>> Le dirigeant yéménite Alimi décrète l'état d'urgence pour 90 jours
![]() |
| Cette image tirée d'une video de l'AFPTV montre un nuage de fumée après des frappes aériennes meurtrières au Yémen, où la coalition dirigée par l'Arabie saoudite riposte à une avancée des séparatistes du Conseil de transition du Sud, le 2 janvier 2026. |
| Photo : AFP/VNA/CVN |
Vingt personnes ont été tuées dans la journée dans ces raids sur des positions séparatistes, a annoncé le Conseil de transition du Sud (STC), après un bilan initial de sept morts.
Il s'agit des premières pertes humaines infligées par Ryad, allié au gouvernement yéménite, au STC depuis que les forces séparatistes ont pris le contrôle en décembre de grandes parties des provinces voisines de Hadramout, frontalière de l'Arabie et riche en pétrole, et de Mahra.
Cette avancée des séparatistes, qui font pourtant partie du gouvernement et sont soutenus par Abou Dhabi, a suscité la colère des autres factions gouvernementales et de Ryad, attisant les tensions entre l'Arabie saoudite et les Émirats arabes unis.
"Partant (...) de la volonté de notre peuple du Sud de restaurer et proclamer son Etat (...) nous annonçons l'entrée dans une phase transitoire d'une durée de deux ans", a déclaré le président du STC, Aidarous al-Zoubaidi dans une déclaration télévisée.
Il a appelé la communauté internationale à parrainer un "dialogue" entre les différentes parties, avertissant que le groupe déclarerait "immédiatement" l'indépendance si l'appel au dialogue n'était pas entendu ou si le sud du Yémen était de nouveau l'objet d'"agressions militaires".
Le chef séparatiste a affirmé que la période de transition comprendrait notamment l'organisation d'un référendum d'autodétermination, alors qu'une République démocratique et populaire a été indépendante entre 1967 et 1990 dans le Sud du pays.
AFP/VNA/CVN

