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Sur les terres de Cao Lãnh autrefois dévolues au riz, s'étendent désormais des vergers de durians luxuriants et des plantations généreuses de manguiers. Le parcours de Nguyễn Văn Hòa, résidant du quartier 1 (ville de Cao Lãnh), illustre parfaitement cette mutation. Exploitant 1,5 ha de riz au rendement incertain pour un bénéfice annuel dérisoire de moins de 20 millions de dôngs, il a choisi de parier sur les mangues Cát Chu et Cát Hòa Lộc. Résultat : son verger lui rapporte aujourd'hui plus de 120 millions de dôngs par an.
À l'échelle du district, cette vague de reconversion est portée par le durian, véritable "roi des fruits". En quatre ans, la surface cultivée a atteint près de 990 ha. Avec des bénéfices oscillant entre 500 millions et un milliard de dôngs par hectare, le durian s'impose comme une culture de "référence" pour l'enrichissement rural.
Dans le district de Thanh Bình, Nguyễn Thành Dũng a quant à lui trouvé son salut dans le jacquier thaïlandais. Selon lui, cette culture nécessite moins de main-d'œuvre, d'engrais et d'eau que le riz, tout en offrant un profit trois fois supérieur. Parallèlement, sur les terres de haute altitude, des pionniers comme Nguyễn Văn Mãnh (commune de Phong Mỹ) privilégient les cultures maraîchères biologiques. En alternant les variétés selon la demande du marché, il assure un revenu stable tout en préservant la fertilité des sols.
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| Une rizière convertie en cultures maraîchères dans la commune de Tân Mỹ, province de Đồng Tháp. |
| Photo: VNA/CVN |
À Sa Đéc, "capitale des fleurs", la transformation des terres rizicoles en zones horticoles destinées à des projets paysagers est devenue une tendance incontournable. Selon Nguyễn Thị Ngọc, chef du bureau économique de la ville, ce modèle séduit par sa rotation rapide des capitaux. Avec une densité de plantation élevée et trois récoltes par an, chaque hectare peut dégager un bénéfice net de plus de 400 millions de dôngs.
D'après les statistiques du secteur agricole provincial, Đồng Tháp prévoit de reconvertir plus de 1.800 ha de terres rizicoles peu productives d'ici 2025. Les chiffres parlent d'eux-mêmes : les cultures maraîchères rapportent deux à trois fois plus que le riz, tandis que les arbres fruitiers peuvent octroyer des revenus jusqu'à huit fois supérieurs.
Vers une agriculture professionnelle et durable
Pour pérenniser cette transition, Huỳnh Minh Tuấn, vice-président du Comité populaire provincial, a ratifié une liste de 26 variétés d'arbres fruitiers et pérennes autorisées à la reconversion, dont le manguier, le longanier, l'agrume, le durian et le cocotier. Toutefois, les autorités insistent sur le respect rigoureux de la Loi sur l'agriculture et des planifications régionales.
L'objectif de Đồng Tháp dépasse la simple lutte contre la pauvreté. Il s'agit de restructurer la production pour maximiser les atouts naturels de chaque zone. La formation de zones de production à grande échelle, couplée à l'octroi de codes de zone de culture et à des normes de production strictes, constituera le socle pour bâtir une marque agricole forte, prête pour l'exportation.
Le dynamisme des agriculteurs, soutenu par une vision politique claire, transforme progressivement les rizières fragiles en "mines d'or" vertes, hissant l'agriculture de la "Terre des Lotus" vers de nouveaux sommets de professionnalisme.
Truong Giang/CVN



