La région du Sud-Est : d'un nouvel espace à un pôle de croissance stratégique

Évoluant au-delà de son rôle traditionnel de "locomotive économique" nationale, la région du Sud-Est se transforme en un modèle de développement porté par des infrastructures modernes et interconnectées, l'innovation, l'économie numérique, la logistique, les industries de haute technologie et l'économie maritime.

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Ouvriers sur le chantier du pont Phuoc Khanh, sur l'autoroute Bên Luc - Long Thành.
Photos : VNA/CVN

Pour atteindre l'objectif d'une croissance soutenue à deux chiffres, l'enjeu consiste non seulement à tirer parti des atouts spécifiques de chaque localité, mais aussi à créer une synergie régionale grâce à des mécanismes de liaison efficaces et à la mobilisation des ressources de la société, notamment celles issues du secteur privé et des investissements directs étrangers (IDE). Une fois ces ressources libérées et l'intégration régionale pleinement opérationnelle, le Sud-Est réaffirmera son statut de pôle de croissance majeur du pays, propulsant l'économie vietnamienne vers une nouvelle phase de développement.

Suite à la réorganisation des unités administratives, la région du Sud-Est comprend trois entités : Hô Chi Minh-Ville, Dông Nai et Tây Ninh. Chaque localité possède des atouts propres tout en restant interconnectée grâce à des infrastructures favorisant un développement mutuel.

Hô Chi Minh-Ville fait office de pôle pour la finance, le commerce, l'innovation et les services de haute qualité ; elle constitue un centre pour l'industrie manufacturière intelligente et la transformation (intégrant l'ancienne zone de Binh Duong) ainsi que pour les activités portuaires, logistiques et l'économie maritime (intégrant l'ancienne zone de Bà Ria - Vung Tàu).

Dông Nai joue le rôle de plaque tournante logistique, de centre pour l'industrie de haute technologie et de site pour la ville aéroportuaire de Long Thành.

Tây Ninh sert de porte d'entrée pour le commerce international avec le Cambodge et de pôle pour l'économie frontalière, les énergies propres et l'agriculture de haute technologie.

Activités de production chez TENFY Technology (Vietnam) Co., Ltd. - une entreprise à capitaux étrangers - dans la zone industrielle TMTC, commune de Bên Cau, province de Tây Ninh.
Photos : VNA/CVN

Lorsque ces composantes seront reliées par un système d'infrastructures coordonné et un mécanisme de coopération efficace, la région du Sud-Est pourra non seulement attirer des projets majeurs, mais aussi bâtir une chaîne de valeur plus vaste et plus approfondie, capable de s'intégrer directement aux chaînes d'approvisionnement mondiales.

C'est là tout l'enjeu de cette nouvelle dynamique de développement : il ne s'agit pas simplement d'élargir les frontières administratives, mais d'accroître la capacité de croissance elle-même.


Les évolutions actuelles montrent que les infrastructures de la région du Sud-Est entrent dans une nouvelle phase. Une série de projets d'envergure crée un réseau interconnecté capable de restructurer la géographie économique régionale, dépassant ainsi le cloisonnement local qui prévalait par le passé.

Des projets clés - tels que l'aéroport international de Long Thành, les péripheriques N°3 et No4 de Hô Chi Minh-Ville, les autoroutes Hô Chi Minh-Ville - Môc Bài et Biên Hoà - Vung Tàu, la liaison ferroviaire vers Long Thành, le complexe portuaire de Cai Mép et le port de transbordement international de Cân Gio, associés à des systèmes logistiques intégrés - relient progressivement ces pôles de croissance en un ensemble unifié.


Le Dr. Su Ngoc Khuong, directeur principal des investissements chez Savills Vietnam, estime qu'une fois l'aéroport de Long Thành opérationnel et couplé au modèle de zone de libre-échange (ZLE), la province de Dông Nai pourrait s'imposer comme un nouveau maillon de transbordement dans la chaîne d'approvisionnement régionale, d'autant plus que les entreprises internationales restructurent leurs réseaux de production en Asie pour réduire leur dépendance à l'égard d'un marché unique.


