal, de violation des limites ou de falsification de l'équipement ; dresser une liste des navires à haut risque pour une surveillance prioritaire ; et maintenir la coordination entre les autorités locales, les gardes-frontières, les forces de surveillance des pêches et la police.
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| Les forces des garde-frontières effectuent des patrouilles et des contrôles des navires de pêche entrant et sortant du port de pêche de La Gi, dans la province de Lâm Dông. |
| Photos : VNA/CVN |
Quatrièmement, contrôler l'ensemble de la chaîne de traçabilité via le système eCDT - couvrant l'entrée et la sortie des navires au port, les journaux de pêche et les volumes de captures débarquées, jusqu'à la vérification des matières premières et la certification des produits - et refuser la certification pour les matières premières ne disposant pas de données valides. Les entreprises exportant des espèces à haut risque doivent faire l'objet d'inspections fondées sur l'analyse des risques ; toute anomalie concernant les matières premières, les normes de transformation, les volumes de production ou la documentation doit être clarifiée et définitivement résolue.
Cinquièmement, renforcer la responsabilité dans la mise en œuvre, en particulier au sein de la direction ; intensifier les inspections inopinées et les suivis post-inspection, tout en rendant publics les progrès et les résultats ; et préparer simultanément un dossier unifié regroupant registres, données et éléments de preuve en vue du dialogue technique avec la CE. La position du Vietnam est proactive, transparente et ouverte aux retours, tout en restant ferme : les problèmes déjà résolus doivent être étayés par des preuves, tandis que les questions en suspens doivent être traitées selon une feuille de route claire, avec des responsabilités définies et des échéances précises.
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À long terme, la lutte contre la pêche INN doit s'intégrer durablement à la gestion moderne des pêches, plutôt que de cesser dès la levée du « carton jaune ».
Premièrement, il est essentiel de mettre en place un système de données numériques interconnecté et transparent, capable d'émettre des alertes précoces ; chaque navire, chaque campagne de pêche, chaque volume de capture et chaque transaction de matières premières doit laisser une trace électronique vérifiable et recoupable. Parallèlement, il convient de maintenir des mécanismes indépendants d'inspection et de surveillance, de définir clairement les responsabilités entre les autorités centrales et locales, et de renforcer l'obligation de rendre compte des organismes de gestion, des ports de pêche, des entreprises et des propriétaires de navires.
Deuxièmement, la gestion des activités de pêche doit se fonder sur l'état des stocks et la capacité de charge des ressources marines ; la flotte de pêche doit être restructurée pour s'aligner sur les limites de capture autorisées, réduisant ainsi la pression sur les eaux côtières, restaurant les écosystèmes et protégeant les zones de frai et les nourriceries. La lutte contre la pêche INN doit s'articuler avec la planification spatiale marine, la conservation de la biodiversité et l'adaptation au changement climatique.
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| Les pêcheurs exhortés à se joindre à la lutte contre la pêche INN. |
| Photos : VNA/CVN |
Troisièmement, la garantie de moyens de subsistance durables doit être considérée comme la solution fondamentale. L'État doit accompagner les pêcheurs dans leur reconversion professionnelle et réduire progressivement le nombre de navires peu performants, tout en encourageant la mariculture de haute technologie, les services logistiques, la transformation poussée des produits et le tourisme communautaire. Les politiques doivent privilégier les pêcheurs respectueux de la législation, tout en assurant une transition équitable qui préserve les moyens de subsistance de chacun.
Quatrièmement, l'accent doit passer de l'augmentation du volume de production à la création de valeur : normalisation de la qualité, certification des pratiques de pêche responsables, traçabilité de chaque expédition, réduction des pertes après capture et valorisation de la marque des produits de la mer vietnamiens. Lorsque le marché reconnaîtra la valeur supérieure des produits issus d'une pêche légale et transparente, les pêcheurs et les entreprises seront fortement incités à se conformer à la réglementation.
L'objectif ultime est de favoriser une culture d'exploitation responsable des pêches, où les pêcheurs jouent un rôle central, les entreprises assurent le lien pour la stabilité du marché, les organismes de gestion fournissent le cadre de service et de contrôle, et la technologie sert d'outil pour garantir transparence et objectivité. Ce n’est qu’en gérant durablement les ressources aquatiques, en améliorant l’efficacité économique des flottilles de pêche et en faisant respecter la loi de manière substantielle et rigoureuse que le secteur de la pêche vietnamien pourra parvenir à un développement durable et renforcer sa compétitivité sur le marché mondial.
Nguyên Tùng/CVN















