>> Top 14 : le Stade français impose sa loi à La Rochelle et file en demi-finales
>> Top 14 : Billy Vunipola, l'homme fort de Montpellier
![]() |
| Le deuxième ligne du MHR Florian Verhaeghe capte un lancer en touche lors de la victoire de Montpellier 25-15 face au Stade français en demi-finale du Top 14 le 20 juin au stade Vélodrome de Marseille. |
| Photo : AFP/VNA/CVN |
La clé du succès montpelliérain réside dans sa capacité à museler l’attaque parisienne. Les Soldats roses, qui affichaient une moyenne de 34 points par match cette saison, n’en ont inscrit que 15. Un contraste saisissant qui illustre la maîtrise des Héraultais.
Le manager Joan Caudullo n’avait d’ailleurs pas oublié la lourde défaite subie à Jean-Bouin en octobre dernier (35-12). Ses joueurs ont répondu de la meilleure manière en rendant la tâche extrêmement difficile aux Parisiens. Peu de pénalités concédées, une défense agressive et une grande discipline ont empêché le Stade français de développer son jeu.
Une mêlée décisive
La seule véritable alerte est intervenue à la 67e minute. Après une erreur d’Enzo Forletta, Joe Marchant semblait filer vers l’essai. Mais Donovan Taofifenua a réalisé un retour décisif alors que Montpellier menait 22-15. Un essai transformé aurait permis aux Parisiens de revenir à hauteur à moins d’un quart d’heure de la fin.
Cette action symbolise la détermination montpelliéraine. Car au fil de la rencontre, le pack héraultais a progressivement pris l’ascendant. Après une première période équilibrée, la mêlée parisienne a souffert face à la puissance des remplaçants Enzo Forletta et Wilfrid Hounkpatin. Entre la 43e et la 77e minute, le Stade français a été sanctionné à plusieurs reprises dans ce secteur pourtant considéré comme l’un de ses points forts.
L’absence du pilier géorgien Giorgi Melikidze, blessé lors du barrage contre La Rochelle, a sans doute pesé. Les difficultés parisiennes se sont également manifestées en touche, où plusieurs ballons ont été perdus sous la pression de Florian Verhaeghe.
Pendant deux semaines, Montpellier avait préparé cette bataille physique. Le plan de jeu consistait à empêcher le Stade français de trouver les solutions qui lui avaient permis de dominer La Rochelle au tour précédent. Mission accomplie : les Héraultais ont imposé un véritable bras de fer et n’ont jamais laissé leur adversaire prendre confiance.
Le capitaine Lenni Nouchi et ses coéquipiers ont ainsi verrouillé toutes les initiatives parisiennes. Ils devront désormais reproduire cette performance en finale face à Toulouse, impressionnant vainqueur du Racing 92 (71-18) la veille.
AFP/VNA/CVN


