>> L'Indonésie instaure des limites d'âge sur les plateformes numériques
>> Indonésie : 70 millions d'enfants privés de réseaux sociaux
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| Un petit garçon regarde une vidéo sur son smartphone en attendant son père, à Jakarta, le 25 mars. |
| Photo : AFP/VNA/CVN |
Titi Eko Rahayu, responsable de la protection de l’enfance au sein du ministère indonésien de l’Autonomisation des femmes et de la Protection de l’enfance, a récemment souligné que la protection des enfants dans l’environnement numérique exigeait des mesures de prévention renforcées et adaptées aux modes d’accès à l’information des jeunes générations.
Elle a averti que les contenus à caractère extrémiste se diffusent de plus en plus sur les réseaux sociaux, les plateformes de partage de vidéos, les applications de messagerie et les jeux en ligne, autant d’espaces numériques fréquentés quotidiennement par les enfants et les adolescents.
Citant des données de l’Agence nationale indonésienne de lutte contre le terrorisme (BNPT), elle a indiqué que 112 élèves, répartis dans 26 provinces et âgés en moyenne de 13 ans, avaient été exposés à des contenus extrémistes via les réseaux sociaux et les jeux en ligne.
Selon les autorités indonésiennes, les groupes extrémistes exploitent souvent la vulnérabilité psychologique et émotionnelle des enfants, tout en tirant parti des algorithmes des plateformes numériques pour accroître la diffusion de leurs idéologies. "Les contenus extrémistes, les appels à la violence et les discours d’intolérance dans l’espace numérique constituent une menace grave pour les enfants", a averti Titi Eko Rahayu.
Face à cette situation, le ministère indonésien de l’Autonomisation des femmes et de la Protection de l’enfance procède à la révision de ses supports pédagogiques afin d’aider les enfants à mieux identifier les contenus extrémistes en ligne. Parallèlement, le gouvernement met en œuvre des programmes de sensibilisation et de formation destinés aux parents, aux enseignants et aux élèves pour leur permettre de détecter plus tôt les risques de radicalisation.
Les autorités indonésiennes estiment que, dans un contexte où les enfants évoluent de plus en plus dans l’univers numérique, les dispositifs de protection doivent s’adapter à leurs usages et à leurs modes d’interaction en ligne.
VNA/CVN



