Israël lance de nouvelles frappes contre l'Iran et le Liban au cinquième jour du conflit

L'armée israélienne a une nouvelle fois frappé l'Iran et le Liban le 4 mars, au cinquième jour du conflit lancé par Israël et les États-Unis, sans parvenir à empêcher Téhéran d'étendre ses représailles à travers le Moyen-Orient, où les évacuations s'accélèrent.

>> L’ambassade du Vietnam en Israël renforce ses recommandations de sécurité

>> Conflit au Moyen-Orient : les derniers développements

>> Macron envoie le porte-avions Charles de Gaulle et d'autres renforts militaires au Moyen-Orient

Un panache de fumée après une frappe sur Téhéran, le 3 mars.
Photo : AFP/VNA/CVN

Les marchés asiatiques ont plongé le 4 mars, effrayés par une extension du conflit et la paralysie du détroit d'Ormuz, clé pour le transit des hydrocarbures.

Les Gardiens de la Révolution, force chargée des opérations extérieures iraniennes, ont affirmé le 4 mars avoir le contrôle "total" du détroit, par lequel transitent 20% du pétrole et du gaz naturel liquéfié (GNL) mondiaux.

Un général de cette force, Ebrahim Jabbari, avait menacé le 3 mars de représailles contre "tous les centres économiques" régionaux, après avoir promis plus tôt de "brûler tout navire" qui tenterait de franchir le détroit.

Au Liban, entraîné dans la guerre régionale après des frappes de rétorsions contre Israël par le mouvement pro-iranien Hezbollah, le bilan des morts s'est alourdi le 4 mars.

Des frappes israéliennes ont tué au moins six personnes dans des villes du Sud de la capitale Beyrouth et cinq autres à Baalbek, dans l'Est du pays. Un hôtel a aussi été touché dans la banlieue de Beyrouth.

"2.000 cibles" 

L'armée israélienne a annoncé une nouvelle vague de frappes en Iran contre "des sites de lancement, des systèmes de défense aérienne et d'autres infrastructures" en Iran.

Les frappes du 3 mars sur le pays avaient notamment touché la veille l'institution chargée d'élire un guide suprême pour succéder à l'ayatollah Ali Khamenei, tué le 28 février au début de ce conflit. Il doit être enterré dans la ville sainte de Machhad (Nord-Est), selon les médias iraniens, à une date qui n'a pas été annoncée.

Le chef du Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom), Brad Cooper, a annoncé que les forces américaines avaient frappé en Iran "près de 2.000 cibles avec plus de 2.000 munitions" depuis le début de son offensive le 28 février.

Les inquiétudes pour l'économie ont redoublé sur les marchés asiatiques le 3 mars au matin, où la place de Séoul a notamment dévissé de 12% et suspendu les temporairement cotations.

Le pétrole reste également en hausse, malgré les assurances par le président américain Donald Trump que la marine américaine pourra escorter des pétroliers "si nécessaire" à travers Ormuz.

Evolution sur les deux dernières semaines des cours du gaz, du pétrole et de l'or.
Photo : AFP/VNA/CVN

Dans un premier échange avec les journalistes de la Maison Blanche depuis le début de la guerre, Donald Trump a démenti s'être laissé entraîner par Israël dans une confrontation avec l'Iran, comme l'avait laissé entendre la veille son secrétaire d'État, Marco Rubio.

"Compte tenu de la tournure des négociations, je pense qu'ils (l'Iran) allaient attaquer en premier", a-t-il déclaré, en référence aux discussions en cours avec Téhéran sur le programme nucléaire iranien.

"J'ai peut-être forcé la main d'Israël", a assuré le président américain, disant que "presque tout a été détruit" en Iran.

Interrogé pour savoir qui pourrait diriger l'Iran après la guerre, le républicain a affirmé que la plupart des responsables envisagés par Washington pour prendre la relève étaient morts.

Le "pire scénario" serait l'arrivée d'un responsable "aussi mauvais" que l'ayatollah Khamenei, a affirmé Donald Trump.

Évacuations 

L'armée israélienne a affirmé avoir frappé un centre militaire souterrain secret du programme nucléaire de l'Iran dans la région de Téhéran.

Téhéran assure de son côté ne pas avoir encore utilisé ses armements les plus perfectionnés.

Les États-Unis ont "autorisé" le 4 mars leur personnel diplomatique non essentiel à quitter l'Arabie saoudite et Oman, ont annoncé le 3 mars les ambassades des deux pays du Golfe, visés par des frappes de Téhéran

Quelque 9.000 Américains ont pu quitter le Moyen-Orient depuis le début des hostilités, ont annoncé les États-Unis.

Un premier vol organisé par le gouvernement pour rapatrier des Français bloqués au Moyen-Orient par la guerre est arrivé à Paris tôt le 4 mars au matin. L'Allemagne et le Royaume-Uni doivent aussi évacuer leurs ressortissants le 4 mars par des vols dédiés.

La capitale iranienne fonctionnait au ralentit le 3 mars avec des rues vides.

Des habitants inspectent les décombres de bâtiments endommagés place Ferdowsi, à Téhéran, le 3 mars en Iran. 
Photo : AFP/VNA/CVN

"J'ai peur de marcher dans les rues désertes car les bombes continuent de tomber du ciel", a témoigné Samireh, une infirmière de 33 ans.

Le Croissant-Rouge iranien a annoncé un bilan de plus de 780 personnes tuées depuis le début de la guerre, un bilan que l'AFP n'a pu vérifier.

Depuis le début de la guerre, six militaires américains ont été tués, selon le Pentagone. En Israël, d'après les services de secours, dix personnes sont mortes dans des frappes iraniennes.

AFP/VNA/CVN

Rédactrice en chef : Nguyễn Hồng Nga

Adresse : 79, rue Ly Thuong Kiêt, Hanoï, Vietnam

Permis de publication : 25/GP-BTTTT

Tél : (+84) 24 38 25 20 96

E-mail : courrier@vnanet.vn, courrier.cvn@gmail.com

back to top