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| Le chancelier de l’Allemagne, Friedrich Merz (gauche), et le président Donald Trump dans le bureau Ovale, le 3 mars dernier. |
| Photo : REUTERS/VNA/CVN |
"Nous prévoyons que le retrait se termine dans les six à douze prochains mois", a estimé le porte-parole du ministère américain de la Défense, Sean Parnell, dans un communiqué. Plus de 36.000 soldats américains sont positionnés en Allemagne, selon un décompte officiel arrêté fin 2025.
Cette annonce intervient après que le président Donald Trump a envisagé plus tôt dans la semaine une réduction des forces armées américaines stationnées en Allemagne, pays allié membre de l’OTAN, après des propos du chancelier Friedrich Merz, qui ont suscité sa colère.
Le dirigeant allemand a estimé lundi 27 avril que "les Américains (n'avaient) visiblement aucune stratégie" en Iran et que Téhéran "humiliait" la première puissance mondiale.
"Il pense que c'est OK que l'Iran se dote de l'arme nucléaire. Il ne sait pas de quoi il parle !", avait rétorqué Donald Trump mardi 28 avril.
Le lendemain, le président américain avait écrit que Washington était "en train d'étudier et examiner la possible réduction" de la présence militaire américaine en Allemagne. "Une décision sera prise très prochainement", avait-il promis.
Des parlementaires démocrates ont rapidement dénoncé vendredi 1er mai la concrétisation de cette menace.
"Nous devrions faire bloc aux côtés de nos alliés, pas saboter les intérêts de sécurité des uns et des autres pour de mesquines rancoeurs", a dénoncé dans un communiqué la sénatrice Jeanne Shaheen. Son collègue Jack Reed a appelé Donald Trump à revenir sur cette décision, une "grave erreur" selon lui.
Droits de douane
Vendredi 1er mai, Donald Trump s'en est aussi indirectement pris à l'Allemagne et ses importantes exportations d'automobiles en annonçant vouloir relever à 25% "la semaine prochaine" les droits de douane sur les véhicules importés aux États-Unis depuis l'Union européenne.
Donald Trump en veut en particulier aux alliés européens des États-Unis de rechigner à contribuer logistiquement ou militairement à l’offensive israélo-américaine contre l’Iran ou à la sécurisation du stratégique détroit d’Ormuz, pratiquement verrouillé par Téhéran.
Plus largement, au fil de ses deux mandats, le président républicain a multiplié les critiques contre les pays européens pour ce qu’il considère comme un manque d’engagement dans leur propre défense, et l’OTAN, qu’il accuse de dépendre excessivement de la protection militaire américaine. Il agite régulièrement la menace d’un désengagement des États-Unis.
Outre l’Allemagne, Donald Trump a déclaré jeudi 30 avril envisager également une réduction des forces américaines en Italie et en Espagne, toujours sur fond de conflit en Iran.
"Probablement, je le ferai sans doute. Pourquoi ne devrais-je pas?", a-t-il répondu dans le Bureau Ovale, interrogé sur cette possibilité. "L'Italie n'a été d'aucune aide et l'Espagne a été odieuse, absolument odieuse", a-t-il estimé.
Fin 2025, l'Italie comptait 12.662 soldats américains en service actif et l'Espagne 3.814, selon un décompte officiel.
L'Union européenne a souligné jeudi 30 avril que la présence de troupes américaines en Europe "ser(vai)t également les intérêts des États-Unis dans le cadre de leur action à l'échelle mondiale".
AFP/VNA/CVN