Conscient de l'importance stratégique de l'aéroport international de Long Thành, le Premier ministre Lê Minh Hung a, lors d'une récente séance de travail avec la province de Dông Nai, désigné la mise en service de l'aéroport d'ici la fin de 2026 comme une priorité absolue. Il a également chargé Dông Nai de coordonner ses actions avec les ministères et organismes compétents ainsi qu'avec Hô Chi Minh-Ville afin de procéder à un examen approfondi de la planification et de lever les obstacles liés à la libération des terrains, aux procédures administratives et aux matériaux de construction.

Parallèlement au projet aéroportuaire, il est impératif d'accélérer divers projets de connectivité, notamment l'autoroute Biên Hoa - Vung Tàu, les péripheriques N°3 et N°4, la ligne ferroviaire Biên Hoà - Vung Tàu et les voies d'accès direct à l'aéroport.

Dans ce nouveau cadre, Hô Chi Minh-Ville, Dông Nai et Tây Ninh n'ont pas besoin de développer des industries identiques. Au contraire, chaque localité devrait tirer parti de ses atouts propres tout en s'intégrant à ceux de ses voisines. C'est précisément cette répartition des rôles et cette complémentarité mutuelle qui généreront une valeur ajoutée accrue pour l'ensemble de la région.


Photos : VNA/CVN

À l'échelle locale, le Dr. Châu Vu - directeur adjoint du bureau de la délégation de l'Assemblée nationale et du Conseil populaire de Hô Chi Minh-Ville - soutient que la compétitivité future de la ville ne dépendra plus uniquement du volume de son produit régional brut (GRDP) ou de ses taux de croissance à court terme. Elle reposera plutôt sur la capacité à réorganiser le développement spatial de toute la région du Sud-Est. Une fois que les péripheriques N°3 et N°4, les autoroutes interrégionales, les ports maritimes internationaux et l'aéroport de Long Thành seront parfaitement interconnectés, Hô Chi Minh-Ville cessera de fonctionner comme un centre urbain isolé ; elle deviendra au contraire le pivot de coordination de la plus vaste "super-région" urbaine, industrielle et logistique du pays.

L'expérience concrète dans la région du Sud-Est démontre que, dans le contexte actuel de développement, la compétitivité d'une "super-métropole" dépend de plus en plus de la connectivité régionale, de la capacité à coordonner les chaînes de valeur et de l'efficacité opérationnelle globale de l'ensemble de l'espace économique urbain.


Le rapport intitulé "Renforcer la connectivité logistique pour stimuler le développement socio-économique de la région du Sud-Est", publié en août 2025 par la Chambre de commerce et d'industrie du Vietnam - antenne de Hô Chi Minh-Ville (VCCI-HCM) en collaboration avec l'ambassade d'Australie, met en lumière le rôle de la région du Sud-Est en tant que zone économique clé, contribuant à près de 32% du PIB national et à 44,7% du budget de l'État. Toutefois, l'urbanisation rapide a engendré d'importants goulots d'étranglement au niveau des infrastructures de transport, tandis que le chevauchement des processus et des procédures a fait grimper les coûts logistiques et érodé la compétitivité des entreprises.

Le complexe portuaire de Cai Mép - Thi Vai.
Photos : VNA/CVN

Face à cette situation, le rapport propose trois séries de solutions innovantes et déterminantes. Il met particulièrement l'accent sur l'optimisation des infrastructures grâce au renforcement d'une connectivité fluide entre les différents modes de transport - routier, fluvial, ferroviaire et aérien - et notamment par l'accélération de la construction de l'aéroport de Long Thành et du complexe portuaire de Cai Mép - Thi Vai. Par conséquent, la résolution des blocages dans la région du Sud-Est doit être envisagée comme une mission visant à libérer le potentiel de développement collectif de la région, plutôt que comme le simple traitement de problèmes isolés propres à des projets ou des localités spécifiques.

