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| Défilé Louis Vuitton à la Semaine de la mode de Paris, le 10 mars. |
| Photo : AFP/VNA/CVN |
"Pour ce défilé, je voulais vraiment mettre en avant l'idée que la nature est la plus grande des créatrices. Il ne s'agissait pas de l'imiter, mais plutôt de sublimer la nature", a déclaré à la presse le directeur artistique de LV depuis 2013, Nicolas Ghesquière, après le show.
Dans un décor évoquant les montagnes du Jura, d'où Louis Vuitton, le fondateur de la maison propriété de LVMH, est parti adolescent et à pied pour venir s'installer à Paris en 1837, le défilé s'est tenu dans la cour carrée du Louvre devant les yeux de Zendaya ou Ana de Armas.
Pour Ghesquière, "il y a une forme d'anthropologie de la mode finalement, dans le fait dont les gens se trouvent des points communs aux quatre coins du monde, dans leur manière de s'habiller".
Intitulée Super Nature, la collection s'est également inspirée de l'artiste contemporain ukrainien Nazar Strelyaev-Nazarko, dont les tableaux ornaient le dos de vestes et le devant de jupes.
"Lumière intérieure"
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| L'actrice américaine Zendaya pose devant la Pyramide du Louvre, avant le défilé Louis Vuitton, à Paris, le 10 mars. |
| Photo : AFP/VNA/CVN |
Le designer a également expliqué avoir réinterprété une parure, composée d'un collier et de boucles d'oreilles, portée par Catherine Deneuve, œuvre du peintre et photographe Man Ray.
En fin d'après-midi, la designer ukrainienne Lilia Litkovska, qui a intégré cette année le calendrier officiel de la Fashion Week, a présenté sa collection sous la Canopée des Halles.
Vêtements déstructurés ou effilés, bottes de motard découpées derrière et des mannequins défilant avec des lampes frontales : la styliste a raconté dans un entretien avoir trouvé l'inspiration un soir où elle rentrait de son atelier à Kiev, dans le noir complet et par grand froid.
"J'avais une lampe de poche, et des gens, dans la rue en face, aussi. C'est compliqué à expliquer mais tu sens que tu n'es pas seul. Tu sens une proximité dans cette obscurité absolument totale. On a fait se croiser nos faisceaux et c'était comme un dialogue, un dialogue silencieux", ajoute-t-elle.
Le défilé, souligne la styliste, évoque ainsi une "lumière intérieure : comment la garder et comment ne pas la perdre", malgré les quatre ans de guerre dans son pays.
Dans ces circonstances, la jeune femme veut garder la foi dans son métier et dit "être née avec la liberté dans (sa) tête". Depuis, souligne l'Ukrainienne, "je ne fais que tenir pour garder cette liberté intérieure. Car pour moi, créer des vêtements, ce n'est pas une histoire de mode, ni de luxe : c'est de l'oxygène".
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| Défilé Pierre Cardin à Paris le 10 mars. |
| Photo : AFP/VNA/CVN |
Dans son siège parisien, à deux pas de l'Élysée, la maison Pierre Cardin a, elle, fait de la cape l'élément de choix des garde-robes de l'hiver prochain, déclinée en tweed, néoprène ou tissu recyclé matelassé façon doudoune, un style inspiré directement des gentes dames et gentilshommes du carnaval de Venise.
Neveu du fondateur de la griffe, Rodrigo Basilicati-Cardin, ingénieur de formation, a projeté sa collection dans une Venise futuriste, avec vaporettos à propulsion solaire et gondoliers en costumes de spationaute.
AFP/VNA/CVN






