Pogacar survole le Tour de Suisse et s'offre une répétition générale avant le Tour

Un premier Romandie en mai, et désormais un Tour de Suisse: Tadej Pogacar a complété sa collection en s'offrant dimanche 21 juin l'étape-reine de la compétition, répétition idéale à deux semaines du départ du Tour de France.

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Tadej Pogacar coupe en vainqueur la ligne d'arrivée de la 5e et dernière étape du Tour de Suisse le 21 juin à Villars-sur-Ollon, dans le canton de Vaud. 
Photo : AFP/VNA/CVN

L'ogre slovène, qui avait annoncé la veille une étape "brutale" pour l'arrivée dans les Alpes vaudoises, a attendu la toute dernière ascension, à 8 km de la ligne, pour reprendre seul les échappés du jour avant de lever les bras à Villars-sur-Ollon.

"C'était une journée très difficile, le parcours était vraiment rude et l'équipe a fait un super travail", a confié à Eurosport le leader d'UAE, qui termine au général avec 6 min 32 d'avance sur l'Equatorien Richard Carapaz et 6 min 53 sur le Tchèque Mathias Vacek.

Désireux de sauver son bilan après avoir lâché plus de 27 minutes au général, le Français Lenny Martinez a offert une belle résistance mais après une triple boucle de 150,7 km et plus de 4.500 m de dénivelé positif, il a cédé sous la flamme rouge, exténué. "Je loupe d'un rien, je suis un peu dég'", a confié le Cannois, néanmoins satisfait d'avoir pu se rassurer. "Les jambes sont très bonnes et jour après jour elles allaient mieux", a-t-il dit.

Tadej Pogacar signe lui son troisième succès de la semaine et, cette saison, le treizième (dont deux classements généraux) en seize jours de course: un ratio cannibalesque, qui lui permet de passer devant son rival danois Jonas Vingegaard, récent vainqueur du Giro, aux bilans provisoires.

La seule ombre de sa semaine a été personnelle, avec la lourde chute jeudi dans l'épreuve féminine de sa compagne Urska Zigart, victime d'une fracture de la mâchoire.

Chaleur et dénivelé

Mais sportivement, le double champion du monde a plané si loin de la concurrence qu'il a parfois donné l'impression de s'offrir un entraînement sur route fermée, dosant comme il l'entendait des efforts variés.

Il a assommé l'épreuve dès la première étape, mercredi en Italie, en partant seul à 72 km de la ligne et en mettant la concurrence à plus de deux minutes, avant de coiffer de 4 centièmes Mathieu van der Poel samedi sur le contre-la-montre.

Alors qu'au Tour de Romandie, il s'était aligné encore lesté de quelques kilos de muscles hérités de sa campagne de classiques, "Pogi" est cette fois apparu nettement affûté, plus tranchant aussi dès que la route s'élève.

Dimanche, sous un soleil brûlant, il s'est testé sur la triple ascension du Col de la Croix (19,1 km à 7% de moyenne). "C'est à ça probablement que le Tour de France va ressembler, avec la même chaleur et beaucoup de dénivelé", a souligné sur Eurosport celui qui briguera un cinquième succès dans la Grande boucle à partir du 4 juillet à Barcelone.

Quant à son équipe UAE, elle a vite balayé les éventuels doutes nés de la méforme de Joao Almeida : Tim Wellens, Felix Grossschartner et Brandon McNulty ont fini dans le top 10 du chrono, Jhonatan Narvaez s'est offert la 3e étape sur la lancée de son triplé du Giro, et Pogacar doit encore récupérer d'ici le Tour de France Adam Yates et Isaac Del Toro, tout frais vainqueur du Tour Auvergne-Rhône-Alpes.

AFP/VNA/CVN

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