La réalité de la région du Sud-Est démontre qu'il ne manque pas de ressources pour le développement. Le défi réside dans le fait que ces ressources, bien que variées, n'ont pas encore été pleinement intégrées pour former une force unifiée. Il est nécessaire d'associer les investissements publics aux capitaux privés, de relier les infrastructures de transport aux zones industrielles, aux ports maritimes et aux aéroports, d'aligner la formation de la main-d'œuvre sur les besoins des entreprises, de partager les données pour faciliter la gestion et d'envisager les retombées du développement au-delà des simples limites administratives.


Dans un contexte de concurrence et de développement de plus en plus féroces, les avantages de la région Sud-Est ne proviennent plus seulement de la situation géographique, de la taille du marché ou du fonds foncier industriel. Les investisseurs s'intéressent de plus en plus à la rapidité des procédures de traitement, à la capacité de prédire les politiques, à la qualité des ressources humaines, de l'énergie, des données, de la logistique et à la capacité de coordination entre les agences et les localités.

La région du Sud-Est est confrontée à une opportunité particulière lorsque de nombreuses conditions convergent : nouveaux espaces de développement, systèmes aéroportuaires et portuaires, réseau de transport stratégique, fondation industrielle, grand marché, flux de capitaux d'investissement internationaux et potentiel de développement de nouveaux secteurs économiques.

Un paquebot de croisière fait escale à Cai Mep - Thi Vai, avec à son bord des touristes internationaux venus découvrir Hô Chi Minh-Ville et les provinces voisines.
Photo : VNA/CVN

Selon les experts économiques, les opportunités ne se transforment en croissance que lorsque les ressources sont connectées dans un mécanisme opérationnel unifié. Le problème du Sud-Est dans la nouvelle période ne consiste donc pas simplement à trouver davantage de ressources, mais à s'ouvrir, à se connecter et à utiliser efficacement les ressources existantes ; En même temps, identifier les institutions qui doivent intervenir en premier pour libérer des ressources ; L'infrastructure doit venir en premier pour agrandir l'espace ; La science, la technologie et les ressources humaines doivent primer pour accroître la productivité.

Pham Viêt Phuong, directeur adjoint du Conseil de gestion des parcs industriels et des zones économiques de la province de Dông Nai, a déclaré : dans la période à venir, Dông Nai accordera la priorité à la concentration des ressources pour attirer les investisseurs stratégiques et les principales entreprises technologiques mondiales dans les domaines de la haute technologie, des semi-conducteurs, de l'aviation - aérospatiale, de la technologie quantique, de l'industrie biologique, des nouveaux matériaux, de l'intelligence artificielle (IA), du cloud computing et de l'industrie des technologies numériques.

Pour atteindre cet objectif, Dông Nai vise à construire un système politique de soutien synchrone, comprenant des mécanismes de soutien financier substantiels pour promouvoir le développement des industries des semi-conducteurs, de l'IA, des centres de données et des technologies numériques.


Infographie: VNA/CVN

Pendant ce temps, Tây Ninh est également confrontée à l’opportunité d’étendre son solide espace de développement. Au cours de la période 2025-2030, la province vise à mobiliser environ 177.000 milliards de dôngs pour investir dans le développement des infrastructures ; Dont les capitaux hors budget représentent environ 60%.

Selon le secrétaire du Comité provincial du Parti de Tây Ninh, Nguyên Van Quyêt, le développement d'infrastructures synchrones et modernes, en particulier les infrastructures de transport reliant les régions dynamiques, est une exigence inévitable et revêt une importance décisive pour élargir l'espace de développement, améliorer la compétitivité, attirer les investissements, promouvoir la croissance et assurer la défense et la sécurité nationales de la province.

À partir de cette orientation, Tây Ninh donne la priorité au développement des infrastructures de transport stratégiques, de la logistique, des ports intérieurs, des ports fluviaux intérieurs, des infrastructures énergétiques et technologiques ; Former progressivement un réseau de transport continu reliant les zones industrielles, les clusters, les postes frontaliers, les centres logistiques et les zones urbaines dynamiques avec Hô Chi Minh-Ville, Delta du Mékong et Cambodge.

