Les États-Unis sanctionnent la présidente et un haut responsable juridique de la CPI

L'administration Trump a imposé mardi 18 août des sanctions à deux hauts responsables de la Cour pénale internationale (CPI), dont sa présidente, alors que Washington intensifie ses attaques contre le tribunal basé à La Haye.

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La présidente de la Cour pénale internationale (CPI), Tomoko Akane, au Japan National Press Club à Tokyo, le 14 juin 2024.
Photo : AFP/VNA/CVN

Ces sanctions visent la présidente de la CPI, la Japonaise Tomoko Akane, ainsi que le haut responsable juridique de la Cour, le Sénégalais Abdoulaye Seye, a déclaré le secrétaire d'État américain, Marco Rubio, dans un communiqué. Il les a accusés de s'être "directement impliqués dans les efforts de la CPI pour enquêter sur, arrêter, détenir ou poursuivre des responsables dont le gouvernement ne reconnaît pas la compétence de la Cour".

"La CPI a tenté à maintes reprises d'affirmer son autorité sur des ressortissants des États-Unis ou d'autres pays n'ayant pas consenti à sa compétence ni ratifié le Statut de Rome. Cela crée un précédent dangereux pour toutes les nations", a affirmé M. Rubio.

Ces sanctions interdisent aux ressortissants américains d'effectuer des transactions avec Mme Akane et M. Seye, et empêchent concrètement ces deux responsables d'accéder au système financier américain.

Les États-Unis ne sont pas partie au Statut de Rome, le traité portant création de la CPI, et rejettent les efforts du tribunal pour exercer sa compétence sur des ressortissants d'États non membres - dont notamment le personnel américain et les responsables israéliens.

Les tensions se sont exacerbées en 2024 après l'émission par la CPI de mandats d'arrêt à l'encontre du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou et de son ministre de la Défense de l'époque, Yoav Gallant, pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité à Gaza.

La CPI soutient qu'elle est compétente pour juger tous les crimes présumés commis sur le territoire des États signataires, et ce quelle que soit la nationalité des suspects.

Xinhua/VNA/CVN

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