Euro de volley : l'homme "Faure" des Bleus

Brillant depuis le début de l'Euro, Théo Faure s'inscrit comme une menace de taille pour les adversaires des Bleus, pas encore un "vétéran" à 26 ans mais assurément un leader en vue du huitième de finale dimanche 20 septembre face au Portugal (18h00).

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Théo Faure (gauche) à l'attaque lors du match de l'Euro entre la France et l'Allemagne, le 15 septembre à Cluj-Napoca (Roumanie). 
Photo : AFP/VNA/CVN

En début de semaine, face à des Allemands venus jouer la première place en phase de groupes, le pointu de Trente, en Italie, a déroulé sa palette de jolis gestes, entre attaques puissantes, aces (2) ou encore un bloc trouvé.

Résultat : 18 points, et le statut de meilleur marqueur tricolore (69), sans même inscrire le moindre point lors de la défaite mercredi contre la Roumanie (2-3), où il a surtout été laissé au repos.

À 26 ans, le natif de Pessac (Gironde) - qui a dû faire avec une blessure au dos en début d'été - assume pour le moment parfaitement son rôle de cadre avec les champions olympiques en 2024 qui ont choisi d'être de l'aventure cette année comme Antoine Brizard et Trévor Clévenot (ainsi que Stephen Boyer, champion olympique en 2021).

"Est ce que j'ai plus de responsabilités ? Oui évidemment, de par l'expérience que j'ai, racontait-il avant le lancement de l'Euro. Elle n'est pas au nombre d'années, je ne suis pas encore un vétéran! Mais je peux apporter".

Déjà prometteur à l'Euro-2021, son premier championnat d'Europe à 21 ans en doublure de Jean Patry, l'ancien Toulousain s'était aussi montré décisif pour aller chercher un second titre olympique de rang à Paris.

Au rayon des souvenirs, son entrée gagnante en demi-finale contre l'Allemagne, ponctuée par 11 points et deux blocs pour sortir les Bleus d'un bien mauvais pas (victoire 3-2).

Les études comme "bulle d'air"

Depuis 2024, "j'ai un peu plus de stabilité, de confiance et une sérénité dans la constance de ce que je peux faire, estime-t-il. Plus jeune si tu fais une bonne perf, tu peux te voir très vite très haut, et à contrario en faire une moins bonne et te dire +j'ai tout perdu+. À force de vivre des hauts et des bas, tu deviens plus lucide, je me connais un peu plus".

Théo Faure (centre) durant le match de la France contre la Suisse à l'Euro, le 10 septembre à Cluj-Napoca (Roumanie).
Photo : AFP/VNA/CVN

Arrivé en Italie en 2023, Théo Faure franchit encore une nouvelle étape en débarquant la saison passée à Trente, club vainqueur à quatre reprises de la Ligue des champions et alors champion d'Italie en titre.

Le joueur passé par Montpellier ressort cependant sans trophée de sa première saison, mais découvre une "pression différente, un engagement et une exigence différente" et "j'espère pouvoir revivre des choses comme ça avec ce club".

À côté, Faure poursuit aussi ses études en ingénierie avec en ligne de mire un stage de fin d'études à aborder. Un à-côté, qui lui sert "d'équilibre".

"Cela me permet d'avoir une bulle d'air" et "j'ai plein de potes qui sont diplômés donc j'ai un horizon de profils et de parcours hyper intéressants", souligne-t-il. Autant de "potes" qui espèrent, comme lui, voir les Bleus poursuivre l'aventure à l'Euro.

AFP/VNA/CVN



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