"Travailler jour et nuit" : dragage intensif de la rivière Tô Lich

Ces jours-ci, les ouvriers redoublent d’efforts, travaillant sans relâche du matin au soir pour accélérer le dragage de la rivière Tô Lich (Hanoï), malgré une température hivernale de 18°C.

>> Hanoï : un nouveau projet pour sauver la rivière Tô Lich

>> Protéger les ressources en eau de Hanoï

>> Des bénévoles ressuscitent les rivières polluées de Hanoï

Le dragage de la rivière Tô Lich et du lac Sen, destiné à devenir un bassin de décantation intermédiaire se poursuivra jusqu’en août 2025. À l’amont de la rivière (section de la rue Buoi croisant Hoàng Quôc Viêt), des dizaines d’ouvriers s’activent jour et nuit, maniant pelles hydrauliques et engins mécaniques à bord de barges.
Le travail s’organise en deux équipes : la première de 09h00 à 16h00, la seconde de 20h30 à 04h00 du matin. Une pelleteuse extrait la boue, tandis que 14 camions citernes assurent son transport vers les sites de traitement.

Un travail laborieux dans des conditions difficiles

Depuis longtemps, la pollution de la rivière Tô Lich suscite l’inquiétude des habitants, de nombreux projets de réhabilitation ayant échoué par le passé.
M. Huy, ouvrier chargé de manipuler les tuyaux d’aspiration, explique que la boue noire contient de nombreux déchets et objets encombrants, nécessitant un tri manuel pour éviter l’obstruction des conduits, ce qui ralentit considérablement l’opération. Les déchets récupérés sont ensuite acheminés vers les centres de traitement.
Les récentes pluies froides compliquent encore davantage le travail. Après son service, M. Huy se hâte de se laver, d’enlever son équipement de protection et d’enfiler des vêtements chauds.
Le travail de nuit est particulièrement éprouvant en raison du manque de visibilité. Les ouvriers se répartissent les tâches en chaîne : certains vérifient les conduites, d’autres surveillent les pompes et les systèmes de refroidissement. Les tuyaux de transport de la boue vers les réservoirs sont constamment contrôlés et ajustés pour éviter tout incident.
Nguyên Long, responsable de l’aspiration, a récemment dû faire face à un tuyau bouché, nécessitant une manœuvre de refoulement pour le dégager. Ses collègues à terre ont immédiatement éclairé la zone et coordonné les efforts pour résoudre le problème.

Un chantier sous pression

À minuit, les ouvriers pataugent encore dans l’eau noire, tandis que quatre pelleteuses poursuivent inlassablement leur travail sur les barges.
M. Phan Anh, chef d’équipe, note méticuleusement les informations des camions-citernes. "Dès que nous avons reçu les instructions du Comité populaire de Hanoï pour le dragage de la rivière Tô Lich, notre équipe s’est mise à l’œuvre jour et nuit afin de respecter les délais. À ce jour, nous avons déjà progressé de 300 m en amont et nous maintenons ce rythme", affirme-t-il.
Il surveille également le remplacement de l’eau des réservoirs de refroidissement, veillant à chaque détail du processus malgré l’ampleur de la tâche.
À 1h du matin, les projecteurs des pelleteuses illuminent toujours la rivière. Sous une pluie battante et un froid persistant, les ouvriers poursuivent leur labeur avec persévérance.

Plan d’action pour la réhabilitation de la rivière Tô Lich

Lors d’une réunion sur le nettoyage de la rivière Tô Lich, le président du Comité populaire de Hanoï, Trân Sy Thanh, a ordonné un dragage intégral de la rivière d’ici août 2025, ainsi que celui du lac Sen afin d’en faire un bassin de décantation.

Il a également insisté sur l’installation d’un système de conduites permettant d’alimenter le lac de l’Ouest en eau propre si nécessaire, tout en veillant à préserver son écosystème.

Les autorités ont reçu pour mission d’examiner les points de rejet des eaux usées le long de la rivière, afin de les collecter intégralement et de les rediriger vers l’usine de traitement de Yên Xá.

En parallèle, le président du Comité populaire de Hanoï a demandé aux services compétents d’étudier la construction de barrages sur la rivière Tô Lich, notamment un barrage en T près de la pagode Long Quang (district de Thanh Trì) et des barrages en caoutchouc pour réguler le niveau d’eau, en intégrant ces infrastructures au projet de l’usine de traitement de Yên Xá.

Texte et photos : Thach Thao - Câm Sa/CVN

Rédactrice en chef : Nguyễn Hồng Nga

Adresse : 79, rue Ly Thuong Kiêt, Hanoï, Vietnam

Permis de publication : 25/GP-BTTTT

Tél : (+84) 24 38 25 20 96

E-mail : courrier@vnanet.vn, courrier.cvn@gmail.com

back to top