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| Des agents de sécurité montent la garde près de l’hôtel Four Seasons après deux explosions survenues à proximité, à Damas, en Syrie, le 7 juillet. |
| Photo : AFP/VNA/CVN |
"La cellule responsable des attaques terroristes qui ont ciblé Damas il y a deux jours est désormais entre nos mains", a déclaré sur X le ministre de l'Intérieur, Anas Khattab.
"Une fois l'enquête terminée, nous révélerons au public l'identité des membres de la cellule, leur rôle ainsi que leurs affiliations", a ajouté le ministre de l'Intérieur.
Ahmad al-Dalati, chef de la sécurité intérieure pour la région de Damas, a plus tard déclaré à la télévision d'État syrienne que les premières investigations avaient montré que "la cellule était affiliée au groupe EI (État islamique)".
Les auteurs présumés ont été arrêtés simultanément dans "différents lieux à Damas et ses environs", avait auparavant précisé un communiqué du ministère, citant spécifiquement quatre quartiers. Deux d'entre eux abritent des membres de la communauté alaouite, dont est issu le clan de l'ex-président Bachar al-Assad.
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| Le président syrien Ahmed al-Sharaa (gauche) accueille le président français Emmanuel Macron pour une conférence de presse conjointe à Damas le 7 juillet. |
| Photo : AFP/VNA/CVN |
Une personne est morte et 36 autres ont été blessées dans l'explosion quasi simultanée de deux bombes artisanales mardi matin 7 juillet, déposées à proximité de l'hôtel Four Seasons où M. Macron venait de passer la nuit.
L'une des bombes "artisanales" était placée dans une benne à ordures et l'autre dans un véhicule près de l'hôtel, dans le centre de la capitale, ont précisé les autorités.
Des journalistes de l'AFP ont vu des traces de sang sur le trottoir près du luxueux hôtel et les fenêtres du ministère du Tourisme, qui lui fait face, brisées.
À ce moment-là, le chef d'État était déjà parti pour s'entretenir avec son homologue Ahmad al-Chareh.
"À vos côtés"
Lors d'une conférence de presse conjointe organisée après l'explosion, Emmanuel Macron a affirmé que ces attentats ne devaient pas "déstabiliser" la Syrie.
Ahmad al-Chareh a pour sa part salué "le courage" du président français qui a maintenu sa visite.
Les deux pays se sont entendus pour reprendre les relations au niveau des ambassadeurs "le plus tôt possible" selon M. Chareh.
Emmanuel Macron avait déjà été le premier dirigeant occidental à accueillir Ahmad al-Chareh, en mai 2025, s'affichant à l'Élysée avec cet ancien jihadiste.
Soutenue par Washington, la Syrie a rejoint l'an dernier la coalition internationale contre l'État islamique.
Le groupe jihadiste s'était emparé en 2014 de vastes territoires en Syrie avant d'être défait en 2019 par les forces kurdes syriennes, aidées par la coalition antijihadiste. Il conserve cependant des cellules dormantes et a appelé à défier le pouvoir.
Damas a connu plusieurs incidents au cours des derniers mois. Le 2 juillet, un attentat à la bombe perpétré dans un café du centre de la capitale a fait 10 morts et un vingtaine de blessés.
AFP/VNA/CVN