La péninsule de Thu Thiêm à Hô Chi Minh-Ville, la zone désignée comme le cœur du Centre financier international du Vietnam. 
Photo : Quang Châu/VNA/CVN

Après avoir agrandi l'espace de développement, Hô Chi Minh-Ville a également mis en œuvre une série de projets interrégionaux à grande échelle face à la mer.

Le vice-président du Comité populaire de Hô Chi Minh-Ville, Hoàng Nguyên Dinh, a souligné que la mise en œuvre simultanée de projets stratégiques n'est pas seulement un événement d'investissement dans les infrastructures, mais démontre également l'engagement de la ville à réaliser les aspirations de développement, créant une base pour la construction de zones urbaines modernes, connectées et compétitives au niveau international.


D'un point de vue commercial, Vo Quôc Thang, président du conseil d'administration du groupe Dongtam, a déclaré que le nouveau modèle de croissance du Sud-Est doit être construit sur la base d'une connexion synchrone entre les infrastructures de transport, les parcs industriels, les ports maritimes et la logistique, au lieu de se développer séparément pour chaque localité.

Lorsque des corridors économiques seront formés et efficacement connectés, les coûts logistiques diminueront et la compétitivité des entreprises sera renforcée, créant ainsi une attraction pour des flux de capitaux d'investissement de haute qualité.

Vue d’artiste du projet de pont maritime Cân Gio - Vung Tàu. 
Photo : VNA/CVN

La région du Sud-Est dispose de nombreux mécanismes de coordination, mais pour créer un espace de développement unifié et interconnecté, il est nécessaire de passer d'une coordination au cas par cas à un mécanisme opérationnel régulier en matière de planification, d'infrastructures, d'investissement, de données et d'allocation des ressources.

Hô Sy Hung, Président de la Chambre de commerce et d'industrie du Vietnam (VCCI) préconise que les provinces et les villes de la région du Sud-Est exploitent efficacement les mécanismes de liaison régionale pour favoriser le développement industriel. Il s'agit de tirer parti des atouts et avantages spécifiques de chaque localité tout en encourageant la collaboration entre les parcs éco-industriels et à l'échelle interrégionale, afin de mettre en place des chaînes de valeur intégrées couvrant l'ensemble du processus, de l'approvisionnement en matières premières et en combustibles jusqu'à la logistique et aux marchés de consommation.


Selon les dernières données, les localités de la région du Sud-Est accueillent actuellement plus de 25.796 projets d'investissement direct étranger (IDE) en activité, pour un capital social total dépassant 220 milliards de dollars. Plus précisément, Hô Chi Minh-Ville compte 21.310 projets d'IDE actifs représentant plus de 146,8 milliards de dollars ; viennent ensuite Dông Nai, avec 2.296 projets actifs et 46,1 milliards de dollars, et Tây Ninh, avec plus de 2.190 projets actifs et plus de 27,5 milliards de dollars.

Marquette de l'aéroport international de Long Thành, futur hub aérien et levier majeur de transformation pour Dông Nai. 
Photo : VNA/CVN

Il convient de noter que les flux d'IDE s'harmonisent avec le développement des infrastructures - telles que l'aéroport de Long Thanh, le port de Cân Gio, la périphérique No4 (Ring Road 4), les autoroutes, les voies ferrées et les corridors logistiques - pour créer progressivement un écosystème d'investissement interconnecté. Cette dynamique facilite la transition de la région du Sud-Est : elle passe d'une simple stratégie d'"attraction de projets isolés" à la mise en place de chaînes de valeur et de nouveaux pôles de croissance.

La priorité a évolué : il ne s'agit plus simplement d'attirer le plus grand nombre possible de projets, mais d'améliorer la qualité des flux de capitaux en ciblant spécifiquement des secteurs tels que la transformation et la fabrication, l'industrie de soutien, l'électronique, la haute technologie, la logistique et la production verte.

