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| Bombardement israélien contre la banlieue sud de Beyrouth, le 7 mars 2026. |
| Photo : AFP/VNA/CVN |
Le Hezbollah a annoncé dimanche avoir visé à plusieurs reprises le Nord d'Israël, ciblant notamment une base navale de Haïfa et envoyant un essaim de drones sur la ville de Nahariya.
L'armée israélienne a pour sa part annoncé la mort de deux soldats dans le sud du Liban, où elle a pénétré dans plusieurs villages, ses premières pertes depuis le début de son offensive.
Le Hezbollah, mouvement chiite libanais, a entraîné le pays dans la guerre régionale en revendiquant lundi une attaque contre Israël pour venger la mort du guide suprême iranien, Ali Khamenei.
Depuis, Israël a lancé une vaste campagne de frappes qui ont à nouveau visé dimanche la banlieue sud de Beyrouth - bastion du Hezbollah -, l'est du pays et le sud, où au moins 11 personnes ont été tuées dans un seul village, selon les autorités.
D'après le ministre de la Santé, Rakan Nassereddine, les frappes ont fait 394 morts, dont 83 enfants, en une semaine.
Israël a de nouveau appelé dimanche la population d'une vaste zone entre sa frontière et le fleuve Litani, à une trentaine de km plus au nord, à évacuer mais beaucoup ont préféré rester chez eux, plutôt que d'alimenter le flot de déplacés démunis qui ont fui vers Beyrouth.
Dans la capitale, une frappe nocturne contre l'hôtel Ramada, dans le quartier touristique de Raouché, face à l'iconique rocher de Beyrouth, a fait quatre morts et dix blessés, selon les autorités.
"Aucun endroit sûr"
"J'avais fui la banlieue sud pour être en sécurité avec mes enfants. Et ça a frappé cette nuit, nous avons entendu l'explosion. Il n'y a absolument plus aucun endroit sûr, même ici", dit Abou Hussein, un chauffeur de taxi de 45 ans qui montre sa voiture blanche endommagée.
C'est la première fois depuis lundi que le coeur de Beyrouth est visé. Comme beaucoup de quartiers, Raouché comprend de nombreux hôtels pris d'assaut par des personnes déplacées.
L'armée israélienne a affirmé avoir "mené une frappe précise contre des commandants-clés" de la branche extérieure des Gardiens de la Révolution iraniens (force Al-Qods) pour le Liban.
Une source sécuritaire présente sur les lieux a déclaré sous couvert d'anonymat que des ambulanciers affiliés au Hezbollah avaient extrait trois corps de l'hôtel.
Un photographe de l'AFP a vu une chambre du quatrième étage aux vitres brisées et aux murs noircis et des dizaines de clients paniqués fuir l'établissement avec leurs bagages.
Iraniens évacués
Selon une source de sécurité libanaise, le Hezbollah est encadré par des officiers de liaison iraniens.
Jeudi, le gouvernement avait décidé d'interdire toute activité militaire éventuelle des Gardiens de la Révolution et d'imposer des visas d'entrée aux Iraniens, afin de resserrer l'étau autour du Hezbollah.
Un responsable libanais qui a requis l'anonymat a indiqué à l'AFP que "117 Iraniens, dont des diplomates et des employés de l'ambassade, ont été évacués à bord d'un avion russe qui a quitté Beyrouth dans la nuit de samedi à dimanche", pour la Turquie.
Dans le Sud, une frappe a visé le village de Sir al-Gharbiyé, au nord du fleuve Litani, où des secouristes recherchent des victimes dans les décombres d'une maison.
La frappe a fait au moins 11 morts, dont des enfants, selon le ministère de la Santé.
"Une famille dormait ici", dit à l'AFP Ali Youssef Taha, un habitant qui désigne les décombres. "Les avions israéliens ont bombardé la maison et cela a provoqué ce massacre".
Un porte-parole militaire israélien a affirmé dimanche que l'armée avait "visé environ 600 objectifs du Hezbollah et pu éliminer quelque 200" membres de la formation.
Le ministre libanais de la Santé a assuré que "des civils et non des militaires" avaient été visés, ajoutant que neuf secouristes avaient été tués depuis le début de la guerre.
Vendredi, une opération commando israélienne pour tenter, en vain, de retrouver les restes d'un aviateur capturé au Liban en 1986 a fait 41 morts dans le village de Nabi Chit (Est).
AFP/VNA/CVN




