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| Un panneau anti-américain représentant Donald Trump bâillonné par le détroit d'Ormuz, à Téhéran, le 2 mai. |
| Photo : AFP/VNA/CVN |
La situation entre les deux pays est toujours dans l'impasse depuis l'entrée en vigueur d'un cessez-le-feu le 8 avril, après quasiment 40 jours de frappes israélo-américaines sur l'Iran et de représailles de Téhéran dans la région. Les efforts diplomatiques ont échoué à relancer les pourparlers directs infructueux tenus à Islamabad le 11 avril, tant les divergences restent fortes, du détroit d'Ormuz au volet nucléaire.
"La marge de manœuvre des États-Unis en matière de prise de décision s’est réduite" et Donald "Trump doit choisir entre +une opération militaire impossible ou un mauvais accord avec la République islamique+", a déclaré le service de renseignement des Gardiens de la Révolution dans un communiqué relayé par la télévision d’État.
L'organe du corps des Gardiens, puissante armée idéologique de la République islamique, invoque notamment un "ultimatum" iranien concernant le blocus américain des ports du pays, et un "changement de ton" de la Chine, la Russie et l’Europe envers Washington.
"Les États-Unis sont le seul pirate au monde à posséder des porte-avions. Notre capacité à affronter les pirates n’est pas moindre que notre capacité à couler des navires de guerre. Préparez-vous à voir vos porte-avions et vos forces finir au cimetière", a de son côté menacé sur X Mohsen Rezaei, ancien commandant en chef des Gardiens nommé en mars conseiller militaire du nouveau guide suprême Mojtaba Khamenei.
"Prix suffisant"
Le président américain a affirmé le 2 mai qu'il allait "bientôt étudier un plan que l'Iran vient de nous transmettre". "Mais je ne peux m'imaginer qu'il soit acceptable, parce que (les Iraniens) n'ont pas encore payé un prix suffisant pour ce qu'ils ont fait à l'Humanité et au Monde depuis 47 ans" et la fondation de la République islamique, avait-il ajouté sur sa plateforme Truth Social.
Des agences de presse iraniennes ont indiqué que l'Iran avait transmis à Washington, via le Pakistan, un plan en 14 points visant à mettre fin au conflit dans un délai de 30 jours.
Selon l'agence Tasnim, Téhéran réclame un retrait des forces américaines des zones proches de l'Iran, la levée du blocus des ports iraniens et du gel des avoirs iraniens, le versement de réparations, la levée des sanctions, un "mécanisme" concernant le détroit d'Ormuz et "la fin du conflit sur tous les fronts y compris au Liban".
Sur ce dernier front, Israël a émis le 3 mai de nouveaux ordres d'évacuations "urgents" pour des localités situées au-delà du secteur qu'il contrôle dans le Sud du Liban et désigne comme une "zone de sécurité" face au Hezbollah. La veille, l'armée israélienne avait mené une nouvelle série de frappes qui ont fait au moins trois morts dans le Sud du pays.
Tasnim ne mentionne pas le dossier nucléaire. Or il s'agit d'une question centrale pour les États-Unis et Israël, qui accusent l'Iran de vouloir se doter de la bombe atomique - ce que le pays dément.
L'Iran avait déjà transmis cette semaine un nouveau texte via le Pakistan, sans qu'aucun détail ne filtre.
Double blocus
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| Prix du baril de Brent, en dollars américains, sur les 5 dernières années. |
| Photo : AFP/VNA/CVN |
Le conflit a fait des milliers de morts, principalement en Iran et au Liban, et ses répercussions continuent de secouer l'économie mondiale, avec des cours du pétrole montés à des niveaux inédits depuis 2022.
Car si les bombardements ont cessé, le conflit perdure sous d'autres formes : Washington impose un blocus aux ports iraniens en riposte au verrouillage par Téhéran du détroit d'Ormuz, par lequel transitait auparavant un cinquième des hydrocarbures consommés dans le monde.
Interrogé par des journalistes le 2 mai au soir, Donald Trump a refusé de préciser ce qui pourrait déclencher de nouvelles opérations militaires contre l'Iran.
"S'ils se conduisent mal, s'ils font quelque chose de mal, mais pour l'instant, on verra", a-t-il déclaré. "Mais c'est certainement une possibilité."
Le président avait théoriquement jusqu'à vendredi pour demander l'autorisation du Congrès de poursuivre le conflit. Il a préféré envoyer une lettre à des responsables parlementaires pour leur notifier que les hostilités contre l'Iran étaient "terminées", même si plusieurs élus démocrates ont souligné que la présence continue de forces dans la région indiquait le contraire.
Le conflit, très impopulaire aux États-Unis, alimente le mécontentement contre Donald Trump, sous pression pour trouver une issue à six mois de législatives de mi-mandat décisives.
AFP/VNA/CVN




