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| Nguyên Tuân Quang, directeur adjoint du Département du changement climatique, lors de l'événement. |
| Photo : BTNMT/CVN |
Cette information a été récemment communiquée par Nguyên Tuân Quang, directeur adjoint du Département du changement climatique au ministère de l’Agriculture et de l'Environnement, lors du Forum du carbone du Vietnam.
La bourse du carbone du Vietnam fonctionne à titre expérimental depuis la fin du mois de juin et propose deux types de produits : des quotas d'émission de gaz à effet de serre et des crédits carbone. Si l'échange de quotas est réservé aux 92 entreprises qui en ont été dotées, le marché des crédits carbone est ouvert à toute organisation ou entreprise intéressée.
Il a expliqué que le premier type de crédit reconnu sur la bourse nationale est émis par les autorités compétentes. Le ministère de l'Industrie et du Commerce ainsi que le ministère de la Construction ont élaboré des cadres techniques pour la mesure, la notification et la vérification. Récemment, le ministère des Sciences et Technologies a publié des normes relatives au carbone forestier, servant de base à la génération d'une offre importante de crédits dans le cadre de ce mécanisme.
Les deux autres types sont conformes aux articles 6.2 et 6.4 de l'Accord de Paris, impliquant notamment des mécanismes avec des partenaires bilatéraux et des méthodologies établies par la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques. Concernant les mécanismes bilatéraux, le Vietnam a signé des accords d'échange de crédits avec le Japon et Singapour ; des accords similaires avec la Suisse et la République de Corée sont attendus prochainement.
Quant aux crédits fondés sur des normes indépendantes comme Verra et Gold Standard, Nguyên Tuân Quang a indiqué que leur négociation sur la bourse pourrait être envisagée en vue d'une reconnaissance future.
Bien qu'ils ne soient pas encore vendus sur la bourse nationale, les crédits répondant à ces normes indépendantes sont commercialisés sur les marchés internationaux conformément au décret 112/2026 relatif à l'échange international de résultats de réduction des émissions de gaz à effet de serre et de crédits carbone. Nguyên Thành Công, chef du bureau du marché du carbone au Département du changement climatique, a souligné que la vente de crédits à des compagnies aériennes ou via des mécanismes bilatéraux nécessite l'examen du ministère de l’Agriculture et de l'Environnement et devrait être soumise à un plafond, par exemple de 50% ou 90%. En effet, lorsque des crédits carbone sont vendus à l'étranger, les réductions d'émissions correspondantes sont déduites du bilan national du Vietnam, ce qui a une incidence sur ses engagements nationaux.
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| Le marché du carbone trouve son origine dans le Protocole de Kyoto des Nations unies sur le changement climatique (1997). Selon celui-ci, les pays ayant un excédent de droits d’émission peuvent les vendre à d’autres pays qui émettent plus ou moins que leur objectif de réduction. |
| Photo : CTV/CVN |
Un crédit carbone est un permis ou un certificat négociable conférant à son détenteur le droit d'émettre une tonne de dioxyde de carbone ou d'un autre gaz figurant sur la liste des gaz à effet de serre.
Toutefois, selon Nguyên Tuân Quang, toute activité de réduction des émissions ne génère pas automatiquement des crédits. Un projet de réduction des émissions ne peut être pris en compte pour l'émission de crédits que s'il remplit des conditions spécifiques, notamment celle de l'additionnalité. Par exemple, un projet peut être évalué sous l'angle de l'additionnalité technologique ou financière s'il utilise une technologie allant au-delà des pratiques courantes ou si les revenus issus des crédits jouent un rôle déterminant dans la mise en œuvre et la maintenance du projet.
Les projets doivent également garantir la durabilité environnementale ; par ailleurs, les données relatives aux émissions doivent faire l'objet d'un inventaire, d'une mesure, d'un suivi, d'une déclaration et d'une vérification conformément à la réglementation. C'est un domaine où de nombreuses entreprises peinent lorsqu'elles abordent pour la première fois le marché du carbone. En outre, pour que les crédits deviennent des actifs négociables, le marché doit présenter une demande d'achat et une liquidité suffisantes.
Le vice-ministre de l’Agriculture et de l'Environnement, Lê Công Thành, a reconnu que le marché du carbone représentait encore un domaine nouveau pour le Vietnam. Durant la phase pilote, les autorités de régulation continueront d'affiner les politiques ainsi que le système de mesure, de déclaration et de vérification.
Pour que le marché vietnamien du carbone se développe, le vice-ministre estime que les entreprises doivent faire évoluer leur mentalité et chercher à créer de la valeur de manière proactive grâce aux activités de réduction des émissions, plutôt que de les considérer uniquement comme des obligations réglementaires.
Nguyên Tùng/CVN





