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L’attractivité des investissements directs étrangers (IDE) au Vietnam est forte, portée par une stabilité macroéconomique, des flux d’investissement record et une position de modèle en Asie, avec des secteurs dynamiques comme la technologie, l’automobile et les services, le Vietnam étant un hub clé pour les investisseurs.
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| Le Vietnam confirme son statut de destination phare en Asie avec des flux d’investissements étrangers record en 2025. |
| Photo : VNA/CVN |
En 2025, le total des investissements étrangers enregistrés au Vietnam a atteint 38,42 milliards de dollars, soit une augmentation de 0,5% en glissement annuel.
Les capitaux décaissés se sont élevés à 27,62 milliards de dollars, soit une augmentation de 9% sur un an, le niveau le plus élevé de ces cinq dernières années.
Selon les données de l’Office national des statistiques, 4.054 nouveaux projets d’IDE ont été autorisés au cours de l’année, pour un capital total enregistré de 17,32 milliards de dollars. Si le nombre de projets nouvellement autorisés a progressé de 20,1% par rapport à 2024, le capital enregistré a, quant à lui, reculé de 12,2%. Parmi les différents secteurs, l’industrie manufacturière a attiré la plus grande part des nouveaux IDE, avec 9,8 milliards de dollars, soit 56,5% du total des capitaux nouvellement enregistrés. L’im-mobilier suit avec 3,67 milliards de dollars, soit 21,2%, tandis que les autres secteurs représentent ensemble 3,85 milliards de dollars, soit 22,2%.
Un hub régional incontournable
Parmi les 90 pays et territoires ayant obtenu une licence pour des projets au Vietnam en 2025, Singapour s’est imposé comme le principal investisseur, avec 4,84 milliards de dollars, soit 27,9 % du capital nouvellement enregistré. La Chine se classe deuxième avec 3,64 milliards de dollars (21%), suivie de Hong Kong (Chine) avec 1,73 milliard (10%), du Japon avec 1,62 mil-liard (9,4%), de la Suède avec un milliard (5,8%), de Taïwan (Chine) avec 965,8 millions (5,6%) et de la République de Corée avec 895,9 millions (5,2%).
Au dire d’économistes, le Vietnam devrait maintenir d’importants flux d’IDE en 2026, grâce à la stabilité macroéconomique, à un fort potentiel de croissance à long terme et à son rôle croissant dans les chaînes d’approvisionnement mondiales.
Trân Ngoc Bau, fondateur et Pdg de WiGroup, remarque que les perspectives d’investissement étranger restent résolument positives en 2026. Selon lui, les IDE peuvent être globalement divisés en deux catégories : les investissements à court terme, motivés par la recherche de rendement et sensibles aux différentiels de taux d’intérêt, et les investissements à long terme, stimulés par le potentiel de croissance, la stabilité politique et l’amélioration de la position du pays sur la scène internationale. Les entreprises bénéficiant d’afflux de capitaux d’investissement à long terme continuent de considérer le Vietnam comme une destination attrayante grâce à son environ-nement politique stable, à sa croissance économique soutenue, à son fort consensus social et à ses incitations fiscales compétitives.
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Une quête d’excellence technologique
Partageant cet avis, Nguyên Duc Hai, analyste financière chez Manulife Asset Management, met en lumière l’influence de la géopolitique mondiale sur les tendances d’investissement. Il souligne que la polarisation croissante et le découplage entre les États-Unis et la Chine accélèrent la restructuration des chaînes d’approvisionnement. Alors que les États-Unis recher-chent des sources alternatives pour satisfaire leur importante demande d’importations, le Vietnam se distingue comme une option viable et attractive.
Il a ajouté que les investisseurs étrangers qui choisissent le Vietnam ciblent non seulement son marché intérieur, mais aussi sa capacité à accéder aux marchés mondiaux grâce à ses capacités de production et à une forte intégration commerciale. Une population jeune et une main-d’œuvre abondante devraient renforcer l’attractivité du Vietnam pour les investissements au cours des 10 à 15 prochaines années. Bien que les flux de capitaux à court terme puissent rester volatils, Nguyên Duc Hai a souligné qu’ils ne constituent pas une priorité politique en raison des risques potentiels pour la stabilité des taux de change et des marchés financiers, tandis que les IDE à long terme disposent encore d’un potentiel de croissance soutenue.
La région Asie-Pacifique continue de jouer un rôle central comme destination des investissements étrangers, notamment dans les secteurs de l’électronique, des semi-conducteurs et des hautes technologies. Le Vietnam, aux côtés de la Thaïlande et de la Malaisie, est considéré comme l’un des pôles les plus dynamiques, grâce à une demande industrielle soutenue et à une amélioration continue de ses capacités de production. Il demeure une destination fiable pour les investisseurs, grâce à la stabilité macro-économique, à la cohérence des politiques d’investissement et au renforcement constant de ses capacités dans les industries électroniques et de composants.
Le ministre des Finances, Nguyên Van Thang, insiste sur le fait que, pour atteindre l’objectif de devenir un pays développé à l’horizon 2045, le Vietnam doit prioriser les projets d’IDE à haute valeur technologique, innovants et respectueux de l’environnement, plutôt que de rechercher le volume de capitaux à tout prix. Le pays privilégiera les projets à forte valeur ajoutée, contribuant concrètement à la restruc-turation de l’économie et au développement durable.
Un levier majeur de cette tran-sition réside dans les réformes institutionnelles. L’adoption par l’Assemblée nationale de la Loi modifiée sur les hautes technologies, ainsi que de la Loi révisée sur l’investissement, est considérée comme une impulsion institutionnelle déterminante pour attirer une les IDE de nouvelle génération. La Loi sur l’investissement révisée introduit des réformes substantielles, notamment la réduction des contrôles préalables au profit des contrôles a posteriori.
Thê Linh/CVN