Un projet d'investissement majeur ne génère des retombées significatives que s'il s'inscrit dans un écosystème complet comprenant des fournisseurs, des réseaux logistiques, une main-d'œuvre hautement qualifiée, des infrastructures numériques, des services financiers et un accès aux marchés. Par conséquent, plutôt que d'attirer des projets isolés, la région du Sud-Est doit mettre en place des chaînes de valeur interprovinciales.

Vue aérienne du quartier de Long Hoa, province de Tây Ninh.
Photo : VNA/CVN

Les infrastructures numériques et l'intelligence artificielle (IA) s'imposent comme de nouveaux moteurs de croissance. Hô Chi Minh-Ville compte actuellement 14 centres de données d'une capacité totale de 33 MW, et de nombreux nouveaux projets sont en préparation avec d'une capacité totale de 68 MW. À Tây Ninh, un complexe de centres de données dédié à l'IA est en projet avec une capacité cible de 200 MW ; la première phase de 100 MW représente à elle seule un investissement estimé à 3,5 milliards de dollars.

En outre, le Centre financier international de Hô Chi Minh-Ville joue un rôle important pour attirer des institutions financières internationales, des capitaux destinés à l'innovation et des ressources humaines de haut niveau.

Pour mobiliser des ressources supplémentaires, il est nécessaire de proposer des divers mécanismes tels que les partenariats public-privé (PPP), les obligations émises par les collectivités locales, les obligations vertes, la captation de la plus-value foncière fondée sur le modèle d'aménagement axé sur le transport collectif (TOD) et les fonds d'investissement pour le développement interrégional. Il met notamment l'accent sur le principe de "décision, investissement, responsabilité et bénéfices partagés" concernant les projets interrégionaux.


Selon le Professeur associé Vu Tuân Hung, directeur de l'Institut des sciences sociales de la région Sud, les principaux obstacles actuels comprennent : un mécanisme de coordination insuffisamment solide, un manque de planification synchronisée, une mentalité de développement encore fortement marquée par les limites administratives, des goulots d'étranglement persistants au niveau des infrastructures interrégionales et un risque de fragmentation des ressources d'investissement.

Le Professeur associé Vu Tuân Hung, directeur de l'Institut des sciences sociales de la région Sud.
Photo : VNA/CVN

Par conséquent, il est nécessaire de passer d'une simple "coopération" à une "coordination appuyée par des responsabilités et des ressources". La région du Sud-Est a besoin d'une autorité centrale disposant d'un mandat suffisant pour unifier les priorités de développement, coordonner la planification, sélectionner les projets interrégionaux et suivre les progrès réalisés.

En ce qui concerne la répartition des rôles, Hô Chi Minh-Ville devrait se concentrer sur la finance, la science et la technologie, l'innovation et les services de haute qualité ; Dông Nai devrait miser sur l'industrie de haute technologie, la logistique, les ports maritimes et l'aviation ; et Tây Ninh devrait développer l'industrie, la logistique aux postes-frontières et l'agriculture de haute technologie.

À court terme, il convient de donner la priorité à deux chaînes capables de générer d'importants effets d'entraînement : premièrement, la chaîne regroupant l'industrie de haute technologie, la R&D (recherche et développement), la logistique, les ports maritimes et l'aviation ; et deuxièmement, la chaîne englobant la finance, la science et la technologie, l'innovation ainsi que les services de haute qualité. Parallèlement, il est nécessaire de mettre en place des corridors de développement alliant industrie, urbanisme et services pour relier les trois localités.

La région du Sud-Est doit également renforcer ses liens avec le delta du Mékong, les Hauts Plateaux du Centre et la côte du Centre-Sud, en passant de simples relations d'échange de produits à une participation conjointe aux chaînes de valeur.

Enfin, trois percées fondamentales doivent être identifiées : le développement des infrastructures de connectivité ; la promotion de la science, de la technologie, de l'innovation et des ressources humaines de haute qualité ; et la réforme des institutions ainsi que des mécanismes de coordination régionale. Parmi ces éléments, les mécanismes de coordination régionale et d'allocation des ressources sont considérés comme des préalables indispensables pour traiter simultanément les questions liées à la planification, aux infrastructures et à la répartition des rôles de développement.

Nguyên Tùng/CVN

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